La conscience de Zeno

Fiche identité

  • Titre du livre : La conscience de Zeno
  • Auteur : Italo Svevo
  • Nombre de pages : 544
  • Édition : Casterman
  • Année de publication : 1923

Résumé

Dans ce livre, le narrateur nous partage ses pensées les plus intimes et analyse les faits marquants de son existence. 


Avis    

C’est avec beaucoup de peine que j’ai fini ce livre. Jusqu’au bout, je me suis accrochée, et pendant plusieurs semaines, je l’ai traîné comme un fardeau. Pourquoi persévérer alors que je n’ai ressenti aucun plaisir ? Parce que je voulais en parler sur mon blog, et aussi pour découvrir ce fameux chef-d’oeuvre de la littérature italienne du XXème siècle.
C’est un constat accablant à dire, mais ce livre, écrit par un homme, n’est utile à lire que pour un homme. En aucun cas une femme ne penserait ni ne raisonnerait ainsi, et c’est là où, peut-être, viennent toutes les divergences entre les sexes.
Zeno est un bourgeois italien qui vit de la fortune de son père, gérée par un administrateur. C’est un homme sans aucun but dans la vie, si ce n’est suivre le courant qui passe. Ce livre est une sorte de « confession intime » et une tentative de comprendre qui il est et quelles sont ses motivations profondes. Lui-même ne se comprend pas ; donc, comment comprendrait-il les autres ?
Le livre est divisé en cinq chapitres inégaux qui traitent des thèmes suivants : son addiction à la cigarette, ses relations
conflictuelles avec son père, son mariage par défaut, sa vie conjugale et sa relation avec sa maîtresse, ses problèmes professionnels quand il s’est associé avec son beau-frère. En fait, ses problèmes découlent souvent du fait qu’il pense trop, qu’il interprète un geste anodin comme une déclaration d’amour ou de guerre et qu’il se laisse porter par le courant comme une brindille. Un jour, il est hypocondriaque ; un autre, il devient quasiment fou à cause de la jalousie, etc. De même, les longs chapitres sur sa maîtresse m’ont agacée, comme s’il tentait de justifier à quel point c’était nécessaire pour lui de le faire. Pour ma part, j’ai ressenti beaucoup de lassitude envers ce personnage : sa version des faits est altérée par ses sentiments exacerbés et instables. Je l’ai trouvé égoïste, lâche et faible.
Le style d’écriture est soutenu, riche et parfois lourd. J’ai eu du mal à finir ce livre en raison de l’agacement que me procurait ce personnage. Je comprends que ce livre a eu beaucoup de succès à son époque, car il a été écrit lors des débuts de la psychanalyse. Maintenant, je le sens un peu  désuet. Dommage !

Le tour de l’oie

Fiche identité

  • Titre du livre : Le tour de l’oie
  • Auteur : Erri de Luca
  • Nombre de pages : 176
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 2018

Résumé

L’auteur parle à son fils imaginaire, le temps d’une soirée.

Avis    

Ce livre fut une vraie torture, du début à la fin. Je n’ai trouvé aucun plaisir à cette lecture. Je me suis même demandée si je n’allais pas abandonner tellement ce fut un calvaire. L’auteur s’adresse ici à un fils imaginaire et lui partage ses pensées intimes et ses souvenirs. Mais c’est tellement décousue, confus et peu intéressant ce qu’il dit que je me suis ennuyée à en mourir. J’ai essayé en vain de trouver un fil qui lie les idées, les phrases, mais c’est un labyrinthe sans queue ni tête.
Le style d’écriture est riche, mais pompeux, lourd et redondant. On ne voit pas où l’auteur veut en venir, si ce n’est parler pour combler le vide dans un moment de solitude intense ? Pour arrêter le silence ? Je n’ai pas senti la poésie, je n’ai pas senti d’amour dans ce qu’il écrit, juste un monologue complexe et insaisissable.
Je suis extrêmement déçue par cet auteur dont pourtant, j’avais entendu beaucoup de bien. La couverture était belle et promettait peut-être trop par rapport au contenu.
Pour conclure, un livre que j’oublierai très vite !