Easter parade

Fiche identité

  • Titre du livre : Easter Parade
  • Auteur :  Richard Yates
  • Nombre de pages : 327
  • Édition : Robert Laffont
  • Année de publication : 1976

Résumé

L’auteur nous raconte la vie de deux sœurs : Sarah et Emily.

Avis    

En ce moment, je traverse une zone de turbulences au niveau de mes lectures : je n’arrive pas à trouver des livres qui me plaisent. Chaque lecture est une déception.
Le début avait pourtant bien commencé : le style d’écriture est fluide, agréable avec un ton juste et mesuré.
Globalement, on suit la vie de deux sœurs, Sarah et Emily, depuis les quelques événements marquants de leur enfance jusqu’à leur vie d’adulte. L’une comme l’autre ne sera pas heureuse. Sarah a choisi la vie de femme au foyer, mais dans l’intimité familiale se cache des lourds secrets. Quant à Emily, elle est plus indépendante : elle change régulièrement de compagnon et peut subvenir à ses besoins grâce à ces études à l’université et son travail de rédactrice. Mais, au fond, elle reste la petite fille instable et fragile qui a subi la séparation de ses parents.
Le récit, au fur et à mesure des pages, sombre dans la banalité et l’ennui. C’est vrai qu’il s’agit d’un thème déjà difficile à traiter, mais l’auteur n’a pas su analyser et donner de l’ampleur à son histoire (par exemple, comparé à Eric Puchner dans Famille modèle). On finit par suivre une succession d’anecdotes familiales banales sur un fond d’Amérique des années 1930 à 1960.
La fin laisse un arrière-goût amer et l’ensemble n’est pas forcément réjouissant ni optimiste, ce qui explique peut-être cette note moyenne. Si je devais opter pour un autre titre, je l’intitulerais « Les désillusions de l’American way of life». Bon, si vous avez le blues, pas la peine d’ouvrir ce livre, vous risquez de vous pendre !

Le facteur sonne toujours deux fois

Fiche identité

  • Titre du livre : Le facteur sonne toujours deux fois
  • Auteur : James Cain
  • Nombre de pages : 160
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 1934

Résumé

Frank Chambers est un jeune homme d’une vingtaine d’années. Vagabond et chômeur, il erre de ville en ville pour faire toutes sortes de petits boulots. Un matin, il débarque dans une station-service tenue par un Grec, Nick Papadakis et sa femme Cora. D’emblée, ils tombent rapidement amoureux et projettent d’assassiner son mari.

Avis    

J’ai lu ce livre par curiosité, car il est considéré comme un des ouvrages fondateurs du roman noir.
J’en ressors dépitée, car j’ai l’impression d’avoir lu un vilain brouillon de scénario de film.
L’histoire est assez basique : deux amants projettent de tuer le mari, qui les gêne dans leur idylle.
Mais beaucoup d’aspects m’ont agacé tout au long de la lecture. Le récit est bref, un peu trop à mon goût. Les événements s’enchaînent trop rapidement. D’une ligne à l’autre, on passe à un point capital du récit sans réelle transition. Je caricature, un peu mais c’est « ils se voient – ils couchent ensemble – ils préparent le meurtre du mari ». Je pense que le manque de repères chronologiques dans l’histoire accentue encore plus cet effet de rapidité.
La relation qui lie Cora et Frank est assez ambiguë: il y a une sorte de passion fusionnelle, en même temps de sado-masochisme. En tout cas, je n’ai trouvé aucun d’eux attachant. La plupart du temps, ils agissaient de manière incohérente.
Le style d’écriture est plat, épuré et minimaliste. L’auteur se contente de dialogues bancals et de scènes sexuelles suggérées. Je n’ai pas du tout aimé sa façon d’écrire, mais alors là pas du tout : il manque une certaine profondeur, un rythme agréable et une analyse fine des personnages. L’ensemble est trop brut, pas assez travaillé : même les machinations de l’avocat n’ont pas suscité un brin d’intérêt chez moi.
Il y a une question qui me taraude : pourquoi cette allusion au facteur ? Est-ce moi qui ait lu une mauvaise version, car je n’ai pas rencontré le moindre facteur dans le récit ?
Vous l’avez deviné, je n’ai pas aimé ce livre, donc je ne vous le recommande pas du tout !