Les liaisons dangereuses

Fiche identité

  • Titre du livre: Les liaisons dangereuses
  • Auteur: Choderlos de Laclos
  • Nombre de pages: 505
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1782

Résumé

Le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil sont deux libertins qui se livrent à un jeu amical : séduire sans le moindre scrupule et souvent à des fins cruelles…

Avis    

En sortant de cette lecture, j’étais totalement ravie (comme quoi les livres classiques offrent d’agréables surprises). Plusieurs ouvrages, sites et personnes font l’éloge de ce livre et je ne pense pas dire plus que ce qui a été répété maintes et maintes fois.
C’est un roman épistolaire où on croise plusieurs personnages dont deux libertins qui s’amusent aux dépens d’autres individus plus ou moins innocents. Leurs raisons sont cruelles, mesquines et totalement immorales mais j’ai quand même éprouvé un certain attachement aux deux héros, particulièrement le vicomte de Valmont. Malgré son caractère je l’ai trouvé moins machiavélique et beaucoup plus humain que son « amie ».
Le style d’écriture est assez vieillot mais avec beaucoup de charme et chacun des personnages a sa propre façon d’écrire dans les lettres qu’ils s’échangent, ce qui donne un ensemble très varié. D’ailleurs ce procédé est assez original car lire une lettre donne un accès beaucoup plus intime aux pensées et à la psychologie  des personnages. On vit les évènements en différé et l’interprétation de certaines situations est souvent biaisée par celui qui écrit : on minimise, on exagère, on dévoile ces sentiments, on se lamente…ce qui donne un cadre très réaliste à l’histoire. Tous les émotions sont réunis dans un seul ouvrage : l’envie, la jalousie, la haine, le désir, la peur, la cupidité, la naïveté etc…
Il y a une grande richesse dans cet ouvrage car on a un aperçu très large des mœurs de l’époque : dans une même société, des libertins, amoureux des plaisirs et de séduction, côtoient des personnes vertueuses qui sont guidées par la religion et l’opinion des autres.
La fin est surprenante mais j’ai l’impression qu’on ne peut en tirer aucune leçon car on ne sait pas vraiment quel est le parti réel de l’auteur ni quelle est la situation la plus enviable. Je n’ai pas mis le 5ème cœur car j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs. Mais, ce livre reste un grand chef-d’œuvre !

L’élégance du hérisson

Fiche identité

  • Titre du livre: L’élégance du hérisson
  • Auteur: Muriel Barbery
  • Nombre de pages: 359
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 2006

Résumé

Renée est une concierge de cinquante-quatre ans qui travaille au 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Paloma est une jeune adolescente vivant dans le même immeuble. Malgré les apparences, elles cachent dans leur quotidien morose une vive intelligence.

Avis   

C’est un livre très connu qui a reçu de nombreux prix littéraires et qui a même été produit en film. Je n’ai jamais pu me le procurer lorsque j’étais en France mais ici, il trônait tranquillement sur une étagère sans que personne ne s’en soucie. Malgré tous les éloges entendus sur cet ouvrage, mes goûts vont à contre-courant. Il y a longtemps que je n’ai pas mis une note aussi mauvaise mais je suis navrée de dire que c’est une vraie daube.  Premièrement le style d’écriture est trop pompeux, alambiqué, sans aucune poésie ni délicatesse. J’ai vraiment eu du mal à accrocher et il a fallu une dose de tolérance élevée pour terminer cet ouvrage.
C’est une histoire vide, qui aurait pu tenir sur une centaine de pages. Voici le décor de départ : une concierge qui prétend être extrêmement intelligente et qui lit Husserl et une petite gamine riche qui a envie de se suicider. Puis vient l’élément perturbateur, à savoir un Japonais emménageant dans un appartement. Le reste n’est qu’un étalage culturel assommant avec des réflexions sur la Beauté, sur l’Art, sur la philosophie en général, sur des auteurs célèbres ou non, sur des films japonais, sur les peintures hollandaises…C’est du blablabla inutile et prétentieux !
Les personnages principaux ne sont absolument pas attachants car ils sont surtout très hautains et très imbus d’eux-mêmes sauf Mr. Ozu. Et d’ailleurs le livre est truffé de clichés en tout genre et de préjugés.  Bref, je n’en dirais pas plus pour achever définitivement cet auteur mais on oublie bien vite ses élucubrations et ses délires. A éviter absolument !