Le trône de fer (Intégrale 1)

Fiche identité

  • Titre du livre : Le trône de fer (Intégrale 1)
  • Auteur : George Martin
  • Nombre de pages : 790
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1996

Résumé

Le royaume des Sept couronnes est sur le point de connaître son plus rude hiver. Mais cette perspective n’empêche pas les rois, les nobles et les chevaliers du royaume de se disputer le pouvoir et le contrôle du royaume.

Avis    

Ça y est, j’ai succombé à la mode, et au bout d’un chapitre, je suis devenue complètement accro à cette série. L’histoire est complexe, se déroule dans de multiples zones géographiques et implique plusieurs personnages apparentés à des familles illustres. Si je devais les citer tous ici, je remplirai toute la page, donc voici les principaux : les Baratheon, les Lannister, les Stark et les Targaryen. Chaque chapitre partage le point de vue d’un des personnages principaux et nous permet de suivre une partie des évènements.
Il s’agit surtout d’intrigues politiques, où tous les coups sont permis : alliances, complots, traîtrises, meurtres, mariages arrangés ou batailles servent au but ultime, qui est le pouvoir. Les personnages sont nombreux, mais sont bien travaillés par l’auteur : chacun a son caractère, ses motivations et ils évoluent au fur et à mesure des pages. Personne n’est ni noir, ni blanc ; au contraire, ils ont tous cette zone d’ombre qui les rend intéressants et attachants à leur manière. À ce jour, mon cœur penche pour Tyrion Lannister et son cynisme mordant. Comme héroïne féminine, j’ai une préférence pour Arya la rebelle.
L’auteur a un vrai talent de conteur et malheur à celui qui s’est fait attraper, il ne pourra plus lâcher ce récit plein d’actions, de rebondissements et de pièges ! Un vrai délice ! Je n’ai senti aucun moment de lassitude durant la lecture : à chaque fois, je luttais contre moi-même pour ne pas entamer un chapitre. C’était presque frustrant de revenir dans la réalité et de me dire que tout n’est finalement qu’une fiction !
Par contre, voici un point important à noter : la traduction française est un vrai scandale, et pourrait décourager n’importe quel lecteur français. J’ai préféré la version anglaise, qui est d’une clarté irréprochable, d’un style fluide et agréable, agrémenté d’un zeste d’humour.
Conclusion : j’entame bientôt les prochains tomes. « Winter is coming ! »

Le berceau du chat

Fiche identité

  • Titre du livre : Le berceau du chat
  • Auteur : Kurt Vonnegut
  • Nombre de pages : 318
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1963

Résumé

Jonas, un journaliste américain, décide d’écrire un livre sur Hiroshima et la bombe atomique. Ses investigations le mènent vers l’un de ces principaux inventeurs, le Dr. Hoenikker.

Avis    

En voulant élargir mon horizon de lecture vers la science-fiction, je suis tombée sur ce titre étrange. Deux aspects m’ont retenu : la curiosité et le style d’écriture léger, fluide et un brin humoristique que j’ai senti au niveau des premières lignes.
Je pense que j’aurai dû passer directement à autre chose plutôt que de persévérer jusqu’au bout de cette lecture. L’auteur nous raconte les aventures rocambolesques de Jonas, un apprenti-journaliste : ses recherches l’entraînent sur les traces des enfants du Dr. Hoenikker et le mènent sur l’île de San Lorenzo, soumis à la dictature de Papa Monzano et à l’influence d’une religion étrange nommée le bokononisme.
L’auteur dénonce le fanatisme sous toutes ses formes : d’abord, l’aveuglement de certains scientifiques, obnubilés par la recherche pure au point de fabriquer des armes capables de détruire l’humanité (comme la bombe atomique ou la glace 9) mais également le fanatisme religieux qui, poussé à son extrême, peut entraîner au suicide de masse. L’un comme l’autre est révélateur de la bêtise humaine : dans ce récit, celle-ci conduit à la destruction de toute forme de vie sur Terre.
Mais malgré ces thèmes intéressants, je n’ai pas aimé cette histoire médiocre qui oscille entre plusieurs genres : est-ce une satire sociale ? Ou un récit d’anticipation ? Ou un roman de science-fiction absurde et humoristique comme ceux de Douglas Adams ? Au bout de quelques pages, l’auteur n’a plus réussi à me captiver, et l’ensemble, c’est-à-dire le style d’écriture, les péripéties et multiples citations tirées du livre de Bokonon ont étouffé toute ma motivation.
Un conseil : passez votre chemin, à moins d’être un grand (grand) fan de SF !!!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Abattoir 5