L’insoutenable légèreté de l’être

Fiche identité

  • Titre du livre: L’insoutenable légèreté de l’être
  • Auteur: Milan Kundera
  • Nombre de pages: 476
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1984

Résumé

Cette histoire se déroule à Prague, vers 1968. Tomas et Tereza se rencontrent grâce à la succession de plusieurs évènements liés au hasard. Mais si l’un représente la légèreté, l’autre est son pôle contraire qui est la pesanteur. Tomas aime collectionner les femmes  tandis que Tereza, hantée par son passé, n’aura que pour seul rempart la fidélité et la jalousie.

Avis     

C’est grâce à une amie  que j’ai connu cet auteur (ps : elle se reconnaîtra si elle passe ici) et je la remercie vivement. En voyant le titre assez original, j’étais sceptique et puis, en le lisant, je découvre que ce livre est un vrai petit trésor.
Plusieurs thèmes sont abordés par l’auteur, avec un style d’écriture tellement fluide, tellement léger et agréable qu’on ne peut pas s’arrêter une fois qu’on a commencé. Le thème de l’amour est prépondérant : la rencontre, les éléments qui influencent le choix amoureux, les « fameuses coïncidences » auxquels on donne un sens très symbolique..
Mais c’est surtout l’opposition entre légèreté et pesanteur qui donne tout un sens à cette histoire : d’un côté, puisqu’on ne vit qu’une fois, autant vivre libre et indépendant, sans chaînes et sans attaches. Puis de l’autre, il y a Tereza avec une autre vision plus idéale de l’amour et de la vie : celui de l’exclusivité, de la jalousie, de la possession, de l’attachement aux principes et aux personnes. On oscille entre ces deux tendances mais au final, on ne peut pas vraiment se prononcer sur ce qu’il conviendrait réellement de faire car tout est si relatif, et l’insoutenable légèreté de l’être nous tenaille!
L’auteur fait également une vive critique des évènements lors du printemps de Prague, du communisme, de l’Union soviétique, de la répression qu’on subit les intellectuels tchèques, du kitsch..
J’ai envie de vous partager certains passages qui m’ont beaucoup plu « la vie humaine n’a lieu qu’une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce, que dans toute situation, nous ne pouvons décider qu’une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième une quatrième vie pour que nous puissions comparer les différentes décisions » et « le temps humain ne tourne pas en cercle mais avance en ligne droite. C’est pourquoi l’homme ne peut être heureux puisque le bonheur est désir de répétition ».
Bref, un chef-d’oeuvre à lire !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogLa plaisanterie Le livre du rire et de l’oubli

Les cerfs-volants de Kaboul

Fiche identité

  • Titre du livre: Les cerfs-volants de Kaboul
  • Auteur:  Khaled Hosseini
  • Nombre de pages: 405
  • Édition: 10 x 18
  • Année de publication: 2003

Résumé

Cette histoire commence à Kaboul. Amir est fils d’un riche commerçant tandis que Hassan est serviteur. Malgré leurs différences, ce sont les meilleurs amis du monde. Un jour pourtant, des jeunes s’en prendront de manière tout à fait ignoble à Hassan et Amir, qui sera pourtant témoin, ne fera rien pour le sauver.
Puis ils perdent contact jusqu’au jour où Amir, exilé aux Etats-Unis, recevra un coup de fil étrange. Cette personne l’invite à réparer le tort qu’il a indirectement commis.

Avis    

J’ai lu ce livre il y a longtemps. Mais j’en garde encore un souvenir vivace. C’est une histoire magnifique qui donne les larmes aux yeux et qui mérite bien sa place dans mes ouvrages préférés.
C’est grâce à cet auteur que j’ai découvert un nouveau pays : l’Afghanistan. Pays où il faisait bon y vivre même si la vie était très simple jusqu’à ce qu’il soit ravagé par les différentes guerres. L’auteur exploite à merveille les thèmes de la culpabilité, de la rédemption, de l’amitié, de la fraternité et de l’amour. Et même si je me répète, je soutiens que cette histoire est vraiment très belle.
Une fois qu’on commence le livre, on est embarqué pour un long périple avec des personnages qui sont très attachants. Il n’y a ni méchants, ni gentils, il y a juste des hommes et des femmes avec leurs défauts et leurs choix irrationnels qui tentent de rattraper leur passé et leurs erreurs. On respire au même rythme qu’eux : parfois on les hait pour leur conduite, souvent on pleure pour eux…C’est rare qu’un livre arrive à me rendre autant sensible!
L’écriture est facile, aisée, simple. On en ressort bouleversée et ce livre m’a donnée envie d’en savoir plus sur ce pays lointain.
A lire à tout prix ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Ainsi résonne l’écho infini des montagnesMille soleils splendides