Un conte des deux villes

Fiche identité

  • Titre du livre : Un conte des deux villes
  • Auteur : Charles Dickens
  • Nombre de pages : 416
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 1859

Résumé

Cette histoire se situe dans deux villes : à Londres et à Paris au moment de la Révolution française. M. Lorry, commis de la banque Tellsone, accompagne Miss Manette, une pupille de cet établissement bancaire, à Paris. Elle y apprend l’existence de son père, qu’elle croyait mort depuis plusieurs années.

Avis    

Pour aborder Noël en toute sérénité, j’ai choisi de vous présenter ce classique anglais, écrit par un de mes auteurs favoris. J’ai bien aimé cette histoire même si je n’en ai pas tiré un plaisir aussi grand que David Copperfield, qui est à mes yeux, son chef-d’œuvre. 
J’ai senti que par rapport à ces autres romans, celui-ci est le moins proche en termes de procédés propres à Dickens. Premier constat : le récit est court, seulement 400 pages. Au lieu d’un personnage principal qui évolue en fonctions des épreuves qu’il affronte, nous avons une succession de protagonistes qui changent très peu. Un peu esquissés à la va-vite, Dickens les développe à peine et leur donne moins d’ampleur que dans ces précédents ouvrages. Voici les principaux personnages que nous allons côtoyer durant la lecture : le docteur Manette, sa fille Lucie, Charles Darnay, M. Lorry, Miss Pross, Sydney Cartone, etc. L’auteur met l’accent sur la générosité, le pardon et l’abnégation, mais il y a un côté mièvre, pétri de bons sentiments dans la façon d’agir des personnages principaux. Il ne s’attarde pas sur eux mais au contraire, se focalise sur les grands événements historiques de cette époque.
Dickens nous décrit la violence et la barbarie de la Révolution française : certes, les abus de l’Ancien Régime sont innombrables, mais l’auteur n’approuve pas les atrocités et les méthodes sanglantes des révolutionnaires, avides de sang et de vengeance à tout prix. La guillotine acquiert une personnalité propre, devient un monstre assoiffé de sang et la dérision des spectateurs face au nombre de têtes coupées par jour par cette machine fait froid dans le dos. Mais la France n’est pas la seule victime de Dickens : l’auteur critique également le système judiciaire anglais, la peine de mort, la pauvreté et la saleté qui règne en ville et dans les prisons.
Le style d’écriture est riche, très dense. Sa façon d’écrire est parfois déstabilisante, car chaque chapitre démarre en plein milieu d’une scène, sans qu’on comprenne qui est qui. Le livre est truffé de coïncidences, parfois trop faciles, mais on pardonne à Dickens ces petits écarts. Par contre, je regrette fortement qu’il y ait moins d’humour et de sarcasme dans ce livre. Il a un accent tragique, je dirais beaucoup plus mélodramatique.
Malgré tous les commentaires que j’ai mis, je considère cet ouvrage comme un très bon livre de Dickens, pas forcément le meilleur, mais il a le mérite d’offrir une perspective intéressante sur la Révolution française !
À lire pour les fans de Dickens !!!

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Le petit Nicolas et les copains

Fiche identité

  • Titre du livre : Le petit Nicolas et les copains
  • Auteur : Sempé & Goscinny
  • Nombre de pages : 122
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1959

Résumé

Nicolas et ses copains sont les spécialistes des bagarres et des bêtises. À l’école, à la maison ou chez les copains, chaque scène de la vie quotidienne se transforme en catastrophe !

Avis    

Quand la vie semble parfois amère, la lecture reste un des meilleurs remèdes, un baume pour le cœur. C’est encore plus le cas lorsqu’on est confronté aux bêtises de Nicolas et de ses copains. Que ce soit dans la cour de récréation, dans la salle de classe, dans le terrain vague, chez le libraire ou chez les copains, les six garçons (Alceste, Geoffroy, Eudes, Rufus, Clotaire, Joachim, Maixent et Nicolas) ne ratent pas l’occasion de se disputer, de chahuter et de se bagarrer. C’est à rendre folle la maîtresse, les surveillants, les médecins et les parents !
J’ai bien aimé ces petites anecdotes de la vie quotidienne. Je me suis bien marrée le temps d’une centaine de pages. Ce livre possède une fraîcheur et une simplicité rare. Il offre un moment très agréable.
Le style d’écriture est plaisant, fluide et très accessible pour des enfants.
À lire ? Un grand OUIIIIIII pour les petits et les grands !!!

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