Chez les heureux du monde

Wharton, Edith - Chez les heureux du mondeFiche identité

  • Titre du livre: Chez les heureux du monde
  • Auteur: Edith Wharton
  • Nombre de pages: 441
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Lily Bart est une jeune femme ayant toujours vécue dans la haute et riche société new-yorkaise. Un revers de fortune la rend non seulement ruinée mais orpheline. Lily, à l’âge où il est temps de se marier, cherche à tout prix un parti convenable, susceptible de maintenir son train de vie luxueux. Mais…

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

J’ai juste été foudroyée par ce livre d’Edith Wharton, auteur dont j’avais apprécié moyennement les ouvrages jusqu’à ce jour. Ce récit fut pour moi un coup de cœur phénoménal et inoubliable !
Nous suivons Lily Bart, jeune fille évoluant dans la haute société new-yorkaise où tout n’est que bals, dîners et soirées mondaines, voyages sur la Riviera et projets de mariage pour les jeunes filles. Lily y est dans son élément et il lui suffirait d’un mariage riche pour assurer son avenir d’orpheline ruinée. Mais, ces projets se heurtent à l’attirance qu’elle éprouve pour M. Selden et les doutes qu’elles éprouvent de temps en temps face à ce milieu où elle a toujours vécu. Même si elle est hautaine, orgueilleuse, imbue d’elle-même et pétrie d’autres défauts, je me suis énormément attachée à Lily, peut-être parce qu’au fond d’elle, j’ai senti qu’elle aurait pu être quelqu’un de différent. Malheureusement, elle est le pur produit de la société qui l’a façonnée.
Je ne souhaite rien dévoiler pour vous laisser tout le loisir de découvrir ce livre splendide. Il s’agit de l’histoire d’une déchéance, de la descente aux enfers causée par quelques décisions – peut-être erronées de l’héroïne (mais ici c’est à chacun de juger) – et surtout par la cruauté de la société.
En effet, derrière le vernis éclatant et les apparences se cachent un monde impitoyable, cruel, égoïste et mesquin. Tout n’est basé que sur les convenances, l’hypocrisie, le souci de préserver les apparences et la poursuite d’une situation encore plus enviable. L’argent est le moteur mais surtout le poison de cette cage dorée. Ce qui est fascinant est que l’univers que décrit Edith Wharton n’a pas vraiment changé, que le nature humaine reste la même et que l’argent continue à être le fléau de notre société moderne. 
Le style d’écriture est très riche, avec de longues et belles phrases. Il faut les lire tout doucement, les savourer, les croquer une à une car certaines sont de vraies perles. En plus, on sent une ironie féroce derrière, une critique acerbe de cette société new-yorkaise matérialiste et hypocrite. 
En sortant de cette lecture j’ai eu les larmes aux yeux, et je me suis remémorée la source du titre (en anglais : The house of mirth), issue de ce verset biblique (Ecclésiaste 7.4) : « Le cœur du sage est dans la maison du deuil, mais le cœur des insensés est dans la maison de liesse ». Et vous, dans quel maison êtes-vous ? A lire de tout urgence !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Ethan FromeLe temps de l’innocence

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *