La foire aux vanités

Fiche identité

  • Titre du livre : La foire aux vanités
  • Auteur : William Thackeray
  • Nombre de pages : 1 071
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1847

Résumé

Amelia Sedley et Rebecca Sharpe quittent ensemble le pensionnat de jeunes filles où elles ont étudié pour faire leur entrée dans le monde. Alors qu’Amelia est la fille d’un riche marchand, Rebecca est une orpheline très pauvre destinée à devenir une simple gouvernante. Pourtant, plutôt que d’accepter son sort, Rebecca usera de tous les moyens possibles pour accéder au sommet de la société. Les destins des deux jeunes filles se croiseront régulièrement dans ce monde qui n’est, au fond, qu’une foire aux vanités.

Avis    

Avant de débuter ce commentaire, je tiens à m’excuser pour cette longue absence sur mon blog. Quelques sessions de recrutement ont absorbé une partie de mon temps et il faut avouer que ce livre était assez volumineux.
Au fur et à mesure de ma lecture, j’étais littéralement suspendue à chaque page,  immergée dans le XIXème siècle anglais. Le style d’écriture est railleur, sarcastique et parfois vraiment très drôle. Au début, j’étais un peu déroutée, mais j’ai fini par m’habituer et même à aimer, car on sent que l’auteur maîtrise son sujet et le monde qu’il décrit, c’est-à-dire la société anglaise.
C’est une société où règnent le paraître et l’hypocrisie, où la vanité est roi. On le découvrira en détail  grâce à quelques personnages, dont Rebecca Sharpe et Amélia Sedley. Pour être franche, aucune de ces héroïnes n’était particulièrement attachante. Rebecca est hypocrite, manipulatrice et avide de gloire, si bien qu’elle m’agaçait régulièrement avec son comportement. En même temps, je l’ai admirée pour son courage, son intelligence et ses machinations bien audacieuses ! Quant à Amelia, je l’ai trouvée niaise, sotte et très égoïste. Mais, quelque part, sa gentillesse était touchante et elle a réussi à éveiller un brin de pitié dans mon coeur.
Bref, je ne citerai pas tous les personnages, mais leurs traits psychologiques sont extrêmement bien travaillés, au point où l’on a l’impression d’avoir affaire à des gens réels. Pour vous donner une envie de lire cet ouvrage exceptionnel, j’ai noté quelques phrases très pertinentes qui peuvent toujours s’appliquer, même à notre société contemporaine, qui ne s’est toujours pas affranchie de la vanité.
« 
O foire aux Vanités, foire aux Vanités » sans vous elle aurait peut-être été une aimable et bonne fille. Peter Butt et Rose auraient fait un heureux ménage dans une ferme florissant, avec de jolis marmots, le tout assaisonné d’une honnête portion de peines et de plaisirs, d’espérances et de luttes. Mais un titre, une voiture à quatre chevaux sont dans la foire aux Vanités, des hochets plus précieux que le bonheur. » Je m’arrête là, sinon je copierai tout le livre « La gloire de ce monde est bien passagère. L’expérience  a démontré depuis longtemps que les plus heureux sont toujours les plus éloignés du soleil…tout ici-bas n’est que fumée et vanité ».

Un conseil : lisez-le absolument !

Un monde sans fin

Fiche identité

  • Titre du livre : Un monde sans fin
  • Auteur : Ken Follett
  • Nombre de pages : 1 296
  • Édition : Robert Laffont
  • Année de publication : 2007

Résumé

Cette histoire se déroule dans la ville de Kingsbridge au XIVème siècle. La cathédrale commence à s’affaisser, les marchés perdent peu à peu leur attrait, la peste envahit le territoire… Dans ce décor évoluent plusieurs personnages qui tentent chacun de réaliser leur rêve : Ralph, qui souhaite devenir chevalier ; Gwenda, qui désire l’indépendance ; Caris, qui est tiraillée entre l’amour et son envie de soigner les gens et Merthin qui voudrait construire des monuments célèbres.

Avis      

Lire ce gros pavé de 1 300 pages n’a pas été très facile. C’est la suite d’une célèbre histoire, Les piliers de la terre, qui a été écrite également par cet auteur. Je ne l’ai pas lue mais ça ne m’a pas empêché de comprendre cette fresque historique du XIVème siècle. J’aime beaucoup le Moyen Âge mais j’étais vraiment déçu par cette histoire. L’auteur adopte le même schéma narratif que celui de La marque de Windfield, c’est-à-dire des gentils personnages qui sont persécutés pendant toute leur vie par des méchants, qui, eux, finiront par mourir tragiquement. C’est assez mièvre et l’abondance de personnages fait qu’ils sont moins attachants, et souvent lassants. Les héros ont toutes les qualités possibles et parfois l’auteur tente d’introduire un semblant de tragédie dans leurs relations, mais cela reste risible et un peu superficiel. Il n’arrive pas à percer les émotions de ces personnages, ni à leur donner une profondeur et une certaine cohérence qui pourraient plaire au lecteur.
Quant au style d’écriture, il est vraiment très répétitif et difficile à lire. Souvent, en lisant un passage, j’avais l’impression d’avoir lu la même chose quelques pages plus en avant. Des phrases se répètent, certains scénarios sont incohérents. Parfois, le dialogue des personnages comprend des termes qui, selon moi, n’existaient pas à cette époque-là dans un petit village de l’Angleterre, comme le mot « léopard » ou le mot « loterie ». Les descriptions sont affreuses : d’un côté, on a des descriptions très techniques sur la construction d’un pont ou d’une cathédrale et, à moins d’avoir un schéma sous les yeux, il est presque impossible de comprendre son charabia. De l’autre côté, on a des scènes érotiques, voire vraiment crues et violentes, dans la plupart des chapitres. C’est décevant, car il décrit les gens du Moyen Âge comme des brutes, avides de sexe, violents et adeptes de la torture… et, selon moi, c’est une image fausse de la réalité.
Néanmoins, ce livre reste intéressant car on assiste à toutes les manigances qui peuvent se dérouler dans une communauté, comme les luttes de pouvoir, les jalousies, la vengeance, l’amour également. On devine plus ou moins le pouvoir immense des seigneurs sur leurs serfs, l’emprise de la religion sur la vie quotidienne, les chasses aux sorcières, les superstitions diverses, l’organisation quotidienne d’une ville, l’épidémie de la peste, les guerres entre l’Angleterre et la France…
Il demeure quand même un livre sans fin que je ne recommanderais pas malgré les rebondissements divers de l’histoire…

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La marque de Windfield Les piliers de la terre