Dôme

Fiche identité

  • Titre du livre : Dôme
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 1 584
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2009

Résumé

Du jour au lendemain, la ville de Chester’s Mill, dans le Maine, est inexplicablement isolée du monde à cause d’un champ de force invisible, ressemblant à un dôme. Personne ne comprend ce qui se passe, mais petit à petit, les choses s’aggravent dans le petit hameau.

Avis    

Ce livre de Stephen King est particulier, car nous sommes moins dans l’aspect épouvante/horreur. Dans cette histoire, l’auteur place des gens ordinaires dans des circonstances qui les dépassent et nous, lecteurs, comme des scientifiques de laboratoires, regardons leur évolution et les changements qui découlent de cet environnement inhabituel.
Ce n’est pas l’histoire d’un ou deux, voire trois protagonistes, mais presque de celui de toute la ville. Il y a donc un foisonnement impressionnant de personnages, au point qu’on puisse être parfois perdu sur leurs noms. Il insiste beaucoup sur les relations qu’ils nouent entre eux et la place que chacun occupe au niveau de la commune.
Ce livre donne plus à réfléchir que ces autres romans, car l’apparition de ce dôme infranchissable renverse le cours normal de la vie à Chester’s Mill : il évoque la tyrannie, la prise de pouvoir et la manipulation des masses qui est facilité par l’angoisse et la peur de l’inconnu qui animent les habitants de la ville.
Il y a un aspect très manichéen, avec un affrontement constant entre le bien et le mal : les gens méchants sont vraiment stupides, bêtes et manipulateurs tandis que le « camp des gentils » regroupe des personnes sympathiques, auxquelles on ne peut pas reprocher grand-chose. J’aurais plutôt aimé qu’il navigue dans une zone grise et floue plutôt que cette opposition nette.
Mais quelques aspects m’ont quand même gêné lors de cette lecture. Premièrement, je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, car l’auteur s’attarde sur chaque habitant de Chester’s Mill et nous abreuve de détails, qui sont parfois inutiles. L’ensemble était long et la lecture fut parfois laborieuse, en raison du manque d’action ou de l’abondance de faits secondaires. Ensuite, le style d’écriture est vulgaire. Certes, Stephen King emploie régulièrement un ton familier dans ces romans, mais ici, j’ai senti qu’il y avait trop d’insultes, de clichés, de vulgarité…
La fin m’a aussi déçue !!! En fait, j’aurais préféré qu’il nous laisse dans l’inconnu jusqu’au bout au sujet de l’apparition de ce champ magnétique, car parfois, certains faits n’ont pas besoin d’explication rationnelle, mais sont là, comme ça.
Je pense que ce livre ne fait pas partie des chefs-d’œuvre de Stephen King comme Shining ou Salem. Néanmoins, pour les plus courageux et ses plus grands fans, il en vaut quand même le détour !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – BrumeÇa – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur SleepDolores ClaiborneLa ligne verte – La petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsSalemShining

La fille secrète

Fiche identité

  • Titre du livre:  La fille secrète
  • Auteur : Shilpi Somaya Gowda
  • Nombre de pages : 480
  • Édition : Folio
  • Année de publication: 2010

Résumé

Cette histoire se déroule en Inde. Lorsque Kavita accouche encore d’une fille, c’est une catastrophe pour son mari. Plutôt que de la perdre une seconde fois, elle décide de l’abandonner dans un orphelinat à Bombay.
De l’autre côté de l’Atlantique, Krishnan et Somer découvrent qu’ils ne pourront pas avoir d’enfant ensemble. Ils se résignent donc à adopter une petite indienne, Asha, la fille de Kavita.
Mais quand celle-ci grandit, elle souhaite découvrir ses origines…

Avis    

Voici un livre qui m’a beaucoup touché, car il aborde plusieurs thèmes intéressants, très féminins. Le résumé nous propose déjà un aperçu exhaustif de l’histoire donc je ne développerai pas plus là-dessus. Je dirais juste que les personnages principaux sont tous très attachants et qu’on prend un réel plaisir à suivre leurs vies parallèles.
Ce livre soulève d’abord la question de l’adoption. Même si on donne tout l’amour qu’on possède à son enfant adoptif, il ressentira un jour ou l’autre le besoin de connaître ses origines et de trouver une réponse à cette question : pourquoi mes parents biologiques m’ont-ils abandonné ? Quelque part, je me dis qu’il y a une grande blessure chez ses enfants, et aussi une forte part d’idéalisation des parents biologiques.
L’auteur évoque aussi la place de la femme dans nos sociétés occidentales modernes : elles sont non seulement mères, mais aussi diplômées et souvent mènent une carrière professionnelle. À quoi faut-il renoncer ? Où trouver un compromis entre le boulot, les enfants, le mari, les ami(e)s, la famille et le reste ? Ce n’est pas une position facile pour n’importe laquelle d’entre nous et sincèrement aucune réponse n’est évidente ni réellement satisfaisante. Quand on voit la vie menée par les autres femmes dans le livre, je me demande bien quelle est la voie qui rend la plus heureuse.
Et puis enfin, l’auteur nous invite dans un voyage coloré en Inde avec tous ses paradoxes : d’un côté la richesse démesurée de certaines familles ; de l’autre, la pauvreté, la pollution et la saleté dans la ville de Mumbai où les bidonvilles s’étalent sur des kilomètres ; la différence de traitement entre les filles et les garçons ; les coutumes et les traditions ancestrales ; et puis n’oublions pas ces succulents plats indiens qui m’ont donné l’eau à la bouche plusieurs fois.
Son style d’écriture est simple, doux et agréable à lire. J’aurais aimé un peu plus de descriptions et des personnages encore plus approfondis, quitte à rallonger les pages !
Un livre que je recommande vivement !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Un fils en or