Un long chemin vers la liberté

Fiche identité

  • Titre du livre : Un long chemin vers la liberté
  • Auteur : Nelson Mandela
  • Nombre de pages : 767
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1994

Résumé

Nelson Mandela nous livre ici son autobiographie de son enfance dans la campagne sud-africaine et son combat contre l’apartheid jusqu’à son élection présidentielle en 1994. 

Avis    

À l’occasion de la Coupe du monde, tous les regards sont braqués vers l’Afrique du Sud. C’est dans ce contexte que je me suis motivée à lire l’autobiographie de l’un des plus célèbres détenteurs du prix Nobel de la paix. Si je devais vous recommander un seul ouvrage parmi ceux que j’ai lus, ce serait celui-là.
C’est vraiment un livre fantastique qui retrace, avec beaucoup de détails et de sincérité, le destin d’un homme exceptionnel. On le suit depuis son enfance très simple dans la campagne, sa vie d’étudiant puis de jeune homme travaillant dans un cabinet d’avocats, son engagement dans l’ANC, sa lutte avec ses compagnons pour la liberté des Noirs en Afrique du Sud, son emprisonnement de vingt-sept années et, enfin, le succès de ses revendications politiques.
C’est vraiment passionnant et on découvre énormément de choses notamment, le système cruel de l’apartheid, les conditions de vie des Noirs, des Métis et des Indiens durant cette époque, la vie extrêmement difficile en prison, l’histoire politique de l’Afrique du Sud ainsi que les événements marquants de ce pays.
Mais on découvre également une part beaucoup plus personnelle de la vie de Nelson Mandela : son amour de la liberté, sa difficulté à concilier vie politique et vie familiale, sa façon de penser.
Dans son style d’écriture et dans chaque mot, on sent une grande sagesse dans ce qu’il dit : je ne le connais pas personnellement, évidemment, mais beaucoup de choses transparaissent dans son autobiographie. C’est quelqu’un de modeste, d’humble, de courageux, qui a sacrifié sa vie familiale et personnelle pour la liberté de tous, qui s’est battu pour ses convictions malgré plusieurs difficultés, qui a toujours cherché le compromis et les solutions non-violentes pour s’opposer au régime injuste qui régnait dans son propre pays.
Son style d’écriture est posé, calme, tout en étant limpide. Je vous conseille de le lire doucement et de prendre le temps d’assimiler chaque détail. Personnellement, je me suis accordée trois longues semaines pour le finir et je n’hésiterai pas une seconde à le relire ni à le recommander.
Avant de vous donner vraiment envie de plonger dans cet ouvrage, je vous laisse avec cette citation : « Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire ».

La Belgariade (Tome 1 à 5)

Fiche identité

  • Titre du livre : La Belgariade (Tome 1 à 5)
  • Auteur : David Eddings
  • Nombre de pages : 1 968
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1982

Résumé

Garion vit paisiblement à la ferme de Faldor, qui se trouve au cœur de la Sendarie. Sa tante Pol s’occupe de lui, et de temps en temps, un vieux conteur passe leur rendre visite. Un soir, ce dernier revient et, après une brève discussion avec sa tante, ils décident de partir tous les trois. Mais de terribles aventures les attendent.

Avis    

Après une longue absence qui s’explique par le nombre de pages ingurgitées dans cette saga, je reviens sur ce blog pour vous la présenter. Il y a longtemps que je n’ai pas lu de fantasy et, en commençant cette série, j’ai eu du mal à m’arrêter. J’ai préféré finir tous les tomes avant de vous la présenter.
L’histoire est très intéressante, avec plusieurs péripéties et aventures, des personnages sympathiques, un univers cohérent et facile à appréhender… C’est plutôt épique et il faut aimer les batailles, les quêtes impossibles, les voyages harassants dans les plaines désertiques, les marécages boueux ou les forêts denses, les duels, l’intervention des dieux, la sorcellerie et quelques histoires d’amour. Bref, c’est un cocktail d’éléments de fantasy classique qui me rappelle étrangement le Seigneur des Anneaux.
Comme je l’ai dit plus haut, on s’attache vite aux personnages principaux et leurs traits de caractère sont bien travaillés. Ceux que j’ai spécialement aimés sont Silk, Belgarath, Garion et Ce’Nedra (même si elle reste une petite chipie !).
Pour le style d’écriture, c’est léger avec une bonne dose de dialogues et quelques descriptions succinctes.
J’ai toutefois noté deux défauts. Premièrement, les trois premiers tomes se lisent vite, mais les deux derniers ont été un peu plus laborieux. Cela s’explique par le fait que j’étais impatiente de voir la fin de l’histoire, à moins que quelques longueurs ne se soient insérées dans l’ouvrage. Il y a aussi un détail qui m’a dérangée et souvent agacée : les personnages s’en sortent toujours un peu trop facilement et, lorsque je commence à prendre du recul, je trouve l’ensemble un peu niais.

À mon avis, ce type de lecture est plutôt destiné aux adolescents, mais on passe  tout de même un moment vraiment agréable, donc lisez-le !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La Mallorée (Tome 1 à 5)