Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Zweig, Stefan - Vingt-quatres heures de la vie d'une femmeFiche identité

  • Titre du livre: Vingt-quatre heures de la vie d’une femme
  • Auteur: Stefan Zweig
  • Nombre de pages: 128
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Un incident va perturber le cours tranquille d’une pension située dans le Sud de la France. Une femme, bien comme il le faut, mariée et mère de famille, s’enfuit du jour au lendemain avec un jeune homme arrivé à l’hôtel. Les conversations s’échauffent entre les différents hôtes et le narrateur est pris à partir par les autres membres de la raison car il essaie de défendre tant bien que mal la fautive.
Mais quelques jours avant son départ, une vieille dame lui confie son secret.

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Lorsque Stefan Zweig commence à parler de passion, c’est comme s’il nous entraînait dans un tourbillon incontrôlable où on ne sait plus si on est simple lecteur, narrateur ou personnage.
Au fur et à mesure que le récit avance, on est envahi progressivement par les mêmes sentiments que les différents protagonistes. Une dame, récemment veuve et qui s’ennuie profondément dans son existence, rencontre dans un casino un jeune homme. Mais, comme dans le roman de Dostoïevski (cf. Le joueur), il est totalement possédé par le démon du jeu et s’il faut dépenser chaque centime à la roulette, quitte à vendre tout ce qu’il possède, il n’hésitera pas une seconde.
Intriguée par le comportement compulsif de cet homme, cette dame, par pitié pour lui, va l’aider. Mais elle succombe petit à petit sous son charme et pendant vingt-quatre heures sera la proie d’une vive passion amoureuse incontrôlable.
Le thème principal du livre est la passion, celle du jeu d’abord, celle de l’amour ensuite puisque cette dame est prête à sacrifier les convenances et la peur du qu’en dira-t-on pour suivre cette pulsion.
L’auteur a une façon magique de raconter cette histoire : en peu de mots tout est dit et merveilleusement décrit, que ce soit la douleur, la déception, la peur, le doute, l’amour fou, le bonheur, l’attente, l’impatience. Et c’est là où est le talent de Stefan Zweig : il sait utiliser chaque mot pour nous mettre dans cet état d’empathie où on ne peut pas juger cette dame, car qui sait si l’un de nous pourrait céder brutalement à une passion incontrôlable, inconsciente, avec cette envie de tout faire valser pour l’inconnu et un rêve utopique.
Le style d’écriture est riche mais limpide, parfait rien à dire. C’est du talent, de l’art à l’état pur, poétique et plein de sensibilité.
Pourquoi je n’ai pas mis le cinquième cœur : c’était court, trop court, un vrai délice mais trop court à mon goût !

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