Hésitation

Fiche identité

  • Titre du livre: Hésitation
  • Auteur: Roy Lewis
  • Nombre de pages: 615
  • Édition: Hachette Jeunesse
  • Année de publication: 2007

Résumé

Depuis le retour d’Edward à Forks, la vie de Bella s’est sensiblement améliorée. Mais, ses sentiments sont partagés entre Edward et Jacob. D’un côté, elle ne peut se passer du premier mais elle se rend compte qu’elle tient de plus en plus à l’autre.

Avis    

Comme je l’ai dit dans le commentaire de Tentation, j’ai décidé d’abandonner cette saga. Mais après avoir été entraînée par des amies au cinéma pour regarder le film, j’étais curieuse de connaître la vraie fin. C’est ainsi que j’ai repris avec beaucoup de courage la lecture de cet ouvrage. Je m’attendais à tout en lisant le livre, et je suis, une fois de plus, totalement déçue. L’auteur aurait pu économiser au moins 200 pages en nous épargnant les lamentations et les plaintes de Bella. Pour moi, elle ressemble à une enfant gâtée qui souhaite tout avoir, qui n’hésite pas à jouer avec les sentiments des autres pour satisfaire ses petits désirs. Bref, je l’ai trouvée de plus en plus détestable. Quant à Edward, je le trouve trop parfait et parfois, ça devient gênant et très agaçant. Les traits de caractère de Jacob restent aussi fades que ceux du 2ème tome mais l’auteur tente de le raccommoder un peu en nous narrant la légende indienne. Peine perdue !
Les 600 pages tournent autour de la question : qui Bella va-t-elle choisir ? Je n’ai  vraiment pas compris l’utilité de ce 3ème tome étant donné que la réponse crevait déjà les yeux depuis belle lurette. En manque d’inspiration pour la suite des évènements, l’auteur a sûrement décidé de s’étendre sur cette question existentielle pendant des pages et des pages.
L’action met du temps à venir : on s’attendait à une bataille spectaculaire, mais finalement, on a droit à un pétard mouillé.
Le style d’écriture est lourd et de plus en plus indigeste. L’auteur aurait pu utiliser des mots simples, plus authentiques qui reflètent les pensées d’une adolescente plutôt qu’user de phrases datant du XIXème siècle, de tournures alambiquées et incompréhensibles. Mes cheveux se hérissaient d’horreur en lisant le livre et j’ai même noté quelques perles pour prouver ce que je dis « il m’était ardu de .. », « m’étonnai-je… »etc. Le livre est truffé de dialogues, souvent inutiles si bien qu’on a l’impression de lire une pièce de théâtre. Visiblement, l’auteur ne connaît pas l’art de la description…
Le seul point positif : on connaît plus l’histoire des membres de la famille Cullen.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: FascinationRévélationTentation

La ferme des animaux

Fiche identité

  • Titre du livre: La ferme des animaux
  • Auteur: George Orwell
  • Nombre de pages: 150
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1945

Résumé

Cette histoire se déroule en Angleterre. Un soir, les animaux de la ferme du Manoir, guidés par les visions avisés de Sage l’Ancien, décident de se révolter et de chasser leur maître, Mr. Jones, de la ferme. Une fois leur projet réussi, ils deviennent tous libres et, guidés par les cochons, ils s’organisent d’une nouvelle manière.

Avis     

J’étais assez sceptique en voyant le titre au début, étant donné qu’il avait l’air assez enfantin. La couverture du livre est assez trompeuse aussi et pourtant, cette image représente l’histoire de façon très synthétique. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai adhéré au concept et j’ai énormément apprécié cet ouvrage.
Cette histoire est une critique voilée du communisme et de ses dérives. Les animaux se révoltent et rêvent de créer une société où tous les animaux seraient égaux, où chacun travaillerait non pas pour un maître mais pour le bien-être de tous, où tout animal mangerait à sa faim, profiterait de ses loisirs, où tout le monde vivrait en harmonie. Mais comme le dit si bien le proverbe, « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Tout commence pour le mieux et les cochons mènent la révolution et l’organisation avec brio. Mais, petit à petit, ces derniers sont envahis par le démon du pouvoir : ils s’octroient des privilèges de plus en plus étendus, modifient les commandements au gré des circonstances, réinventent toute l’histoire de la Révolution, exécutent les animaux soupçonnés d’être des traîtres, arrachent les jeunes chiots de leur mère pour en faire des molosses…Vous allez me demandez : pourquoi les animaux ne se révoltent pas ? L’auteur vous l’expliquera bien mieux que moi ! Nous avons ici un portrait satirique, ironique du communisme et de tout régime totalitaire.
ll y a des animaux très attachants dans le livre. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Malabar, ce cheval courageux qui n’hésitait pas se tuer à la tâche pour construire le moulin. Il a malheureusement été récompensé de la plus terrible des façons.
J’ai lu le livre en français : je dirais que la traduction est mauvaise, ce qui donne un style assez lourd et des phrases parfois alambiquées. Néanmoins, on sent et on apprécie le ton ironique et sarcastique de l’auteur.
Bref, un chef-d’œuvre que tout le monde devrait lire !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: 1984