La maison aux pignons verts

Fiche identité

  • Titre du livre: La maison aux pignons verts
  • Auteur: Lucy Maud Montgomery
  • Nombre de pages: 500
  • Édition: Archipoche 

Résumé

Cette histoire se déroule sur l’île du Prince-Edouard, à l’est du Canada. Les Cuthbert, un frère et une sœur d’âge mur, souhaitent adopter un garçon pour les aider dans les travaux de la ferme. Mais par erreur,  c’est une fille nommée Anne qui les attend à la gare. Ils décident finalement de la garder.

 Avis     

Ce roman est très connu dans la littérature jeunesse anglo-saxonne mais c’est seulement depuis quelques années que j’en entends parler. J’ai différé cette lecture mais il était enfin temps de m’y mettre.
Néanmoins, je suis déçue. Peut-être m’attendais-je à quelque chose de grandiose, de touchant mais j’ai surtout été ennuyée par le bavardage incessant de Anne, son imagination débordante, sa coquetterie un peu exagérée (est-ce un grand drame d’être rousse avec des taches de rousseur ?), son côté rancunier envers Gilbert, un camarade de classe.
Les aventures qu’elle vit sont assez mièvres et gentilles : un gâteau raté, une confusion entre un sirop de framboises et une liqueur, une teinture pour cheveux qui vire au vert. Les deux seuls bêtises assez risquées sont sa chute du toit et le radeau qui chavire.
Le livre, comme tous les romans du XIXème siècle à portée éducative, regorge de leçons moralisatrices : les filles doivent rester sages, douces et gentilles et obéir aveuglément aux adultes.
Le style d’écriture est simple, un brin désuet mais pas gênant. Est-ce moi qui suis trop vieille et qui ait oubliée toute poésie et romantisme ? En tout cas, je n’ai pas été conquise. Dommage !

La servante écarlate

Fiche identité

  • Titre du livre: La servante écarlate
  • Auteur: Margaret Atwood
  • Nombre de pages: 560
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Lorsque le taux de natalité chute drastiquement, la nouvelle république de Gilead instaure un nouvel ordre social chez les femmes.

Avis     

Plusieurs fois, j’ai commencé ce roman sans jamais réussir à dépasser le premier chapitre. Puis, face à sa médiatisation récente, j’ai réussi à surmonter mes réticences pour enfin l’achever.
La narratrice nous décrit son quotidien dans un univers proche d’une dictature religieuse. Ce n’est qu’en rassemblant bout à bout les morceaux que nous découvrons le rôle qu’elle joue dans ce nouvel ordre social.
Ce n’est pas un livre facile car loin d’être un roman lisse et chronologique il est parsemé de plusieurs allers-retours dans ses souvenirs personnels. L’ambiance est morose, sombre et d’un ennui mortel. Le passé qu’on reconstruit comme un puzzle laisse beaucoup de flous et de mystères non élucidés. Le présent est une prison sans aucun espoir de délivrance si ce n’est la mort, et encore elle est peu accessible.
Mais soyons honnêtes, malgré toutes les qualités dont regorge ce livre (notamment le fait qu’il dénonce les dérives totalitaires et religieuses dont les femmes sont les premières victimes), je n’ai pas aimé ce roman. Cette atmosphère lourde, oppressante et ennuyeuse m’a pesée. C’est comme si à chaque fois que j’ouvrais ce roman il m’asphyxiait et me privait peu à peu de ma joie de vivre. Je n’ai pas ressenti d’attachement pour Defred malgré toutes les épreuves par lesquelles elle est passée. A mes yeux, elle était déjà morte au fond d’elle-même.
Le style d’écriture est simple, avec un ton plat et glacial. Si l’auteur a suscité toutes ces émotions en moi, je conclue qu’elle a un talent indéniable. Mais la lecture doit rester un plaisir, une évasion et ici, ce fut presque une prison qui enserrait mes pensées.
Quoi qu’il en soit, ce livre vaut quand même le détour sauf en cas de déprime. J’ai essayé de regarder la bande annonce de la série mais impossible d’aller plus loin…