Mansfield Park

Fiche identité

  • Titre du livre : Mansfield Park
  • Auteur : Jane Austen
  • Nombre de pages : 510
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 1814

Résumé

Sous l’influence de sa sœur Mrs. Norris, qui prétend ainsi faire un acte charitable, Lady Bertram fait venir sa petite nièce de dix ans, Fanny Price, dans son domaine à Mansfield Park. Cette dernière sera élevée avec ses cousins Tom et Edmond et ses deux cousines presque du même âge, Maria et Julia.

Avis    

Ce roman n’a pas la même saveur que les autres de Jane Austen, mais il est tout aussi plaisant. En plus, il m’a tenu en haleine pendant plusieurs jours. Pourtant, lorsqu’on prend du recul, il y a peu d’action dans cet ouvrage.
On est transporté dans le domaine de Mansfield Park où l’on va côtoyer un certain nombre de personnes, dont essentiellement la famille Betram et leurs connaissances proches. L’auteur les utilise pour critiquer un pan de la société anglaise et met en avant plusieurs défauts de ses contemporains : l’avarice et la méchanceté des gens, notamment de Mrs. Norris (j’avais souvent envie de lui tordre le cou), les relations hommes/femmes et parents/enfants, l’importance du statut social pour trouver un bon parti ou tout simplement pour se faire respecter parmi ses semblables, mais aussi les principes moraux souvent rébarbatifs qui gouvernaient leur existence.
J’ai aimé découvrir leur petite vie mondaine, où tout n’est composé que de promenades dans la campagne anglaise, de dîners, de discussions autour d’une tasse de thé, de bals : on a l’impression de  se trouver à côté d’eux et de les observer à travers les yeux de Fanny. D’ailleurs, elle est souvent effacée pour laisser place à d’autres protagonistes. Ce n’est pas une fille entreprenante ni audacieuse, mais plutôt une demoiselle réservée, timide et douce qui subit l’égoïsme et parfois le mépris de son entourage à cause de son origine modeste. D’habitude, ce n’est pas le type d’héroïne que je préfère, mais elle a quand même réussi à m’envoûter si bien que je l’ai trouvée très attachante.
Certains trouvent cet ouvrage moralisateur, alors qu’il m’a paru ironique. D’ailleurs, le style d’écriture est agréable, toujours avec un brin de sarcasme entre les lignes et une bonne analyse psychologique des personnages. Les descriptions de la campagne sont très belles et m’ont donné envie d’y faire un tour.
Conseil : un bon livre pour s’évader loin du XXIème siècle !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : EmmaL’abbaye de NorthangerLady Susan / Les Watson / SanditonOrgueil et préjugésPersuasionRaisons et sentiments

Pauline

Fiche identité

  • Titre du livre : Pauline
  • Auteur : Alexandre Dumas
  • Nombre de pages : 241
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1838

Résumé

Pour se réfugier d’une tempête subite,  Alfred de Nerval se retrouve dans une abbaye abandonnée. C’est ainsi qu’il y découvre une jeune fille enfermée et agonisante, Pauline.

Avis    

C’est très rare que je fasse deux commentaires à la suite, mais comme la semaine je suis chargée, je rassemble tout le week-end. C’est par l’intermédiaire de la blogosphère que j’ai connu cet ouvrage. Les commentaires étaient élogieux et je n’ai pas hésité à m’y fier. Effectivement, c’est un bon livre, même s’il est trop court.
C’est un des premiers romans d’Alexandre Dumas mais il n’est pas dans la même veine que Le comte de Monte-Cristo ou Les trois mousquetaires. On est plongé dans une atmosphère sombre, inquiétante et triste. Ce qui est dommage, c’est que, dès le début, on connaît la fin de l’histoire, donc il n’y a d’emblée pas de suspense sur l’issue. Pourtant, on est curieux de connaître les événements qui ont entraîné Pauline dans le sous-sol de cette abbaye.
C’est une histoire triste et passionnante où intervient un homme ténébreux et sinistre, le comte de Beuzeval. L’héroïne succombe à son charme, mais déjà son intuition lui souffle la crainte et la défiance. Elle m’agaçait un peu, car elle se laissait conduire par les événements : elle me donnait l’impression que son mariage n’avait pas été son choix et qu’elle acceptait fatalement cet homme. Puis, même après sa délivrance, elle est restée languissante, mélancolique et triste. J’aurais aimé une femme plus réactive, avec plus de joie de vivre, une femme qui agit au lieu d’une femme qui subit.
Il y a une histoire d’amour mais j’hésite à donner ce mot à des instants aussi platoniques, chastes et sans aucun rebondissement.
Le style d’écriture est déjà magnifique : de belles descriptions, une sensation de terreur qui nous envahit dans le château de Burcy, de belles envolées lyriques dans un décor où se côtoient la société oisive et aristocratique de Saint-Germain, des brigands en Normandie et déjà cette fascination de l’Orient que l’on retrouve dans Le comte de Monte-Cristo.
À lire surtout qu’il est très court !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La dame de Monsoreau – La reine Margot – La tulipe noire – Le comte de Monte-CristoLe vicomte de BragelonneLes trois mousquetairesRobin des boisVingt ans après