Matilda

Fiche identité

  • Titre du livre : Matilda
  • Auteur : Roald Dahl
  • Nombre de pages : 256
  • Édition : Larousse
  • Année de publication : 1988

Résumé

Matilda est une enfant extrêmement intelligente, mais qui est malheureusement née dans une famille ne se rendant pas compte de toutes ses qualités. En plus, ses parents l’envoient dans une école où la directrice, Mlle Legourdin, sème la terreur parmi les élèves. Heureusement, Mlle Candy, son institutrice, la prendra sous son aile…

Avis    

Je garde un excellent souvenir de cet ouvrage. Quand j’étais petite, je l’ai emprunté plus d’une dizaine de fois à la bibliothèque et je connaissais certains passages par cœur. Je rêvais de devenir comme Matilda et d’avoir autant de capacités qu’elle, d’autant plus que je n’étais pas douée en mathématiques (et c’est toujours le cas) et que j’adorais lire.
Aujourd’hui, je l’ai relu grâce au temps grappillé ici et là. Et c’est incroyable, mais j’ai retrouvé les mêmes sensations, les mêmes souvenirs, les mêmes émotions. Le livre n’a pris aucune ride. Néanmoins, ça reste une histoire enfantine, donc adultes sérieux s’abstenir !
On s’attache beaucoup à la petite Matilda, qui est une petite fille intrépide, courageuse et drôle. Elle regarde le monde avec perspicacité sans être prétentieuse. Les parents sont tout simplement une catastrophe : entre la mère accro au  Loto qui se teint les cheveux en blond platine et le papa qui vend des voitures pourries, Matilda a du mal à trouver sa place. En plus, comble de l’horreur, ils dînent tous devant la télé tous les jours !
Les petites anecdotes m’ont fait sourire, comme l’histoire du chapeau ou du perroquet, Mlle Legourdin et son fameux lancer, le gros gâteau au chocolat, etc. Il y a tous les ingrédients pour rendre un enfant heureux et l’inciter à aimer lire des livres.
En plus, le style d’écriture est fluide, avec beaucoup d’humour : les dialogues et les péripéties s’enchaînent bien et on ne s’ennuie pas une seconde.
Un petit passage qui m’a beaucoup plu et qui résume un peu aussi ma passion pour la lecture :  » Les livres la transportaient dans des univers inconnus et lui faisaient rencontrer des personnages hors du commun qui menaient des vies exaltantes. Ainsi assise au pied de son lit, dans sa petite chambre d’un village anglais, visita-t-elle de long en large et de haut en bas le vaste monde. »
Et celui-là aussi pour les accros à la lecture : « Il n’y avait rien de plus agréable que de boire un chocolat à petites gorgées en lisant ».
À lire pour les petits et pour les grands !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Charlie et la chocolaterie Fantastique Maître RenardLa potion magique de Georges BouillonLe bon gros géantLes deux gredinsSacrées sorcièresTel est pris qui croyait prendre

Le désert des tartares

Fiche identité

  • Titre du livre : Le désert des tartares
  • Auteur : Dino Buzzati
  • Nombre de pages : 268
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1940

Résumé

Après l’Académie militaire, le lieutenant Giovanni Drogo est affecté au fort Bastiani, un vieux bâtiment isolé à la frontière qui donne sur le désert des Tartares. Or, aucun ennemi ne se montra jamais à partir de cet endroit. À quoi peut bien servir ce fort ?

Avis          

Je suis déçue de cet ouvrage et c’est tant pis pour moi, car au lieu de suivre mes propres goûts,  je me suis basée sur la liste des 100 livres préférés des Anglais pour choisir une partie de mes lectures.
Dès les premières pages, on est plongé dans une ambiance oppressante, lourde et assez sombre. Le décor aussi est sinistre : on débarque dans un vieux fort où vivent des soldats, où la vie est rythmée par les règlements, les rondes et les tours de garde.  Mais malgré tout il y a un je-ne-sais-quoi qui m’a retenue, et je vous avoue que j’étais curieuse de connaître ce qui adviendrait. En plus, le style d’écriture est vraiment agréable et simple, et on tourne rapidement les pages, donc j’ai continué ma lecture.
C’est l’histoire d’un homme moyen qui rêve de faire de grandes choses, ici, se battre contre l’ennemi. Si, au début, il voulait absolument quitter le fort, il finira par rester englué là-bas à cause, non seulement des habitudes, mais aussi des manigances de ses camarades. Son seul espoir est de s’illustrer bravement au cas où la guerre arriverait par le désert des Tartares. Je n’ai pas vraiment compris le sens qu’il donnait à sa vie ni les sacrifices qu’il fait pour ce rêve presque impossible. J’ai trouvé le personnage principal mou, égoïste et sans grande consistance : j’avais envie de le secouer de son apathie et de lui dire de profiter pleinement de son existence au lieu de soupirer après des choses futiles.
Il ne se passe pas grand-chose dans le livre et, à un certain moment, l’absence de rebondissements se fait sentir car on s’ennuie. D’après moi, ce que l’auteur veut vraiment mettre en avant est le temps qui passe et qu’on ne peut pas arrêter.
La fin m’a laissé un goût amer dans la bouche, une impression de lassitude extrême et de grande déception pour Giovanni, ce qui explique cette note moyenne. 

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