Tel est pris qui croyait prendre

Fiche identité

  • Titre du livre: Tel est pris qui croyait prendre
  • Auteur: Roald Dahl
  • Nombre de pages: 124
  • Édition: Gallimard Jeunesse
  • Année de publication: 2003

Résumé

Nous avons ici quatre nouvelles de Roald Dahl.

Avis    

Le titre de ce livre est assez évocateur pour que je ne complète pas plus le résumé.  Vous ne serez pas surpris si je vous annonce que chaque nouvelle tourne globalement sur le thème de la ruse. On pourrait aussi dire l’arroseur arrosé, l’arnaqueur pris à son propre jeu et varier à l’infini toutes ses expressions mais ce n’est pas le but de ce commentaire.  
Ces quatre nouvelles relatent des situations cocasses où les artifices utilisés par les personnages principaux  échouent : un antiquaire se passant pour un révérend afin d’acheter des meubles à très bas prix, un enjeu de taille dans une dégustation de vin,  une femme infidèle ennuyé par le cadeau de son amant ou un groupe de braconniers qui ont les yeux plus gros que le ventre.
Malgré la leçon de morale implicite dégagée à la fin de chaque histoire, je pense que ce livre n’est pas forcément adapté pour de jeunes enfants. Il convient mieux à des adolescents (12 ans et +), voire des adultes.
Le style d’écriture est agréable, divertissant et fluide même s’il dérape parfois dans un ton enfantin et puéril. L’auteur a vraiment une imagination débordante qui ravira tout le monde.
En quelques mots, un bon livre pour se changer les idées !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Charlie et la chocolaterieFantastique Maître RenardLa potion magique de Georges BouillonLe bon gros géant  – Les deux gredinsMatildaSacrées sorcières

Le professeur

Fiche identité

  • Titre du livre: Le professeur
  • Auteur: Charlotte Brontë
  • Nombre de pages: 318
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1857

Résumé

William Crimsworth, orphelin pris en charge à contrecœur par ces deux oncles maternels, rompt brutalement avec eux suite à un désaccord sur son avenir professionnel. Il rejoint son frère dans le Nord de l’Angleterre pour s’engager dans le commerce mais cette expérience s’avère désastreuse. Avec de maigres ressources il part à Bruxelles pour gagner sa vie.

Avis    

Je ne sais comment vous exprimer ma consternation en terminant cet ouvrage.  La déception est d’autant plus vive que j’espérais retrouver ne serait-ce qu’une ombre de Jane Eyre, ce roman qui  m’a arraché des torrents de larmes et qui reste à ce jour, un de mes préférés. L’histoire raconte la vie d’un homme de condition modeste, résolu à réussir par ses propres moyens grâce à un travail acharné et une moralité à toute épreuve.
Mais autant Jane Eyre était attachante, autant  William Crimsworth m’a paru très antipathique. Je le décrirai comme quelqu’un de susceptible, d’orgueilleux avec une fierté mal placé ; un homme pétri de préjugés envers les autres nationalités et religions, ainsi que les femmes. Je pense qu’il faut se remettre dans le contexte du XIXème siècle pour juger certains propos du personnage principal : il met l’accent sur la supériorité anglaise dans tous les domaines (les qualités physiques et morales, les capacités intellectuelles, les mœurs et coutumes etc…) et pousse même le vice en jugeant ses contemporains par la forme de leur crâne. On découvre aussi le fonctionnement d’un pensionnat (cela donne froid dans le dos !), le système éducatif en général et les conditions de vie des femmes. A moins d’être riches, elles menaient une existence limitée sans aucune perspective positive d’avenir. Elles pouvaient s’en sortir en devenant institutrices, gouvernantes ou au pire des cas ouvrières. Le mariage était un gage de sûreté accessible uniquement aux personnes bien nées. J’ai admiré la volonté et le courage de Mlle Henri de subvenir à ses besoins et d’être indépendante même en étant mariée confortablement.
Son style d’écriture est maladroit, lent et mou: j’ai constaté beaucoup de longueurs, des phrases bancales, des références religieuses abondantes qui pourraient égarer même des gens connaissant un peu ce sujet. La lecture fut très laborieuse et très ennuyeuse. J’ai failli abandonner à maintes reprises mais un sursaut de courage m’a retenu.
La fin était prévisible mais charmante, ce qui a considérablement relevé la note. Pour ceux qui voudraient commencer les classiques anglais, je vous le déconseille fortement. Pour le reste, c’est un livre qu’il faut prendre avec des pincettes et beaucoup de recul.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Jane Eyre