La couleur pourpre

Fiche identité

  • Titre du livre : La couleur pourpre
  • Auteur : Alice Walker
  • Nombre de pages : 350
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1982

Résumé

L’histoire se déroule aux Etats-Unis. La vie de Celie débute par un cauchemar : abusée par son père dès l’âge de quatorze ans, elle est mariée sans son consentement à Albert, un homme veuf ayant déjà des enfants.  

Avis    

De ce livre, je ne connaissais que le film réalisé par Spielberg et joué par Whoopi Goldberg. Lorsqu’il passait à la télé, ma mère ne voulait pas qu’on le regarde, mais on trichait quand même grâce aux multiples rediffusions. Le seul souvenir flou que j’en garde est une histoire très triste. Ce livre a inspiré ce film, mais je l’ai moyennement aimé.
Dès le début, on est frappé par le cauchemar que vit Celie : violée constamment par son père, elle tombe enceinte, mais ses enfants lui sont arrachés brutalement. Sa mère meurt puis elle sera mariée à un homme brutal et méprisant que son père a choisi. On connaît sa vie à travers les lettres qu’elle écrira au bon Dieu et ensuite à sa soeur Nettie, disparue depuis des années. L’héroïne est une femme extrêmement soumise. Elle reste quand même attachante même si j’avais envie qu’elle se révolte contre son sort.
L’auteur développe plusieurs thèmes : les conditions de vie des Noirs dans un pays sortant peu à peu de l’esclavage, le regard qu’ils ont par rapport à l’Afrique, les relations hommes/femmes, l’homosexualité, la religion…
Pourquoi je n’ai pas totalement aimé ? Le style d’écriture est laborieux. Je sais que l’auteur a volontairement adopté un langage très simple pour montrer le manque d’instruction de Celie, mais c’est très lassant à lire. Les péripéties se succèdent à un rythme très rapide, surtout à cause de la structure du livre : les lettres sont courtes, annoncent les événements récents, mais la narratrice n’approfondit pas, n’extériorise pas les sentiments, ce qui est assez frustrant. La chronologie n’est pas très claire aussi.
Mon commentaire est assez froid, car j’attendais beaucoup de cette lecture. Il reste quand même un bon livre que d’autres personnes apprécieront sûrement mieux que moi.

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (Tome 1 à 13)

Fiche identité

  • Titre du livre : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (Tome 1 à 13)
  • Auteur : Lemony Snicket
  • Nombre de pages : 2 998
  • Édition : Nathan Jeunesse
  • Année de publication : 1999

Résumé

Depuis la mort de leurs parents dans l’incendie de leur maison, Violette, Klaus et Prunille Baudelaire tentent d’échapper au comte Olaf, un sinistre individu tentant de mettre le grappin sur leur immense fortune.

Avis    

Lors d’un trajet en train, je cherchais un livre court et ludique dans mon Reader pour occuper le temps et voilà, je me suis fait happer par cette série au point de finir les treize tomes quelques semaines après.
Présenter un à un les livres me paraît fastidieux donc je condenserai dans cet article l’ensemble de la série. Je tiens à souligner que cette méthode ne reflète pas forcément la qualité de chaque tome.
J’ai beaucoup aimé les aventures des trois orphelins Baudelaire jusqu’au tome 5 : en utilisant leurs compétences respectives – le bricolage pour Violette, les recherches pour Klaus et les dents aiguisées pour Prunille – ils vont tenter coûte que coûte d’échapper aux redoutables manigances du comte Olaf. D’ailleurs, ce personnage était tout simplement mythique : un mélange unique de cruauté, d’imbécilité et d’ingéniosité ! Je l’ai adoré ! Les trois enfants aussi sont sympathiques et gentils, mais sans plus.
À partir du tome 6, j’ai moins accroché : le scénario était très répétitif, les rebondissements de plus en plus invraisemblables et moins intéressants malgré l’introduction du mystérieux sigle V.D.C. J’ai l’impression que l’auteur a fini par manquer d’idées et qu’il s’est engouffré dans une histoire de sociétés secrètes pour donner une suite aux précédents tomes. Malheureusement, la fin est extrêmement décevante : j’attendais des révélations, un éclaircissement de quelques mystères, mais tout est resté flou jusqu’au bout. Dommage !
Ce n’est pas un ouvrage semblable aux autres livres pour enfants où le bien triomphe du mal : les situations restent ambiguës et la morale serait plutôt d’être courageux, de rester solidaire et de faire de son mieux en dépit des circonstances.
Le style d’écriture est correct, fluide avec beaucoup d’humour. Personnellement, j’ai senti qu’il y avait beaucoup de répétitions, d’explications redondantes et de digressions inutiles. Il reste quand même un bon livre que je recommande exclusivement à un public jeune, environ 10-12 ans. Ah oui ! Si un adulte amateur de littérature le lit, il notera plusieurs clins d’œils littéraires disséminés ici et là à travers le nom des personnages secondaires, des accessoires ou de certains lieux.