Mes étoiles noires

Fiche identité

  • Titre du livre : Mes étoiles noires
  • Auteur : Lilian Thuram
  • Nombre de pages : 399
  • Édition : Philippe Rey
  • Année de publication : 2010

Résumé

L’auteur, un célèbre footballeur, nous livre ici une biographie succincte des  personnalités noires qui l’ont marqué. 

Avis    

Avant d’ouvrir ce livre qui traînait depuis belle lurette sur l’étagère de mon copain, j’avais certains préjugés parce que Lilian Thuram est footballeur et je craignais de tomber sur le récit de ses exploits sportifs. Bien sûr, il ne l’a pas écrit tout seul mais bon, retenons quand même l’essentiel.
La lecture de ce livre fut très agréable et m’a ouvert les yeux sur une facette de l’Histoire que je connaissais à peine. Il nous livre ici « ses étoiles noires », c’est-à-dire des modèles qui peuvent constituer des repères pour toutes les personnes ayant une couleur de peau différente. On retrouve des Noirs qui se sont battus contre l’esclavage, le colonialisme, l’oppression, le racisme, la ségrégation, comme Nelson Mandela, Aimé Césaire, Malcom X, Billie Holliday, Sojourner Truth et bien d’autres personnes qui ont façonné l’Histoire.
Tout au long des biographies, l’auteur nous  fait part de ses points de vue, et souvent j’ai eu du mal à démêler qui dit quoi exactement. Néanmoins, ses idées sont intéressantes. Il insiste sur le fait que les intérêts et besoins économiques sont à l’origine des systèmes tels que la traite des nègres, l’esclavage, le colonialisme puis, de nouveau, le néocolonialisme.  Il dénonce les conséquences désastreuses du colonialisme sur l’individualité, la culture et l’économie des pays colonisés. Il critique le racisme et les discriminations qui, malheureusement, existent toujours dans nos sociétés. Pour l’auteur, la seule solution réside dans l’éducation des jeunes, notamment à rétablir, dans l’Histoire et l’esprit des gens, la place des Noirs afin de gommer enfin les barrières et les préjugés. Certains passages et descriptions sont durs, surtout sur la partie concernant l’esclavage et le lynchage… D’autres sont magnifiques, dont le discours de Patrice Lumumba et de Martin Luther King, les textes d’Aimé Césaire, les paroles de chansons de Billie Holliday…
C’est un livre qui donne de l’espoir, qui m’a rendu fière d’être noire, et qui, personnellement, me pousse à développer dans mes prochaines lectures tous ces thèmes !

La plaine

Fiche identité

  • Titre du livre : La plaine
  • Auteur : Feiyu Bi
  • Nombre de pages : 475
  • Édition : Philippe Picquier
  • Année de publication : 2005

Résumé

Après avoir passé deux ans au lycée, Duan Fang revient dans le village des Wang, où sa vie sera celle d’un paysan. Pour échapper à son destin, il tentera de se faire recruter dans l’armée.

Avis    

J’ai déjà lu un autre livre de cet auteur, qui s’intitule Trois soeurs, et j’escomptais avoir la même qualité. Hélas, je suis extrêmement déçue ! L’auteur nous raconte ici, globalement, la vie  quotidienne d’un village en Chine avec son lot de superstitions et de croyances. On découvre, par exemple, les coutumes liées au mariage, la prééminence du Parti sur la vie des gens, le type de diplomatie (qui est très ambigu), la vie quotidienne rythmée par les saisons, les liens au sein de la famille ou des habitants du village… Il n’y a pas vraiment de héros dans cette histoire, puisque l’auteur s’attarde sur la plupart des membres du village par l’intermédiaire de petites anecdotes qui s’enchaînent. C’est dommage, car les traits psychologiques sont bâclés. À vouloir tout raconter, l’auteur finit par trop caricaturer les villageois : toutes les cinquante pages, on a droit à des scènes sexuelles qui sont souvent répugnantes ou à des détails sur l’hygiène qui sont épouvantables, sans oublier quelques scènes de torture ou de viol…
Le personnage principal, lui est plat, sans grande consistance. Je ne l’ai pas du tout trouvé attachant et, d’ailleurs, le semblant d’histoire d’amour et de tragédie introduit dans le livre est vraiment peu convaincant. Vers les 100 dernières pages, on sent que l’auteur s’essouffle et n’a plus aucune inspiration : cela donne une fin négligée et incohérente.
Bref, je n’en dirai pas plus, mais je vous déconseille fortement ce livre, sauf si vous désirez découvrir un peu la Chine après la Révolution culturelle.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Les triades de ShanghaiL’opéra de la luneTrois soeurs