Ethan Frome

Fiche identité

  • Titre du livre : Ethan Frome
  • Auteur : Edith Wharton
  • Nombre de pages : 200
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1911

Résumé

Le narrateur séjourne à Starkfield, une ville de la Nouvelle-Angleterre. Un homme taciturne et difforme qu’il rencontre tous les midis au bureau de poste l’intrigue, ce qui le pousse à se renseigner chez les villageois. Il apprendra alors qu’il a vécu un événement terrible sans pour autant obtenir plus de détails.

Avis    

Ne sachant plus quoi lire, j’ai traîné sur des forums en espérant trouver des suggestions de lecture. Un homme avait écrit que ce livre l’avait profondément marqué. Sans hésitation, je l’ai emprunté à la bibliothèque pour satisfaire ma curiosité. 
Cette note est pourtant très moyenne. En effet, arrivée à la maison, j’ai eu le malheur de lire la 4ème de couverture et j’ai découvert toute l’histoire en avance. Ce résumé a gâché ma lecture puisqu’il n’y avait plus aucune surprise.
Loin des paillettes de New-York comme dans son précédent roman que j’ai lu (Le temps de l’innocence), nous nous retrouvons dans un village isolé, en plein hiver. La vie est rude, notamment pour Ethan Frome qui est marié à Zenobia, une femme acariâtre et maladive. Seule l’arrivée de sa cousine Mattie met un peu de baume dans le coeur de son mari.
Comme vous l’avez sûrement deviné, nous sommes confrontés à un trio amoureux, donc une histoire très triste. Mes sentiments envers le personnage principal sont mitigés : d’un côté, j’ai eu de la peine pour lui, un homme divisé entre son devoir et son désir. Au début, il m’a paru faible, lâche, mais en même temps, je sentais qu’il ne pouvait pas faire autrement, compte tenu de sa femme malade et de ses ressources financières limitées. Une certaine fatalité planait sur lui ; il était pris dans une toile d’araignée trop solide.
Malgré la 4ème de couverture trop explicite, la fin demeure un coup de poing et on ressort du livre chamboulé en portant un regard différent sur les trois personnages.
Une fois de plus, l’auteur exploite les thèmes liés aux convenances sociales, aux apparences à sauvegarder, au devoir marital. Il y a une authenticité dans ce qu’elle raconte qui fait froid dans le dos.
Comme j’ai lu le livre en français, le style d’écriture m’a paru très lourd et pompeux, peut-être la faute à une mauvaise traduction.
Conclusion : évitez absolument le résumé de la couverture !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Chez les heureux du mondeLe temps de l’innocence

Le sang des Borgia

Fiche identité

  • Titre du livre : Le sang des Borgia
  • Auteur : Mario Puzo
  • Nombre de pages : 476
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2001

Résumé

Rodrigo Borgia, un intrigant venant d’Espagne, est nommé pape sous le nom d’Alexandre VI. Bien qu’il ait toujours exercé des fonctions religieuses, il est le père naturel de quatre enfants. Ambitieux, volontaire et opportuniste, il tentera d’étendre le pouvoir de la famille Borgia en usant de trahisons, de complots, de meurtres et d’alliances.

Avis    

Un superbe voyage en Italie m’a inspiré de nouveaux thèmes de lecture. Comme quoi, quelques jours de vacances sont bénéfiques pour la santé et pour le moral. Nous voici plongés dans l’Italie du XVème siècle, lors de la nomination d’un nouveau pape, Alexandre VI.
Ce dernier est plus un bandit qu’un digne membre du clergé : assoiffé de pouvoir, il usera de ses prérogatives pour accroître la puissance de sa famille. Tout est bon pour réussir et chacun de ses enfants n’est qu’un pion sur son échiquier : alliances maritales, chef des armées pontificales, trahisons et commanditaire de meurtres.
Cette histoire est bien sûr fictive, même si son contenu provient en partie des rumeurs célèbres concernant la famille Borgia. En tout cas, aucun des personnages n’était attachant : César est d’une cruauté sans bornes, Juan est mort trop tôt, Lucrèce ne joue que le rôle d’une jolie poupée exécutant les volontés de son père, Geoffroi semble trop mystérieux et effacé dans l’histoire et Rodrigo Borgia lui-même n’est qu’un scélérat entouré de malveillants.
L’Église catholique joue un mauvais rôle dans ce livre : le Vatican est vu comme un lieu de manipulations politiques plutôt qu’une institution religieuse ; les innombrables richesses et biens personnels des membres du clergé sont montrés du doigt, ainsi que leurs courtisanes et leurs enfants illégitimes.
Les événements vont très vite dans cette histoire et j’ai souvent été perdue entre les différentes alliances, trahisons et complots qui se tramaient. Beaucoup trop de rebondissements et de personnages secondaires finissent par noyer l’intrigue principale.
Malgré un style d’écriture simple et fluide, les descriptions sont peu nombreuses et le ton reste plat, sans cette poésie que j’espérais. Je suis déçue, car je m’attendais à une histoire fantastique dans un décor de rêve et je me retrouve devant un énième livre pouvant servir de trame à un scénario hollywoodien.
Un livre passable qui s’oublie très vite. Dommage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le parrain