La trilogie de Bartiméus (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre : La trilogie de Bartiméus (Tome 1 à 3)
  • Auteur : Jonathan Stroud 
  • Nombre de pages : 1 853
  • Édition : Albin Michel Jeunesse
  • Année de publication : 2003

Résumé

Cette histoire se déroule à Londres. La ville est gouvernée par des sorciers dont le pouvoir magique découle des djinns qu’ils parviennent à maîtriser. Quand le jeune Nathaniel invoque Bartiméus pour voler une amulette, il va déclencher une série de catastrophes.

Avis     

Voici une trilogie addictive que je vous recommande vivement ! J’ai renoncé à de précieuses heures de sommeil tellement j’étais embarquée dans ce récit coloré, drôle et plein de rebondissements. Il y a tellement de choses à dire, mais je me focaliserai sur trois points :
l’univers décrit par l’auteur est facile à appréhender. Le lecteur est plongé dans un Londres fictif où la population est subdivisée en deux catégories : les sorciers qui maîtrisent la magie (donc la politique et l’économie) et le reste de la population sous leur joug.
les personnages sont bien dessinés. Nathaniel est celui qui n’a pas trouvé grâce à mes yeux même s’il est un des principaux protagonistes. Orgueilleux, arrogant, égoïste et irrespectueux, j’avais envie de rentrer dans le livre pour lui mettre une de ses paires de baffes ! Kitty intervient plus activement à partir du second tome : j’ai aimé sa gentillesse, son courage et sa détermination. Le personnage que j’ai adoré est Bartiméus : sous ses airs de méchant djinn, c’est une créature drôle, astucieuse et pleine de malice qui jette un regard ironique et moqueur sur le monde. C’est un peu normal, car des pouvoirs despotiques, des guerres et des machinations, il en a déjà vu tellement depuis des siècles.
– le style d’écriture est agréable, léger et plein d’humour. Les péripéties s’enchaînent rapidement avec beaucoup de rebondissements. Je n’ai pas senti de longueurs même si l’intrigue devient plus complexe au fur et à mesure des tomes. La fin est bien, honnête et à la hauteur du récit. Je reproche juste une chose à l’auteur : l’usage inutile et abusif des notes de bas de page ! Un vrai massacre qui retournerait plus d’un auteur dans sa tombe. Il serait également judicieux d’avoir un répertoire qui décrit les différentes catégories de djinn.
Je pense que vous sentez mon enthousiasme et que vous n’avez qu’une envie : courir à la bibliothèque emprunter ces livres ou carrément acheter les acheter. J’ai juste oublié de préciser un détail important : cette trilogie est plutôt destinée à des adolescents à partir de douze ans.

La servante écarlate

Fiche identité

  • Titre du livre : La servante écarlate
  • Auteur : Margaret Atwood
  • Nombre de pages : 560
  • Édition : Robert Laffont
  • Année de publication : 1985

Résumé

Lorsque le taux de natalité chute drastiquement, la nouvelle république de Gilead instaure un nouvel ordre social chez les femmes.

Avis     

Plusieurs fois, j’ai commencé ce roman sans jamais réussir à dépasser le premier chapitre. Puis, face à sa médiatisation récente, j’ai réussi à surmonter mes réticences pour enfin l’achever.
La narratrice nous décrit son quotidien dans un univers proche d’une dictature religieuse. Ce n’est qu’en rassemblant bout à bout les morceaux que nous découvrons le rôle qu’elle joue dans ce nouvel ordre social.
Ce n’est pas un livre facile, car loin d’être un roman lisse et chronologique, il est parsemé de plusieurs allers-retours dans ses souvenirs personnels. L’ambiance est morose, sombre et d’un ennui mortel. Le passé qu’on reconstruit comme un puzzle laisse beaucoup de flous et de mystères non élucidés. Le présent est une prison sans aucun espoir de délivrance si ce n’est la mort, et encore elle est peu accessible.
Mais soyons honnêtes, malgré toutes les qualités dont regorge ce livre (notamment le fait qu’il dénonce les dérives totalitaires et religieuses dont les femmes sont les premières victimes), je n’ai pas aimé ce roman. Cette atmosphère lourde, oppressante et ennuyeuse m’a pesée. C’est comme si à chaque fois que j’ouvrais ce roman, il m’asphyxiait et me privait peu à peu de ma joie de vivre. Je n’ai pas ressenti d’attachement pour Defred malgré toutes les épreuves par lesquelles elle est passée. A mes yeux, elle était déjà morte au fond d’elle-même.
Le style d’écriture est simple, avec un ton plat et glacial. Si l’auteur a suscité toutes ces émotions en moi, je conclus qu’elle a un talent indéniable. Mais la lecture doit rester un plaisir, une évasion et ici, ce fut presque une prison qui enserrait mes pensées.
Quoi qu’il en soit, ce livre vaut quand même le détour sauf en cas de déprime. J’ai essayé de regarder la bande-annonce de la série, mais impossible d’aller plus loin…

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : C’est le coeur qui lâche en dernier