L’épouvanteur (Tome 1 à 4)

Fiche identité

  • Titre du livre : L’épouvanteur (Tome 1 à 4)
  • Auteur : Joseph Delaney
  • Nombre de pages : 1 413
  • Édition : Bayard
  • Année de publication : 2004

Résumé

Thomas Ward est le septième enfant d’une famille de paysans. Comme tous ses frères, il doit quitter son foyer pour se spécialiser dans un autre métier. En effet, la ferme est petite et ses parents n’ont donc plus de travail à lui offrir. Parce qu’il a un don unique et qu’il est le septième fils d’un septième fils, il deviendra apprenti chez John Gregory, un épouvanteur, c’est-à-dire un homme qui protège le comté des esprits maléfiques comme les sorcières, les gobelins, les spectres… Mais des aventures terribles l’attendent au bout du chemin.

Avis    

Cette chronique est réservée à un public plutôt jeune, mais je n’ai pas résisté à l’envie de les prendre à la bibliothèque. En lisant ces livres, je me suis demandé si cet ouvrage est vraiment destiné aux enfants, car certains passages sont assez terrifiants, à moins que ce ne soit moi qui suit trop sensible (je n’aime pas les maisons hantées et les monstres).
Le point positif du livre est que le lecteur ne se retrouve pas dans un monde totalement imaginaire créé par l’auteur. L’histoire se déroule dans un petit village d’Angleterre au Moyen Âge et les seuls éléments fantastiques sont les sorcières, les esprits, ce qui fait qu’on s’insère très vite dans l’ambiance du livre.
L’auteur a su donner des traits cohérents et attachants aux personnages principaux. Grâce à un style très simple qui ne s’encombre pas de détails inutiles, on arrive à ressentir l’angoisse, les sentiments et les doutes qui animent Tom : au fond, il reste un jeune garçon qui tente d’affronter ses propres peurs et qui commet également quelques erreurs.
Concernant le maître, John Gregory, il reste assez énigmatique, ce qui donne envie d’en connaître plus en lisant les autres ouvrages. Les personnages secondaires arrivent petit à petit et alimentent d’une manière dynamique l’histoire sans pourtant éclipser le rôle de Tom, et de son maître.
L’auteur arrive à maintenir le suspense : on est captivé par l’histoire et on ne peut plus lâcher le livre jusqu’à la dernière page ou jusqu’au dernier tome.  Cette série m’a fait retomber en enfance et j’ai hâte de lire la suite…

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’épouvanteur (Tome 5 à 9) – L’épouvanteur (Tome 10 à 13)

Mercure

Fiche identité

  • Titre du livre : Mercure
  • Auteur : Amélie Nothomb
  • Nombre de pages : 188
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1998

Résumé

Françoise, une infirmière, est engagée pour soigner une jeune fille, Hazel, qui vit isolée sur une île avec un vieil homme. Sur cette île, non loin de Cherbourg, Françoise va découvrir un lien sordide qui unit ces deux personnages.

Avis        

Après plusieurs hésitations, je me suis décidée à lire cet ouvrage. Ce n’est pas le premier roman d’Amélie Nothomb que je lis, mais je n’ai jamais aimé son style. Ici, paradoxalement, j’ai plutôt apprécié cette histoire – et, d’ailleurs, j’ai du mal à expliquer les raisons qui me poussent à mettre une note aussi satisfaisante. Pourtant, rien de particulier ne m’a captivé. Les personnages ne sont pas attachants et leurs agissements sont absurdes, voire quasiment impossibles. La passivité de Hazel m’a exaspérée : elle a accepté sa condition sans se poser de questions, sans même toucher son visage ou tenter de se procurer un miroir. J’avais envie de la secouer et de lui dire d’arrêter de s’autoflageller. Quant au vieux capitaine, l’auteur lui donne des traits très caricaturaux, qui lui donnent un aspect repoussant.
En y réfléchissant bien, ce sont les thèmes de l’amour  et de la beauté qui donnent à ce livre une saveur originale. L’amour, dans ce livre, s’assimile au mot possession. C’est la lutte des deux protagonistes pour retenir l’objet de leur désir qui est décrite de manière assez dynamique et tout est permis : mensonges, illusions… Et l’objet est d’autant plus désirable, car il est beau, il donne envie de toucher. On a envie de le dissimuler et de le cacher, comme un trésor.
Et la fin, ou plutôt les fins ? J’aurais préféré une fin ambiguë où l’auteur laisse la place à l’imagination du lecteur au lieu de lui proposer deux scénarios probables, dont l’un est vraiment niais.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Métaphysique des tubesStupeur et tremblements