Le joueur d’échecs

Fiche identité

  • Titre du livre : Le joueur d’échecs
  • Auteur : Stefan Zweig
  • Nombre de pages : 94
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1943

Résumé

Sur un paquebot quittant New York à destination de Buenos Aires arrive le champion du monde des échecs, Mirko Czentovic. Un passager, curieux de le connaître un peu plus, finira par l’attirer dans plusieurs parties d’échecs avec quelques membres de la croisière. Alors que ces derniers semblaient gagner, un mystérieux personnage intervient brusquement.

Avis    

J’ai souvent entendu parler de cette nouvelle, mais j’ai toujours différé le moment où je la lirais. Eh bien, je regrette d’avoir retardé cette lecture extrêmement agréable. Le résumé paraît déjà dévoiler une partie de l’intrigue, mais détrompez-vous car beaucoup de choses ne sont pas révélées. Tout d’abord, pour ceux qui souhaiteraient la lire, je leur conseille vivement de ne pas tenir compte de ce commentaire, qui pourrait révéler certains détails.
C’est une histoire qui est triste, tout étant palpitante. On ressent vraiment l’angoisse du personnage principal, la fébrilité qui l’envahit durant ces « parties d’échecs », le démon du jeu qui le poursuit sans relâche. Mais si on n’y réfléchit bien, cette lutte est métaphorique et traduit  le besoin de liberté face à l’oppression et à la cruauté nazi. D’ailleurs, le type de torture décrit dans ce livre est vraiment diabolique et dépasse l’entendement humain.
Le style d’écriture est vraiment magnifique : tout en étant très fluide, l’auteur utilise un vocabulaire riche, des phrases qui s’agencent bien, de belles descriptions, des événements qui s’enchaînent à merveille. Cette nouvelle est vraiment un condensé d’art, de talent et de réflexion !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Amok suivi de Lettre d’une inconnue – La peur – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Pourquoi j’ai mangé mon père

Fiche identité

  • Titre du livre : Pourquoi j’ai mangé mon père
  • Auteur : Roy Lewis
  • Nombre de pages : 182
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1960

Résumé

Ernest est un jeune adolescent de l’époque pléistocène qui vit avec sa horde. Tout serait plus tranquille si seulement son père Edouard ne s’ingéniait pas à évoluer à tout prix en essayant de se procurer du feu, d’instaurer l’exogamie ou d’inventer de nouveaux outils.

Avis    

C’est un livre qui est très connu et qui a reçu beaucoup d’éloges, entre autres de la part d’un célèbre scientifique qui le décrit comme un ouvrage extrêmement drôle. Personnellement, j’ai esquissé quelques sourires.
En gros, l’auteur a essayé d’imaginer l’apparition de certaines découvertes importantes datant de la préhistoire, notamment l’invention du feu. L’idée de départ est originale : malgré le cadre préhistorique, l’histoire et les traits de caractère des personnages sont très contemporains. On retrouve un père inventeur, un oncle réactionnaire, un fils artiste. Les gens sont jaloux, mesquins, avides, curieux, un tantinet bêtes, etc.
Le but de l’auteur n’est évidemment pas de décrire le mode de vie réel des hommes préhistoriques, mais de critiquer notre société actuelle à travers cette famille à peine évoluée. L’axe principal de l’ouvrage est le progrès et la science, qui auront des conséquences négatives non seulement sur l’environnement, mais aussi sur le fonctionnement primitif de la société. Le style d’écriture est un peu alambiqué, mais reste assez digeste puisque le livre est très court. Malgré ses éloges, je reste assez réservée puisque certains événements sont assez approximatifs, voire à tirer par les cheveux. Bien que je ne sois pas très renseignée sur la préhistoire, il vaut mieux ne pas se focaliser sur l’aspect documentaire du livre. Au  contraire, je vous conseille de tout prendre au second degré afin de ne pas être induit en erreur ou  croire des absurdités.
En quelques mots : idéal pour un petit moment de détente, mais sans plus.