Les yeux du dragon

Fiche identité

  • Titre du livre : Les yeux du dragon
  • Auteur : Stephen King 
  • Nombre de pages : 296
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1984

Résumé

Cette histoire se déroule dans le royaume de Delain. Roland est un vieux roi qui a deux enfants, Peter et Thomas. Il est conseillé par un magicien, Randall Flagg, qui semble être là depuis toujours. Mais Flagg a des intentions malveillantes et veut détruire le royaume. 

Avis    

Voici un livre que mon fils m’a choisi pendant les vacances. J’étais assez curieuse de voir Stephen King dans la peau d’un auteur de fantasy, et ce fut une belle expérience. L’histoire commence comme un conte et adopte tous les codes liés à ce genre : un royaume lointain, un roi vieillissant, un conseiller prêt à trahir, deux frères dans la rivalité, de l’amitié, des dangers, des péripéties.
On aime ou bien on déteste les personnages : Peter, qui est talentueux et généreux dans tous les domaines ; Thomas, qui vit dans l’ombre de son frère ; Flagg, un être machiavélique et manipulateur rempli de mal. L’auteur sait distiller le suspense. Le livre se lit vite, car on a hâte de connaître la suite des événements. Le style d’écriture est fluide, agréable, adapté pour des enfants ou des adultes qui aiment les contes. Je suis un peu retombée en enfance en le lisant. On s’imagine facilement au coin d’un feu, un jour d’orage, à écouter cette histoire. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog  :  22/11/ 1963 – Brume – Ça – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur Sleep – Dolores Claiborne – Dôme – La ligne verte – La petite fille qui aimait Tom Gordon – Le fléau – L’institut – Marche ou crève – Misery – Rêves et cauchemars – Salem – Shining

Leurs enfants après eux


Fiche identité

  • Titre du livre : Leurs enfants après eux
  • Auteur : Nicolas Mathieu 
  • Nombre de pages : 432
  • Édition : Actes Sud 
  • Année de publication : 2018

Résumé

Cette histoire commence au mois d’août 1992, dans un petit bourg nommé Heillange. On va suivre, sur quatre étés, la vie de plusieurs adolescents issus de différentes classes sociales.

Avis    

J’ai profité des vacances pour m’octroyer une longue pause au niveau de ce blog. Cet arrêt m’a permis de me recentrer sur la lecture. Une partie des vacances a été consacrée à cet ouvrage que je qualifierais de morose, sinistre et même déprimant.
On suit, sur quatre étés étalés sur une dizaine d’années, plusieurs adolescents (Anthony et son cousin, Steph, Hacine, Clem, etc.) issus d’une petite ville située dans l’est de la France. Heillange est un bourg sinistré où les adolescents désoeuvrés passent leurs étés à se droguer, à boire de l’alcool et à b*****. Ce livre parle le langage des adolescents des années 90, de leurs rêves, de leurs codes, de leurs préoccupations, de leur vie tout simplement. Que ce soit la musique ou les références culturelles, on plonge dans leur peau le temps de quatre étés. Le langage est cru, vulgaire, mais si proche de la réalité. On voit les personnages vivre sous nos yeux. On a parfois envie de leur mettre une paire de claques ou de les empêcher de faire toutes leurs conneries. Je pense que chacun se reconnaîtra un peu dans ces personnages.
Il y a une ambiance morose dans ce livre : peut-on fuir ses origines ? Peut-on casser les codes et rêver d’une meilleure vie ? Le constat est presque accablant, car malgré tous leurs efforts, ces adolescents resteront englués dans leur origine sociale.
Leur destin est déjà tracé d’avance, sans presque aucun espoir de sortir de la classe sociale dans laquelle ils sont nés : Hacine, fils d’immigrés marocains, va intégrer un réseau de trafiquants de drogue ; Anthony, fils unique d’une famille d’ouvriers, vit dans la violence, l’alcool et de menus larcins. Quant à Steph et Clem, issues de familles bourgeoises, elles ont plus de chances d’échapper à cette vie déprimante de province.
L’auteur nous dresse un portrait morose de la France qui me semble encore plus actuel : l’absence d’ascenseur social, la vie des adolescents dans les banlieues ou les provinces désoeuvrées, la différence de classes sociales qui se ressent déjà à l’adolescence pour devenir, par la suite, des gouffres infranchissables.
C’est un livre que je conseille pour tous les thèmes abordés, même si on en ressort avec un arrière-goût amer.