Le vicomte de Bragelonne

Dumas, Alexandre - Le vicomte de BragelonneFiche identité

  • Titre du livre: Le vicomte de Bragelonne
  • Auteur: Alexandre Dumas
  • Nombre de pages: 2 640
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Plusieurs années se sont écoulées depuis les évènements dans Vingt ans après. Mazarin se meurt et Louis XIV accède enfin au pouvoir monarchique. Nos quatre amis Athos, Aramis, Porthos et d’Artagnan sont pris dans l’engrenage des intrigues politiques.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Certains projets mettent du temps à se réaliser, comme celui-ci : cinq ans après la lecture de Vingt ans après, je suis contente de vous présenter ce dernier tome qui réunit nos amis d’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis.
Dans celui-ci, nous suivons les intrigues politiques autour du règne du roi Louis XIV. Ce livre, qui comprend un nombre conséquent de pages, m’a paru laborieux à certains moments. Si on souhaite le résumer de manière très succincte, je dirais qu’il est divisé en trois grandes parties : la restauration du roi Charles II sur le trône d’Angleterre en parallèle avec le début de règne de Louis XIV, l’amour naissant entre le roi et Louise de la Vallière et la rivalité entre Fouquet et le roi, où se joue un complot qui vise à le détrôner.
Cette histoire m’a paru plus mélancolique et plus sombre que les deux premiers tomes : on dit adieu à la fraîcheur et à la spontanéité de la jeunesse des quatre mousquetaires pour se concentrer sur leur situation respective et leur ambition personnelle: Athos est retiré dans la campagne de Blois ; Porthos dans son domaine du Vallon; Aramis, devenu évêque, est mêlé à des intrigues avec Fouquet le surintendant ; et d’Artagnan occupe fidèlement son poste de mousquetaire. Il y a moins d’aventures, moins de combats et moins de situations périlleuses ; nous sommes plus confrontés à l’hypocrisie des courtisans, aux joutes verbales pour asseoir son pouvoir auprès d’un aristocrate de haut rang et aux amourettes à la cour du roi. C’est intéressant de découvrir les mœurs de cette époque mais parfois, je me suis demandée où mènent tous ces chapitres superflus.
Les personnages principaux restent attachants et drôles mais je me suis sentie nostalgique devant ce délitement de l’amitié, devant ce temps qui passe et qui laisse ses grands hommes derrière, comme si leur sacrifice et leur abnégation d’antan n’avaient plus aucun sens désormais. Nos quatre amis sont rattrapés par la vieillesse ; ils sont moins enclins à partager leurs secrets et leurs ambitions et, puis, chacun a fait son propre choix de vie.
En tout cas pour tous les lecteurs qui ont aimé Les trois mousquetaires et Vingt ans après, ce livre reste un incontournable. C’est ici que l’on va les revoir une dernière fois et préparez vos mouchoirs, certains passages sont poignants ! Dumas m’a causé du chagrin, et quand j’y repense, un long soupir s’exhale de ma poitrine.
Le style d’écriture d’Alexandre Dumas reste toujours aussi somptueux, vif, sarcastique et fluide. Un vrai régal pour les yeux ! Un vrai plaisir pour les amateurs de classique !
Pour conclure, je reprendrai cette phrase de Dumas : « Athos, Porthos, au revoir ! Aramis, à jamais, adieu ! »

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La reine Margot – Le comte de Monte-CristoLes trois mousquetairesPaulineVingt ans après

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *