Orgueil et préjugés

Fiche identité

  • Titre du livre: Orgueil et préjugés
  • Auteur: Jane Austen
  • Nombre de pages: 380
  • Édition: 10 x 18
  • Année de publication: 1813

Résumé

La vie paisible d’une petite bourgade du comté de Hertfordshire est interrompue par l’arrivée Mr. Bingley, un jeune et riche célibataire. Comme toutes les femmes de cette époque, Mme Bennet tente à tout prix de marier une de ces cinq jeunes filles avec ce beau parti.

Avis    

C’est un livre que j’ai déjà lu auparavant mais qui ne me lassera jamais car il est vraiment charmant sous plusieurs aspects. Tout d’abord le style d’écriture est agréable, élégant, et même si certaines tournures sont assez vieillottes (ce qui est tout à fait normal vu l’époque où le livre a été écrit), on sent vraiment l’art et le talent de l’auteur dans chaque phrase. C’est pétillant, chaleureux et un brin ironique !
En effet, l’auteur s’attache à décrire avec sarcasme les mœurs d’une petite bourgade de province à cette époque : les bals, les dîners mondains et les cancans alimentent et remplissent leur existence et l’arrivée de nouvelles têtes dissipe la monotonie des habitudes. On partage le quotidien d’une famille anglaise composée majoritairement de jeunes filles qui ont l’âge de se marier. A cette époque, le mariage était absolument nécessaire pour pouvoir avoir des conditions décentes de vie et bénéficier d’un minimum de sécurité et de confort, d’autant plus que les filles n’avaient pas le droit d’hériter de la fortune de leur père. En plus se marier n’était pas aussi aisé que maintenant car les bons partis ne se mêlent généralement pas aux familles modestes, les jeunes gens n’ont généralement pas eu le temps de se connaître suffisamment pour entamer une vie de couple ensemble et dans bien des cas, il  fallait souvent se contenter d’un mariage de raison.
On a surtout le point de vue d’Elizabeth, la cadette, que j’ai trouvée particulièrement attachante. Mais les traits de caractère des autres personnages sont bien travaillés : Mme Bennet qui est une mère totalement sotte et écervelée, Mr. Collins, le cousin pompeux et soporifique ou bien l’orgueilleux, ténébreux et envoûtant Mr. Darcy.
L’histoire était vraiment prenante et même si la fin est devenue célèbre grâce à plusieurs films, c’est avec une pointe de regret que je quitte tous ces personnages.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: EmmaL’abbaye de NorthangerLady Susan / Les Watson / SanditonMansfield ParkPersuasionRaisons et sentiments

Rebecca

Fiche identité

  • Titre du livre: Rebecca
  • Auteur: Daphné du Maurier
  • Nombre de pages: 377
  • Édition: LGF
  • Année de publication: 1938

Résumé

La narratrice, une jeune demoiselle de compagnie de Mrs Van Hopper, rencontre Maximilien de Winter lors d’un séjour à Monte-Carlo. Après quelques semaines, ils décident de se marier et emménagent à Manderley, la demeure du mari.
Mais ce qu’elle pensait être un mariage idyllique tourne peu à peu au cauchemar car la présence de Rebecca, la femme défunte de Maxim, hante encore l’esprit des gens.

Avis    

J’ai entendu parler de cet ouvrage grâce à l’autobiographie de Nelson Mandela et c’est seulement après plusieurs mois que je me suis enfin décidée à le lire. En commençant le livre, on est plongé petit à petit dans une atmosphère lourde, pesante et qui devient de plus en plus inquiétante au fur et à mesure que l’histoire avance. On partage le point de vue de la jeune fille (dont on ne connaîtra pas le prénom).  Personnellement je ne l’ai pas trouvé attachante et plusieurs fois, elle m’a énormément agacée : trop naïve, trop candide, trop sotte ! Il y a des moments où son imagination débridée la faisait plus souffrir que la réalité et j’ai l’impression qu’elle se complaisait dans son malheur à se comparer à Rebecca, la défunte femme. Son mari ne l’aide pas non plus car il l’a traite comme une enfant et devient ombrageux, froid et distant depuis leur arrivée à Manderley.
Ce qui est original dans l’histoire c’est la manière dont l’auteur oppose cette jeune fille insignifiante à Rebecca, qui semble avoir toutes les qualités, et qui, de cette manière, arrive à mettre en avant toutes les interrogations d’une femme qui en remplace une autre.
Et puis, tout à coup, l’intrigue bascule et le mystère devient de plus en plus épais. D’une banale histoire d’amour, on tombe dans une intrigue policière dont la fin est surprenante.
Le style d’écriture est agréable et l’auteur arrive à rendre avec brio les émotions de chaque personnage, que ce soit notre héroïne, Maxime ou bien la cruelle Mrs Danvers. Elle nous offre aussi des descriptions magnifiques de la campagne anglaise et on sentirait presque le bruit des vagues à la fenêtre et l’odeur des azalées du jardin.
En quelques mots : un livre fascinant à lire !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’auberge de la Jamaïque –  Les oiseaux et autres nouvelles