La reine Margot

Fiche identité

  • Titre du livre : La reine Margot
  • Auteur : Alexandre Dumas 
  • Nombre de pages : 655
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1845

Résumé

Cette histoire commence en 1572 lors du mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois et raconte les complots de la cour de France.

Avis          

Alexandre Dumas est un auteur que j’affectionne particulièrement. Il a une plume agile, fluide et dynamique, pleine d’humour et d’ironie qui sait à chaque fois m’emporter. Ces livres ne sont pas aussi ardues que les autres classiques français : ils sont pleins de malice, de péripéties et de retournements de situation. Un vrai plaisir pour les sens !
Cette histoire est d’abord de celui des intrigues de la cour de France au moment du mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois : nous allons assister à des complots, découvrir et déambuler dans les passages secrets du Louvre où conspirations, meurtres, empoisonnements et trahisons sont monnaie courante. Catherine de Médicis me rappelle beaucoup ici Milady de Winter (cf. Les trois mousquetaires) et est décrite comme une personne machiavélique, ambitieuse, cruelle et prête à tout pour arriver à ses fins.
La cour de France à cette époque est marquée par le massacre de Saint-Barthélémy au cours du règne de Charles IX, par les rivalités entre frères pour la succession au trône et par les guerres de religion. Je ne connais pas bien ce pan de l’histoire de France, mais je pense que l’auteur a pris quelques libertés : ce n’est pas bien grave, car le but n’est pas de s’instruire ici, mais de se divertir !
C’est aussi une histoire d’amitié indéfectible, celle de Coconnas et du comte de la Mole, qui me rappelle beaucoup celle qui existait entre d’Artagnan et les trois mousquetaires, à quelques détails près. On a deux jeunes hommes qui débarquent de province, qui se retrouvent d’abord dans des camps adverses à cause de leurs appartenances religieuses, mais l’amitié éclot peu à peu et les rend inséparables.
Ce livre présente aussi un côté tragique auquel je ne m’y attendais pas. Fini les romans de capes et d’épées pour plonger dans une ambiance plus noire, plus triste aussi où…mais chut, je ne vais rien vous dévoiler ! Seuls ceux qui auront lu le livre sauront de quoi je parle, mais rien qu’à y penser ça me chagrine un peu quand même.
Pourquoi ne pas avoir mis le 5ème cœur ? C’était trop court à mon goût et les événements s’arrêtent brusquement à la fin. J’aurai aimé encore plus de pages, de rebondissements, d’intrigues et de descriptions. Il faut que j’investigue pour savoir s’il y a une suite quelque part, mais on ne peut pas laisser le lecteur ainsi !
Bon, un roman passionnant de cet auteur et que je recommande pour ceux qui aiment la plume de cet auteur, les romans historiques et les classiques français incontournables !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La dame de Monsoreau – La tulipe noire – Le comte de Monte-CristoLe vicomte de BragelonneLes trois mousquetairesPaulineRobin des boisVingt ans après

Sur le bord de la rivière Piedra

Fiche identité

  • Titre du livre : Sur le bord de la rivière Piedra 
  • Auteur : Paulo Coelho
  • Nombre de pages : 213
  • Édition : Editions 84
  • Année de publication : 1994

Résumé

Pilar retrouve son ami d’enfance après onze ans de séparation. Ensemble, ils décident de passer quelques jours ensemble dans les Pyrénées.

Avis          

J’ai toujours un sentiment mitigé quand je lis cet auteur. D’un côté, j’aime le côté où il encourage les gens à vivre leur rêve, à s’affranchir de certaines barrières qui les empêchent d’apprécier pleinement leur vie. Mais je trouve qu’il y a un côté moralisateur, un peu benêt et niais qui me freine souvent.
Ici, nous retrouvons une femme qui rencontre son amour d’enfance après plusieurs années de séparation. Chacun a eu son parcours personnel, parsemé de choix, d’embûches et de douleurs. Ils sont à la recherche de leur rêve ou de leur confort et sont parcourus de doutes. Néanmoins, ces personnages ne m’ont pas paru attachants ni crédibles : je les ai trouvé superficiels, brouillons et un peu stéréotypés quand même. Bref, leur histoire ne m’a pas touché plus que ça.
Il est aussi question de religion, plutôt de spiritualité et de mysticisme dans ce roman : l’auteur évoque la face féminine de Dieu, la déesse nourricière et mère. Je n’entrerai pas dans cette discussion ni dans aucune polémique relative à ce sujet. Certaines crieraient à l’hérésie et brûleraient le livre, l’auteur et les lecteurs sur un bûcher bien chaud. Pour ma part, je pense que chacun est libre d’avoir sa propre foi, ses croyances aussi du moment qu’elle ne s’impose pas et n’entrave pas celle des autres.
Le style d’écriture est banal, enfantin et n’est pas exceptionnel.
Au final, ce livre donne un mélange assez indigeste entre une histoire d’amour, du mysticisme religieux et un traité de développement personnel. Bof, bof, un roman passable qui peut être facilement évité !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  AdultèreL’alchimisteMaktubManuel du guerrier de la lumièreVéronika décide de mourir