De grandes espérances

Fiche identité

  • Titre du livre : De grandes espérances
  • Auteur : Charles Dickens
  • Nombre de pages : 606
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1860

Résumé

Pip, un jeune garçon orphelin, est élevé par sa redoutable sœur et son beau-frère, Joe Gargery. Voué à une existence simple, sa vie va changer suite à sa rencontre avec un forçat évadé et une étrange dame, Miss Havisham.

Avis    

Cela fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon blog, car ma vie professionnelle ne me permet pas de lire autant qu’avant. Toutefois, un livre se cache toujours dans mes affaires et je vous le présente enfin.
J’ai déjà lu un Dickens Noël dernier, qui était très court mais qui m’a énormément plu. J’ai décidé de renouveler cette expérience et je vous avoue, à mon grand regret, que j’ai un avis mitigé sur cet ouvrage.
Le style d’écriture était pourtant agréable. Je ne saurais vous expliquer comment, mais il y a de l’humour dans sa façon de décrire les personnages, leurs caractères et les situations qu’ils traversent… et c’est cet aspect que j’ai le plus aimé dans cet ouvrage.  On découvre aussi une critique voilée de la société anglaise de cette époque : la vie dépensière des gentlemans, le pouvoir de l’argent, l’hypocrisie et la méchanceté des gens, les conditions de vie humiliantes des forçats, ainsi qu’une description de la campagne anglaise et de Londres au XIXème siècle. Malgré tout, certains éléments m’ont empêché de savourer totalement l’histoire.
Premièrement, j’ai eu du mal à m’attacher à Pip, le personnage principal. Je le trouvais un peu passif, souvent trop timoré, puéril et d’une ingratitude extrême. Son comportement m’a beaucoup peiné, surtout vis-à-vis des gens qui ont pris soin de lui durant son enfance. Son héritage futur lui est monté trop vite à la tête et l’a dénaturé. Pourtant, il n’était pas méchant, et quelque part, je me dis que c’était évident qu’il réagisse de cette manière. Je n’ai pas non plus compris cet amour fou qu’il ressentait pour cette peste d’Estella, ni la fascination qu’exerçait sur lui Miss Havisham.
Ensuite, il y a des moments où j’ai eu du mal à entrer dans le livre car il y avait des longueurs et j’avais l’impression de lire quelque chose de très décalé, de très fantasmagorique, notamment lorsqu’il décrivait le château de Wemmick ou la vie de la famille Pocket. Même le manoir de Miss Havisham et l’ambiance macabre qui y régnait me paraissaient surréalistes et lointains.
La fin m’a un peu perturbée car je ne m’y attendais pas trop. J’étais un peu déçue pour Pip mais, en même temps, je me dis qu’on ne récolte que ce que l’on sème.
Bref, je ne sais pas trop si je dois vous le recommander ou non !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : David CopperfieldLa maison d’Apre-VentLa petite Dorrit – Les temps difficiles –  Nicholas Nickleby –  Oliver TwistUn chant de NoëlUn conte des deux villes

Les raisins de la colère

Fiche identité

  • Titre du livre : Les raisins de la colère
  • Auteur : John Steinbeck
  • Nombre de pages : 640
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1939

Résumé

Une famille de métayers, les Joad, est chassée de sa terre, située dans l’Oklahoma, suite à une succession de mauvaises récoltes. Avec leurs maigres affaires et le peu d’argent qu’ils leur restent, ils vont aller en Californie pour tenter de trouver du travail.

Avis    

Je n’ai plus autant le temps de lire qu’avant, mais la chance me sourit ces derniers temps. Chaque livre que j’ouvre est un vrai trésor, et celui-là en particulier.
C’est une histoire très émouvante et il y a des moments très forts dans cet ouvrage. On ne peut pas rester indifférent face à tous les malheurs que vit la famille Joad. L’auteur décrit la misère de ces pauvres gens, expropriés de leur terre et contraints de s’exiler dans un autre État. Chaque jour est une lutte pour eux : d’abord tenter, coûte que coûte, d’arriver en Californie avec une vieille voiture bringuebalante extrêmement chargée. Ensuite, trouver un camp où dormir, du travail pour pouvoir se payer de la nourriture… sans compter les persécutions des policiers, les vieillards mourant de fatigue sur la route, les maladies, la faim qui tenaille l’estomac…
À chaque ligne, on a l’impression de ressentir soi-même tous les sentiments qui animent chacun des personnages : colère, tristesse, désarroi, fatigue… Mais, à côté de tout ça, il y a l’esprit de famille, la solidarité qui crée des liens entre les gens. La figure qui m’a le plus touchée est Man, avec son courage, sa lucidité et sa façon de maintenir la cohésion familiale, même dans les moments de doute.
La plume de Steinbeck est tout simplement magnifique : il sait rendre les sentiments bruts et authentiques ; ses descriptions sont magnifiques et je n’ai senti aucune longueur. J’ai beaucoup aimé sa manière d’alterner, en fonction des chapitres, une description globale de l’ensemble des émigrants, puis ensuite de se focaliser sur la famille Joad.
Il prend aussi beaucoup parti dans son ouvrage : il critique le système capitaliste gouverné par les banques, qu’il qualifie de « monstres ». Il dénonce les inégalités sociales, l’appropriation des richesses par une minorité au détriment de la majorité pauvre… Beaucoup de choses m’ont marquée dans ce qu’il a écrit, dont plusieurs passages trop longs qui ne pourront malheureusement pas être tous copiés ici.
Donc, à vous de découvrir cette œuvre magistrale !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : A l’est d’EdenDes souris et des hommes – Tortilla Flat