Le portrait de Dorian Gray

Fiche identité

  • Titre du livre: Le portrait de Dorian Gray
  • Auteur: Oscar Wilde
  • Nombre de pages: 253
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1890

Résumé

Dorian Gray est un jeune homme d’une extrême beauté. Son ami, Basil Hallward, réalise son portrait. Une fois l’oeuvre achevée, Dorian se rend compte qu’il vieillira un jour alors que cette image restera toujours la même, lui rappelant ainsi sa jeunesse passée. Terriblement peiné à cette idée, il fait un voeu insensé : il garderait son éternelle jeunesse tandis que le portrait supporterait les vicissitudes du temps et de la vie à sa place.

Avis    

Lassée par les auteurs contemporains, j’ai décidé de me tourner vers des valeurs sûres en lisant un classique. J’ai eu beaucoup de mal à passer ce cap car les seuls ouvrages classiques que j’ai lus datent du lycée et j’en garde un très mauvais souvenir. Pour commencer, j’ai pris ce roman assez court et j’étais totalement charmée par ce livre.
C’est une oeuvre à la fois fantastique, satirique, philosophique et tragique. Il y a de tout et c’est extrêmement bien écrit. L’idée est très originale et l’auteur arrive à nous transporter dans le Londres du XIXème siècle, chez ces aristocrates privilégiés et oisifs en compagnie de Dorian Gray et de Lord Henry. On découvre les moeurs de cette époque : les dîners mondains, les loisirs comme l’opéra, la chasse, la lecture..
Oscar Wilde développe plusieurs thèmes qui sont toujours (et encore plus) d’actualité : le diktat de l’apparence, la peur de la vieillesse, la futilité, la recherche absolue du plaisir, de la célébrité et de la beauté, l’égoïsme et l’individualisme…En refermant ce livre, je me suis dit qu’il y a une part, plus ou moindre grande, de Dorian Gray en chacun de nous.
En quelques mots : un livre incontournable !
 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le crime de Lord Arthur SavileLe fantôme de Canterville et autres contes

Marche ou crève

Fiche identité

  • Titre du livre: Marche ou crève
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 378
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1979

Résumé

Chaque année, une centaine de jeunes hommes participent à la course « Une longue marche ». Les règles du jeu sont très simples :
– il ne faut pas gêner les autres marcheurs
– il ne faut pas s’écarter de la route principale
– il faut marcher au moins à 6,5 km/h
– il ne faut jamais s’arrêter.
Des militaires sont là pour superviser le déroulement de la course : s’il ne respecte pas ces règles, au bout de trois avertissements, le joueur sera abattu d’une balle dans la tête (ou ailleurs si besoin). Le gagnant est le dernier marcheur. Le prix : recevoir tout ce qu’il souhaite.

Avis    

Stephen King a toujours été un de mes auteurs préférés, qu’importe ce que disent les critiques sur lui. Ce livre fait d’ailleurs parti de mes favoris !
Le suspens dans cette histoire est insoutenable. Une fois qu’on commence à lire une ligne, on ne peut plus s’arrêter.  L’auteur arrive à rendre de manière très réaliste toutes les émotions qui envahissent Ray Garraty : la peur de mourir, la terreur, la fatigue, le découragement, l’horreur, le dégoût…On respire, on s’essouffle et on souffre en même temps que le personnage principal. Et puis il y a aussi l’espoir de voir l’autre s’écrouler ou se faire abattre froidement, cette joie bestiale de compter tous les concurrents qui tombent comme des mouches.
Et le décor de fond est une foule hystérique, avide de spectacle, inconsciente du risque qu’ils font courir à ces jeunes garçons, indifférente face à leur douleur.
Mine de rien, l’auteur critique indirectement tout un pan de la société, notamment l’élitisme dans certains domaines. Cet ouvrage montre  les réalités et les dérives de notre société actuelle, basée sur une sélection naturelle: seuls le(s) meilleur(s) survivent. Et c’est ce qui est le plus effarant dans cette histoire: le monde où l’on vit n’est pas si éloignée que cela de ce jeu.
Cette course me rappelle l’ambiance des concours (sauf que les moins bons ne sont pas tués mais juste éliminés).
Je n’en dirais plus pour ménager le suspens et pour vous laisser décortiquer cet ouvrage.
 

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: 22/11/1963 – BrumeÇaCoeurs perdus en Atlantide –  Docteur Sleep – Dolores Claiborne – DômeLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut Misery – Rêves et cauchemarsSalemShining