Tsanga-tsanga

Fiche identité

  • Titre du livre : Tsanga-tsanga
  • Auteur : Jean-Marie Planes
  • Nombre de pages : 84
  • Édition : Mollat
  • Année de publication : 1999

Résumé

Nous avons ici un carnet de voyage d’un Français visitant pour la première fois l’île de Madagascar.

Avis    

En temps normal, il n’y a aucune chance que ce type d’ouvrage attire mon attention. Mais le paysage me rappelait quelque chose de très familier, et c’est en regardant bien le titre que j’ai compris qu’il parlait de Madagascar.
C’est un pays que je connais car j’en suis originaire. J’étais surtout curieuse de connaître l’impression qu’aurait un étranger sur cet endroit. Il nous livre un avis très subjectif, coloré de descriptions de paysages et de coutumes de certaines tribus malgaches comme la circoncision, le respect des Ancêtres, le retournement des morts ou bien les fady sur les jumeaux dans certaines régions. J’ai trouvé qu’il avait une opinion assez juste sur les mœurs de la société actuelle, notamment le comportement détestable de certains étrangers, les inégalités flagrantes de richesse ou bien la conduite des jeunes filles.
Malgré l’effort qu’il a fait pour saisir la culture malgache dans son ensemble, il la regarde toujours avec son œil occidental et il fait quelques jugements de valeur, notamment sur la beauté physique des gens. Puis, pour raconter un certain rite, il décrit les morts comme des « choses ». Cela m’a profondément scandalisée, car ce mot, presque anodin,  montre qu’il ne comprend pas l’essence réelle de cette cérémonie, donc toute la base de notre culture. Il a aussi essayé d’intégrer un peu de vocabulaire malgache et c’est une intention louable, sauf qu’il y avait pas mal de fautes d’orthographe. J’aurais aimé qu’il demande à quelqu’un de lui épeler le mot ou qu’il consulte un dictionnaire avant de les disséminer dans son bouquin.
Son style d’écriture est assez plat et je me suis vite lassée au bout de quelques pages.
Néanmoins, les magnifiques photos de Pierrot Men entre les pages rattrapent l’ensemble !

La mandoline du capitaine Corelli

Fiche identité

  • Titre du livre : La mandoline du capitaine Corelli
  • Auteur : Louis de Bernières
  • Nombre de pages : 692
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1994

Résumé

Le Dr Yannis et sa fille Pélagia vivent paisiblement sur l’île de Céphalonie, en Grèce. Mais leur existence quotidienne va être bouleversée par la Seconde Guerre mondiale lorsque des soldats italiens et allemands vont occuper leur village.

Avis          

Cela fait plus de trois semaines que je lis ce livre et il m’a paru interminable. J’ai souvent eu envie de le laisser de côté, mais il y a un je-ne-sais-quoi qui m’a retenu.
La couverture du livre est très mielleuse : on voit un couple tendrement enlacé dans un décor idyllique et on imagine déjà une histoire à l’eau de rose. Mais détrompez-vous ! C’est une histoire qui parle essentiellement de la Seconde Guerre mondiale, notamment de l’occupation de la Grèce par l’Italie. L’auteur nous présente également l’histoire de ce pays, depuis les années 1940  jusqu’à la guerre civile qui l’a déchiré. Je ne connaissais pas cette partie de l’histoire et j’ai appris quelques éléments intéressants.
Mais le centre de l’histoire se trouve sur l’île de Céphalonie : les villageois vont devoir subir les envahisseurs allemands et italiens. Certaines familles auront à héberger des officiers italiens : c’est dans ce contexte que Pélagia et Antonio se rencontrent. J’ai trouvé le capitaine Corelli totalement charmant, drôle, et c’était difficile de ne pas l’apprécier, même s’il a envahi le pays. Quant à Pélagia, ses traits de caractère ont été extrêmement bien travaillés par l’auteur et je me suis attachée à elle, à sa famille, à ses voisins, à Psipsina, à sa petite vie quotidienne, aux superstitions et aux traditions du village.
Le style d’écriture est vraiment magnifique, clair et limpide. C’est à la fois un roman historique et un roman d’amour avec des destins qui vont se séparer par la force des choses, des atrocités de guerre horribles… Mais l’auteur a encombré le récit de beaucoup trop de détails. Peut-être que j’étais impatiente de savoir ce qui arriverait à Antonio et Pélagia, mais il y avait souvent des chapitres sans grande consistance. La fin m’a énormément déçue, car elle se base sur un malentendu que je n’arrive pas à admettre. Je ne peux pas en dire plus, sinon je dévoilerais toute l’histoire, mais les raisons invoquées par le protagoniste ne m’ont absolument pas convaincue…
C’est un ouvrage difficile à juger, mais malgré ses nombreuses qualités, je ne peux pas mettre une note supérieure.