Baguettes chinoises

Fiche identité

  • Titre du livre : Baguettes chinoises
  • Auteur : Xinran
  • Nombre de pages : 350
  • Édition : Philippe Picquier
  • Année de publication : 2007

Résumé

Lasses d’être méprisées parce qu’elles sont des femmes, trois sœurs quittent la campagne pour s’installer dans la ville de Nankin.

Avis     

Si vous espérez un roman basé sur la cuisine chinoise, détrompez-vous ! Les baguettes évoquées ici sont un terme pour désigner les femmes, c’est-à-dire des ustensiles jetables, des fardeaux inutiles et incapables de soutenir financièrement une famille.
L’auteur raconte l’histoire de trois filles qui fuient la misère de la campagne. Arrivée en ville, elles essaient de se débrouiller tant bien que mal pour s’en sortir. Un roman autour des conditions des femmes me touche toujours d’autant plus que ce dernier est inspiré de faits réels.
Néanmoins, ce livre aurait pu être mieux. Je trouve que l’auteur rend ces récits de vie puérils et moralisateurs. Les trois jeunes femmes sont des oies blanches, naïves qui débarquent dans le monde citadin sans en connaître les codes sociaux, le fonctionnement et les moeurs. Heureusement, elles trouveront des personnes chaleureuses et accueillantes qui prendront soin d’elles. Je pense que la réalité est loin de ses trois contes de fées : qu’en est-il de celles victimes de prostitution ? De maltraitance ? De trafics en tout genre ? Ce n’est pas en débarquant près d’un saule à Nankin que des anges gardiens sympathiques vont vous conduire au paradis.
L’auteur évoque aussi les conditions de vie ardues des campagnes : les femmes utilisées comme monnaie de change ou outil corvéable à merci, la honte qui rejaillit sur une famille s’ils n’ont pas de fils, les différences entre la ville et la campagne.
Le style d’écriture est fluide mais ennuyeux. L’auteur n’a pas su donner de force à ce récit un peu bancal et mielleux. Le ton est tiède, prudent et explicatif sans être totalement engagé. Il y a beaucoup de longueurs. Par rapport à ces autres romans, ce livre est de moindre qualité.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  ChinoisesFunérailles célestes – L’enfant unique Messages de mères inconnues

La fiancée de Lammermoor

Fiche identité

  • Titre du livre : La fiancée de Lammermoor
  • Auteur : Walter Scott
  • Nombre de pages : 384
  • Édition : Phébus
  • Année de publication : 1819

Résumé

L’Écosse à la fin du XVIIème siècle. La famille Ravenswood voue une haine féroce à la famille Ashton, car cette dernière a réussi à usurper ses biens. Néanmoins, Edgar Ravenswood, dernier de la lignée, succombe aux charmes de Lucy, fille unique des Ashton. Cet amour réciproque vaincra-t’il cette inimitié ?

Avis     

C’est le second roman de Walter Scott que je lis. Ce dernier est moins accessible que le célèbre Ivanhoé en raison des deux chapitres du début excessivement rébarbatifs. Il s’en est fallu de peu que j’abandonne ce livre.
Passé cette longue introduction, nous voici plongée dans l’Écosse de la fin du XVIIème siècle dans une intrigue amoureuse de la même veine que Roméo et Juliette : deux familles qui se détestent, leurs enfants qui s’aiment, une malédiction qui plane entre eux, des machinations perverses pour les empêcher de vivre leur amour. Ce livre raconte une tragédie : l’auteur ne le cache pas en glissant de nombreuses allusions dessus. Un bon lecteur qui s’attache aux détails devinera aisément le dénouement de cette triste histoire.
Mais au-delà de cet aspect tragique, il y a aussi une veine comique dans ce récit grâce au personnage de Caleb Balderston, le sommelier. J’ai souri, parfois rigolé, devant tous les subterfuges de ce serviteur pour cacher la misère et le dénuement de son maître.
Je ne mets pas de note supérieure, car j’ai trouvé le style d’écriture ardue, peu accessible et parfois trop lourd. L’auteur est bavard, s’attarde sur des détails superflus qui apportent peu à l’intrigue, mais allonge le récit indéfiniment.
Les personnages ne sont pas très attachants. Edgar, décrit comme un être redoutable, ne semble pas être à la hauteur. Lucy, elle, est trop timorée, faible et sans éclat. Le seul personnage remarquable, mis à part le serviteur Caleb, et lady Ashton, une vraie harpie cruelle et manipulatrice digne de Lady Macbeth.
Je reste déçue de cette histoire et peu motivée à continuer à découvrir les autres romans de cet auteur.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  Ivanhoé