A l’ombre du baobab

Fiche identité

  • Titre du livre : À l’ombre du baobab
  • Auteur : Alexandra Fuller
  • Nombre de pages : 320
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 2019

Résumé

L’auteur nous raconte la vie de son père, un Anglais qui a choisi de vivre en Afrique. 

Avis    

C’est le titre de ce livre qui m’a attiré, mais hélas, je suis déçue par cette histoire. L’auteur nous décrit son père, Tim Fuller, un Anglais qui est tombé amoureux de l’Afrique. Le livre débute par la mort de son père à Budapest, lors d’un voyage qu’il a effectué avec sa femme. Puis, l’auteur revient sur ses souvenirs d’enfance et sur la vie que ses parents ont menée en Rhodésie.
Leur vie était ponctuée par des déménagements de ferme en ferme, au milieu des bêtes sauvages d’Afrique. C’était une famille un peu fantasque, avec un mode de vie qui n’existerait quasiment plus aujourd’hui.
Ce livre ne m’a pas plu, car il a une construction brouillonne. L’auteur évoque un événement qui n’a parfois d’intérêt que pour elle. Je pense que c’est sa manière à elle de faire le deuil de son père et de sa vie là-bas. Il y a un côté triste dans leur vie, un mal-être que je n’arrive pas à définir mais, personnellement, j’étais mal à l’aise face à certains aspects autobiographiques qu’elle racontait. Je pense que c’était une existence de survie et de souffrance, loin des images idylliques qu’on pourrait avoir de l’Afrique.
Le style d’écriture est plat, brouillon et décousu. J’ai eu du mal à finir ce livre et à en démarrer un autre, car il m’a pesé. Dommage !

La peur

Fiche identité

  • Titre du livre : La peur
  • Auteur : Stefan Zweig
  • Nombre de pages : 128
  • Édition : Payot et Rivages
  • Année de publication : 1910

Résumé

Cette histoire se déroule à Vienne. Mme Wagner trompe son mari. Ce geste, fait presque par ennui, va pourtant bouleverser son existence. Un jour, alors qu’elle sort de chez son amant, une dame la menace. Mme Wagner tombe sous la coupe de ce chantage. 

Avis    

Cette courte nouvelle est percutante dans la façon de traiter la psychologie du personnage principal. Tout commence par une situation plutôt banale. Mme Wagner, presque par désoeuvrement, ou pour tromper son ennui, prend un amant. Ce jeune homme devient presque une habitude, un accessoire dans sa vie quotidienne. Mais lorsque une dame menace de tout dévoiler, Mme Wagner tombe dans les pièges du chantage.
L’extorsion commence par quelques billets, puis l’enjeu devient plus grand. Mme Wagner perd complètement ses moyens, et panique. Vu le risque idiot qu’elle a pris, elle peut tout perdre : sa réputation, son mariage, sa situation enviable, ses enfants, etc. Elle commence par s’enfermer chez elle, cède aux demandes de plus en plus pressantes de son maître chanteur, quitte à donner sa bague de fiançailles.
C’est là que se déploie tout le talent de l’auteur : il va disséquer les émotions, les sentiments et les états d’âme d’Irène Wagner. On va rentrer dans le tourbillon : l’angoisse, la peur, le dégoût, la folie, la panique au point de songer à mettre fin à ses jours. La fin est juste inattendue, alors là, quelle claque pour moi !
Le style d’écriture est fluide, agréable, fin et limpide. C’est extrêmement bien écrit, du pur Stefan Zweig, du très haut niveau dans l’écriture. À découvrir ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Amok suivi de Lettre d’une inconnue – Le joueur d’échecs – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme