La Louisiane

Fiche identité

  • Titre du livre : La Louisiane
  • Auteur : Julia Malye
  • Nombre de pages : 576
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2024

Résumé

Plusieurs femmes issues de la Salpêtrière sont envoyées en Louisiane pour devenir les épouses des colons français. Parmi elles, on suivre Charlotte, une enfant de douze ans ; Pétronille, une aristocrate rejetée par sa famille et Geneviève, une femme condamnée pour avortement. 

Avis    

C’est grâce à ma cousine que j’ai découvert ce roman historique. Je la remercie pour ce cadeau, même si l’histoire ne m’a pas plu autant que je l’espérais. On va suivre le destin de trois femmes envoyées en Louisiane pour devenir les épouses de colons français installés là-bas. Après un début laborieux sur les conditions de vie à la Salpêtrière, elles vont embarquer pour une longue traversée de l’Atlantique. Ensuite, elles seront mariées et vont suivre chacune leur destin en Louisiane.
En soit, l’idée était bonne, voire même excellente, mais cette histoire tire tellement sur les longueurs qu’on perd le fil.
On sent que l’auteur s’est documentée, même trop, et qu’elle n’arrive pas à créer un récit intéressant, mais plutôt à rassembler un bloc de faits. Les personnages ne sont pas attachants même si certaines vivent des tragédies. En alternant trop sur la vie des personnages avec des chapitres très courts, on oublie rapidement ce qui s’est passé pour chacune d’elles. Pour faire court, elles vont se marier, avoir des enfants ou pas, suivre leur mari et subir bravement leur sort. Les péripéties sont molles et peu dynamiques : une attaque de pirates, une attaque des Indiens Natchez, et puis, voilà.
On dirait que l’écriture de ce roman fut laborieux, confus et presque forcé tellement j’ai ressenti peu de fluidité. Je me suis ennuyée sur une bonne partie du livre, au point que j’ai failli plusieurs fois abandonner cette lecture.
Le style d’écriture est lourd, répétitif, bancal et sans aucune fluidité. C’est vraiment mal écrit, que ce soient les dialogues ou les descriptions. Je sais que ma critique est dure, mais je me suis tellement ennuyée au point de ne pas comprendre l’engouement que suscite cet ouvrage.
Pour conclure, passez votre chemin, vous risquez de perdre votre temps !

L’étrange histoire de Benjamin Button

Fiche identité

  • Titre du livre : L’étrange histoire de Benjamin Button
  • Auteur : Francis Scott Fitzgerald 
  • Nombre de pages : 108
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1922

Résumé

Cette histoire se déroule aux Etats-Unis. Un étrange bébé naît dans la famille Button puisqu’il est venu au monde avec l’apparence d’un homme de soixante-dix ans. Mais plus le temps passe, plus il rajeunit. 

Avis    

Voici une courte nouvelle de Francis Scott Fitzgerald sur un fait divers original : un enfant, Benjamin Button, qui à une vie à l’envers. Il naît vieux, et meurt jeune, traversant à contre-courant la vie.
En quelques pages, l’auteur nous insère dans sa vie, qui reste au fond d’une étrange banalité : la vieillesse, le mariage, le service militaire, les études universitaires, l’enfance, la vie de nourrisson.
Benjamin Button va à l’encontre de ce qu’on attend de lui. Les gens croient qu’il le fait exprès, alors qu’il est lui-même victime de circonstances exceptionnelles.
Le style d’écriture est fluide, agréable, mais avec peu d’émotions et peu de sentiments. On regarde le personnage évoluer, mais sans réellement ressentir de l’affection pour lui. Je trouve qu’il manque quelque chose pour faire de cette histoire un récit exceptionnel, comme si l’auteur l’avait bâclé ou terminé à la va-vite.
À découvrir quand même pour ceux qui souhaiteraient entrer dans l’oeuvre de cet auteur américain !
Pour finir, une belle citation :
– J’aime les hommes de votre âge, lui confia Hildegarde. Les jeunes sont si bêtes. Ils me racontent combien de bouteilles de champagne ils ont bu en soirée et combien d’argent ils ont perdu en jouant aux cartes. À votre âge, les hommes savent apprécier les femmes.
Benjamin se sentit prêt à lui faire une déclaration – mais en faisant un effort sur lui-même, il réprima cette envie.
Elle poursuivit :
– Vous avez vraiment l’âge idéal – cinquante ans. À vingt-cinq ans on est trop terre à terre ; à trente ans on a de fortes chances d’être épuisé par son travail ; à quarante ans on raconte des histoires tellement interminables qu’il faut fumer des cigares pour prendre le temps de les raconter ; à soixante ans – ah, soixante ans c’est trop près de soixante-dix ; mais cinquante ans c’est le bel âge. C’est l’âge que j’aime.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Gatsby le magnifiqueTendre est la nuit