Vingt ans après

Fiche identité

  • Titre du livre: Vingt ans après
  • Auteur: Alexandre Dumas
  • Nombre de pages: 1 032
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Vingt ans se sont écoulés depuis les aventures de d’Artagnan avec les trois mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis. Chacun a mené sa vie de son côté mais les évènements historiques vont de nouveau les réunir comme les séparer.

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Après des jours, des semaines, presque un mois de lecture interrompu par un roman de Jane Austen, il était temps que je vous présente enfin cet ouvrage, suite des Trois mousquetaires.
Je redoutais cette lecture  – non pas à cause du volume de pages qui est pour moi un facteur de motivation – mais parce que je croyais ne pas y retrouver la même qualité que son prédécesseur.  Je peux vous assurer qu’il est tout aussi bien, voire mieux, et que les 1 000 pages ont été un vrai plaisir.
On suit de nouveau d’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis, mêlés dans les évènements politiques de leur époque, à savoir la Fronde en France et la Révolution anglaise qui opposa Charles 1er et Cromwell. L’histoire connaîtra plusieurs rebondissements, des retournements de situations parfois incongrus, des échecs, des victoires, une vengeance orchestrée par Mordaunt, le terrible fils de Milady…Bref, on ne s’ennuie pas une seconde car tout s’enchaîne très bien.
C’est un roman de capes et d’épées, de jeux politiques subtils mais aussi de courage et d’amitié. Selon moi, il a un fond plus mélancolique car on sent que même les plus belles amitiés ne peuvent pas résister au temps qui passe, aux différences d’opinions politiques, aux choix de vies de chacun. Les caractères de chacun des personnages ont évolué aussi et leurs défauts se sont exacerbés. Ils restent quand même très attachants mais on sent que ce n’est plus la même spontanéité que durant leur jeunesse. Je ne vais pas détailler plus de peur de dévoiler indirectement une partie de l’intrigue.
J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de l’auteur : les dialogues sont fluides, très vivants avec beaucoup d’humour et d’ironie. L’auteur se moque de certains grands personnages historiques de l’époque : Mazarin est décrit comme un avare qui joue un jeu subtil et machiavélique, la reine Anne d’Autriche comme une femme ingrate et orgueilleuse… Même les quatre mousquetaires et leur laquais se font délicatement raillés, surtout ce pauvre Mousqueton.
Un livre fascinant, avec un mélange savamment réussi de fiction et de faits historiques, qui tient en haleine. A lire absolument pour tous les fans de Dumas comme moi !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La reine Margot – Le comte de Monte-CristoLe vicomte de BragelonneLes trois mousquetairesPauline

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