Shining

Fiche identité

  • Titre du livre: Shining
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages: 570
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1977

Résumé

Jack Torrance, licencié de son travail de professeur dans une université, est engagé comme gardien de l’Overlook, un magnifique palace situé dans les Rocheuses. Il va y vivre avec sa femme et son fils Danny. Mais l’’hiver, l’hôtel est coupé du monde et des phénomènes inquiétants sont perçus par Danny…

Avis    

Stephen King est un de mes auteurs de jeunesse. J’ai lu la majorité de ces romans et j’ai passé des nuits blanches à trembler dans mon lit en imaginant telle ou telle créature se glisser furtivement dans ma chambre. Même maintenant, il suscite toujours le même engouement, les mêmes sensations et quoiqu’en dise sur lui, je le considère comme un excellent auteur.
Cette fois-ci on se retrouve isolé avec la famille Torrance, pendant l’hiver, à l’Overlook Palace, un hôtel de luxe. Tout se passe bien au début mais les évènements prennent un tour extrêmement inquiétant. Entre les visions cauchemardesques de Danny et l’agressivité manifeste de Jack Torrance, ancien alcoolique mais aussi écrivain raté, le cauchemar devient de plus en plus palpable.
J’ai aimé le suspens distillé par l’auteur, et d’ailleurs ce livre n’est pas que de l’horreur barbare et inhumaine. La psychologie joue un rôle très important et explique les motivations de chacun des protagonistes : l’auteur sait traduire non seulement les problèmes d’alcoolisme du père mais aussi les doutes qui taraudent sa femme concernant son mariage, ses relations avec sa mère ou le bien-être de Danny. En parlant de ce dernier, je dirais qu’il a été extrêmement bien travaillé par l’auteur : pour moi, il arrive à décrire les mécanismes de réflexion d’un enfant de cinq ans, qui ne comprend pas tout mais qui saisit bien plus de choses que les adultes l’imaginent. Son don le rend vulnérable aux phénomènes paranormaux de l’hôtel, comme une femme morte dans la baignoire de la chambre 217, des animaux de buis qui bougent ou une créature inquiétante le poursuivant avec un maillet de roque…
C’est un livre où on perd rapidement la notion du temps, où on a envie de savoir ce qui se passe, où on assiste à la  descente aux enfers des personnages, où on a le cœur qui bat à une vitesse folle et les mains moites dans certains passages. Le tout dans un style simple, clair, des dialogues dynamiques dans un décor sombre et maléfique.
Conclusion : à lire absolument !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog22/11/1963 – Brume – ÇaCoeurs perdus en Atlantide – Docteur SleepDolores Claiborne – DômeLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsSalem 

Quand j’avais cinq ans je m’ai tué

Fiche identité

  • Titre du livre: Quand j’avais cinq ans je m’ai tué
  • Auteur: Howard Buten
  • Nombre de pages: 208
  • Édition: Points
  • Année de publication: 1981

Résumé

Gil, un petit garçon de huit ans,  est envoyé dans une résidence spécialisée pour enfants suite à une bêtise qu’il a commise.

Avis  

Malgré tous les éloges que j’ai entendu sur ce livre, je n’ai pas accroché du tout et c’est une note catastrophique – quasi rarissime sur ce blog – qui tombe. Que dire ? Comment expliquer ce résultat ?
Premièrement le style d’écriture est vraiment difficile, ennuyeux et lassant. Je sais que l’auteur a tenté de s’approcher au plus près des états d’âme d’un enfant mais c’est extrêmement mal écrit, avec beaucoup de fautes d’orthographe, des phrases sans queue ni tête. Sincèrement la psychologie d’un enfant de cet âge là n’est pas aussi limité ni sa façon d’exprimer ces idées.  J’ai l’impression que l’auteur voulait le faire passer pour un crétin.
L’histoire est décevante : Gil a fait une grave bêtise qui l’a conduit dans un centre d’éducation spécialisé. On va suivre le fil de ses pensées, les souvenirs qui l’ont particulièrement marqués, ses séances de psychothérapie avec le médecin. Ce garçon a beau être le personnage principal, il ne m’a pas ému du tout : je n’ai  ressenti aucune sympathie, ni compassion ni même pitié pour lui. 
Tout est confus dans le roman même si on devine entre les lignes l’acte qu’il a commis. Ce n’est qu’à la fin du livre qu’on découvrira réellement ce qui s’est passé. Je ne le blâme absolument pas mais je pense que c’est beaucoup de bruit pour rien du tout et les chapitres précédents ne servent à rien, sauf à donner du volume à l’ouvrage.
L’auteur propose une vision du monde très simpliste, voire caricatural: le monde des méchants adultes contre celui des gentils enfants. D’autres éléments m’ont plus indigné que sa sottise, notamment le comportement autoritaire et très sévère des maîtresses d’école qui n’hésitaient pas à frapper leurs élèves, les exercices d’alerte aérienne dans les petites classes ou même le traitement des enfants dans les hôpitaux psychiatriques.
Bref, je suis très déçue donc je vous le déconseille !