L’alchimiste

Fiche identité

  • Titre du livre: L’alchimiste
  • Auteur: Paulo Coelho
  • Nombre de pages: 190
  • Édition: J’ai lu
  • Année de publication: 1988

Résumé

Santiago est un berger en Andalousie. Suite à plusieurs songes qu’il a fait,  il part à la recherche d’un trésor  enfoui près des Pyramides. 

Avis    

Une fois qu’on a terminé un livre aussi magistral qu’ Anna Karénine, les autres lectures paraissent pâles à côté. Il a donc été très difficile pour moi de mettre une note objective à cet ouvrage étant donné que je reste encore sous l’influence de Tolstoï. Ce livre m’a été recommandé par une amie il y a un an de cela et c’est seulement maintenant que je l’ai lu. Il y a beaucoup d’aspects que j’ai aimé et d’autres nettement moins.
C’est surtout un roman d’apprentissage : Santiago, en quittant son travail de berger, va progresser petit à petit vers l’écoute de son cœur et de son rêve. Il y a des moments que j’ai apprécié dans sa quête, notamment lorsqu’il travaillait à améliorer la boutique de cristal. Mais les rencontres avec l’Alchimiste, le roi de Salem m’ont paru enfantins et hors de propos.
Il y a beaucoup de mysticisme dans cet ouvrage : l’auteur parle de Légende personnelle, de Langage du Monde, de Pierre Philosophale ou de l’Elixir de longue vie, de signes… Je n’aime pas trop ce genre de thèmes, pas parce que je suis sceptique, mais parce que je crois en Dieu selon un point de vue chrétien.
Toutefois, cela ne m’a pas empêché de savourer plusieurs sujets qu’aborde l’auteur : il nous pousse à écouter notre cœur et nos rêves et à profiter de l’instant présent.  J’aimerai vous partager certains passages que j’ai aimé : « C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante » ou bien « Si tu fais attention au présent, tu peux le rendre meilleur. Et si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur ». Et enfin, une des plus belles citations : « Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer. »
Je pense qu’il y a des éléments intéressants dans cet ouvrage, à condition de séparer le bon grain de l’ivraie et d’aller au-delà du conte candide et parfois puéril. Un autre point négatif est le style d’écriture : il est très simple, voire même un peu trop à mon goût et aussi certains passages se répètent trop souvent.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog:  AdultèreMaktub – Manuel du guerrier de la lumièreSur le bord de la rivière PiedraVéronika décide de mourir

Anna Karénine

Fiche identité

  • Titre du livre: Anna Karénine
  • Auteur: Léon Tolstoï
  • Nombre de pages: 928
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1878

Résumé

Lors d’un voyage à Moscou, Anna Karénine, une jeune femme de la haute bourgeoisie russe et mariée à un haut fonctionnaire, s’éprend d’un jeune officier nommé Wronsky.

Avis    

Je vous avais parlé auparavant d’un excellent livre et après plusieurs semaines de lecture, je vous le présente enfin. Cela va être difficile de tout dire car c’est un ouvrage vraiment exceptionnel et unique!
L’histoire principale est celui d’Anna et de Wronsky qui seront dévorés par une passion interdite : ils vont aller à l’encontre des convenances et de l’opinion de la société pour s’aimer. Mais c’est un bonheur maudit et le prix à payer sera très lourd.
Parallèlement à cette histoire et pour donner un contrepoint beaucoup plus agréable va évoluer un autre couple : Kitty et Levine vont avoir une vie simple et heureuse à la campagne. D’ailleurs, leur mode de vie me rappelle beaucoup celle de la fin de son autre roman Guerre et paix.
Le caractère de chaque personnage est extrêmement bien étudié : on ressent chaque émotion et sentiment qui les anime, depuis leur désarroi face aux choix qu’ils vont faire, de l’amour qu’ils ressentent ou bien de la colère qui les envahit. Malgré tous ses défauts et ses choix qui peuvent être contestables, j’ai beaucoup aimé Anna. L’auteur a su la rendre très humaine, donc très réaliste : c’est une femme douce, aimante et qui avait conscience du mal qu’elle faisait mais comme tout être humain faible et égoïste, elle a choisi de succomber aux tentations et de vivre sa vie.
On découvre les mœurs de la société russe composé d’un côté d’aristocrates et de l’autre des paysans. La plupart des aristocrates étaient constamment occupés à s’amuser (théâtre, opéras, dîners, bals, course de chevaux, chasse….), à répandre des ragots sur les gens et pour les hommes à trouver un emploi bien rémunéré et prestigieux. Peut-être que ce genre de vie est plaisant mais personnellement, je trouverai cette oisiveté lassante à la longue.
Mais en plus de ces histoires d’amour, l’auteur nous partage aussi sa vision de la vie et les questions qui le troublent. Ces questions concernent la condition de vie des paysans, les droits accordés aux femmes, les questions politiques liées à la guerre et à l’efficience du pouvoir administratif. Mais surtout les thèmes fondamentaux sur lesquels il se focalise est le sens de la vie et la mort. Pourquoi ? Parce que selon Lévine: « Je ne puis vivre sans savoir ce que je suis et dans quel but j’existe ». L’auteur nous partage son point de vue philosophique sur cette idée et je trouve que c’est la plus grande richesse de l’ouvrage car il peut apporter une nouvelle perspective sur la façon dont nous percevons notre existence.
Une autre citation qui m’a beaucoup plu : « en aimant on est toujours heureux parce que notre bonheur est en nous-mêmes ».
Je suis consciente que mon commentaire est long mais c’est un livre que j’ai envie que vous lisez !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Guerre et paixLa mort d’Ivan IlitchLa sonate à Kreutzer – Le bonheur conjugal – Le diable Les cosaques