Oscar et la dame en rose

Fiche identité

  • Titre du livre : Oscar et la dame en rose
  • Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
  • Nombre de pages : 99
  • Édition : Albin Michel
  • Année de publication : 2002

Résumé

Oscar a dix ans, mais ce n’est pas un garçon comme les autres : il est gravement malade. Mamie-Rose lui propose alors chaque jour d’écrire une lettre à Dieu pour partager un peu ses pensées.

Avis    

J’ai déjà lu ce livre il y a longtemps de cela et je l’ai vraiment adoré. Quand j’ai enfin pu me le procurer, je l’ai relu en savourant chaque ligne. C’est une merveilleuse histoire qui donne les larmes aux yeux et qui s’adresse à tout le monde, jeune ou vieux, malade ou en bonne santé. L’auteur développe, à partir des pensées d’un enfant de dix ans, les thèmes liés à la maladie, à la crainte de la mort, à la foi, mais surtout à la vie. C’est un condensé d’émotions qui, malgré les apparences, n’est absolument pas déprimant, mais donne surtout beaucoup d’espoir. Oscar est un garçon courageux, drôle, parfois impertinent, qui s’adresse à Dieu comme s’il écrivait à un ami. Ce sont les douze plus belles lettres que j’ai lues jusqu’à maintenant, et vers la fin, je n’ai pas pu me retenir de verser une petite larme. 
Ce livre est également paru en film, mais je ne l’ai pas vu et je doute vraiment qu’on puisse mettre sur un écran les émotions contenues dans chaque ligne. Je n’en dirai pas plus pour vous donner envie de feuilleter ce livre magnifique qui nous pousse à profiter de chaque moment de la vie et je vous laisse sur cette citation: « J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. »

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Journal d’un amour perdu – L’enfant de NoéLe sumo qui ne pouvait pas grossirL’évangile selon PilateMilarepaMonsieur Ibrahim et les fleurs du Coran – Odette Toulemonde et autres histoires

Album de famille

Fiche identité

  • Titre du livre : Album de famille
  • Auteur : Danielle Steel
  • Nombre de pages : 576
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1985

Résumé

Faye Price, une star de cinéma, épouse le playboy Ward Thayer, héritier d’immenses chantiers navals. Elle abandonne sa carrière cinématographique pour élever ces cinq enfants, mais la vie lui réserve son lot de surprises.

Avis    

Après des mois et des mois d’harcèlement, ma mère a réussi à me faire lire cet ouvrage qu’elle aimait beaucoup. Il faut avouer qu’avant, j’adorais lire ce type de roman, mais mes goûts ont évolué petit à petit. Il y a beaucoup de choses qui m’ont agacé dans cet ouvrage. Premièrement, cet auteur crée souvent des personnages idylliques, auxquels on peut rarement s’identifier, et elle exagère souvent les descriptions des lieux et les traits de caractère associés à chaque protagoniste. Chacun est beau, talentueux, intelligent, riche, etc.
Mais, en dépit de ce gros défaut qui a toujours caractérisé chacun de ses romans, il y a des moments assez poignants. C’est l’histoire d’une famille qu’elle nous livre ici, et surtout les sentiments et émotions qui animent chacun de ses membres. Souvent l’incompréhension règne, parfois la haine et la colère, quelquefois l’amour et les bons moments partagés. On sent le désarroi des parents, qui sont impuissants face aux choix de leurs enfants : l’homosexualité, la drogue, la distance, un mariage trop jeune, une carrière un peu balbutiante…
Même si les tragédies vécues par les personnages sont assez horribles et parfois peu réalistes, comme le cas d’Anne,  ils s’en sortent tous un peu trop bien vers la fin et c’est ce qui m’a véritablement énervé. Je me dis que dans la vraie vie, rien ne se résout en un coup de baguette magique et les conséquences de certains actes sont souvent bien plus désastreuses, alors que l’auteur finit par les minimiser et tout rafistoler. J’aurais préféré une histoire moins niaise et plus réaliste mais, parfois, il faut aussi rêver un peu en lisant, ce qui explique la note moyenne et non catastrophique.