La mort du roi Tsongor

Fiche identité

  • Titre du livre: La mort du roi Tsongor
  • Auteur: Laurent Gaudé
  • Nombre de pages: 204
  • Édition: Actes Sud
  • Année de publication: 2002

Résumé

Le roi Tsongor marie sa fille Samilia au prince des terres du sel, Kouame. Mais un autre prétendant se déclare le jour des fiançailles et met le royaume de Massaba en péril.

Avis    

Je suis tombée sur cet ouvrage par hasard et comme j’en avais entendu vaguement parler, je me suis dit que ce serait intéressant de le lire. Cette note est très subjective car après avoir lu Dickens, on devient un juge plus sévère et on a eu une fâcheuse tendance à comparer l’incomparable. Je ne peux pas affirmer catégoriquement que je n’ai pas aimé car je l’ai lu jusqu’au bout pour connaître le dénouement.
C’est une histoire où le surnaturel côtoie la vie quotidienne des gens, où les motivations de chaque protagoniste semblent floues, voire absurdes. Je n’ai eu aucun attachement particulier pour eux : ils me paraissaient lointains, froids et impersonnels.
Le style d’écriture m’a profondément déplu. L’auteur fait des phrases courtes, hachées, qui coupent la fluidité de la lecture. J’ai souvent ignoré certains signes de ponctuation dans ma lecture pour donner plus de cohérence aux phrases et aux mots. Ses descriptions sont correctes mais il y a quelques scènes violentes qui m’ont donné des hauts-le-coeur. La fin m’a donnée un arrière-goût amer dans la bouche.
Je pense que l’auteur a voulu dénoncer l’absurdité de la guerre: les gens finissent par perdre de vue l’origine de leur conflit et se battent uniquement pour assouvir leurs pulsions animales. La vie aussi est vaine puisque on construit des empires, on accumule des richesses mais en mourant, on n’emporte même pas une pièce dans l’au-delà.
Un livre difficile à juger mais que je recommande quand même puisqu’il est très court.  

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le soleil des Scorta

Oliver Twist

Fiche identité

  • Titre du livre: Oliver Twist
  • Auteur: Charles Dickens
  • Nombre de pages: 735
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1838

Résumé

L’histoire se passe dans l’Angleterre du XIXème siècle. Une nuit, une femme accouche d’un petit garçon dans le dépôt de mendicité. Il s’appellera Oliver Twist.

Avis    

J’avais moyennement aimé le livre De grandes espérances de Dickens, ce qui fait que j’ai mis beaucoup de temps pour me décider à lire un autre de ses ouvrages. Heureusement que je ne suis pas restée sur ma première impression car je serai passée à côté d’un livre formidable.
Nous allons suivre les aventures d’Oliver Twist, un jeune orphelin recueilli dans un asile pour mendiants. On le suivra depuis son état d’apprenti chez un fabricant de cercueils jusqu’à ses multiples aventures à Londres. C’est une histoire parfois pétrie de bons sentiments et de coïncidences très improbables, ce qui explique qu’il n’a pas atteint la note maximum.
Bizarrement le héros ne participe pas beaucoup dans les dialogues et on a l’impression qu’il s’efface au profit des personnages secondaires comme le sinistre Fagin, le redoutable brigand Guillaume Sikes, Nancy ou bien la gentille Rose. Certains protagonistes sont à mourir de rire, surtout le fin Matois, Charlot Bates ou même (l’imbécile) bedeau.
Ce qui est le plus fascinant dans ce livre est la plume de Dickens. Son style d’écriture  est riche, limpide, avec de longues et belles phrases, des descriptions magnifiques et un ton mi-ironique, mi-sérieux qui m’a énormément plu.  D’ailleurs il  critique beaucoup la misère des gens, les abus de pouvoirs des autorités paroissiales ou autres organisations, la saleté de Londres, les inégalités sociales…Mais ce n’est ni noir, ni pathétique. Au contraire, sa façon de le faire est tout simplement drôle.
Malgré la fin un peu trop facile à mon goût, ce livre reste incontournable pour tout le monde. Pour vous convaincre, une petite citation que j’ai aimé : « Le bonheur est-il possible sans une affection vive, sans ces sentiments d’humanité et de bonté pour nos semblables, et de la reconnaissance envers l’Etre dont la miséricorde et la bonté s’étendent sur tout ce qui respire ? ».

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: David CopperfieldDe grandes espérancesLa maison d’Apre-VentLa petite Dorrit – Les temps difficilesNicholas NicklebyUn chant de NoëlUn conte des deux villes