Le seigneur des Anneaux (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre : Le seigneur des Anneaux (Tome 1 à 3)
  • Auteur : J. R. R. Tolkien
  • Nombre de pages : 1 280
  • Édition : Christian Bourgeois
  • Année de publication : 1954

Résumé

Frodon est un hobbit vivant paisiblement dans la Comté. Son oncle lui lègue un anneau le jour de son anniversaire. Or, il s’avère que cet objet est maléfique et que Sauron, le Seigneur des Ténèbres, le recherche à tout prix pour conquérir la Terre du Milieu. Accompagné par ses fidèles compagnons, Frodon va mener une quête désespérée pour le détruire dans la Montagne de Feu, qui se trouve dans l’antre de Sauron.

Avis    

Cela fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon blog. Ce gros pavé de 1 200 pages m’a retardé, ainsi que quelques désagréables exercices de finance. Je connaissais déjà très bien l’histoire, étant donné que j’avais déjà lu ce livre auparavant et que j’avais déjà vu les films. Néanmoins, rien ne vaut un petit retour dans son adolescence !
J’aime beaucoup lire de la fantasy, mais il faut dire que ce livre surpasse de très loin tous les livres de cette catégorie. L’auteur a une imagination prolifique et on est plongé dans un univers enchanteur, peuplé d’elfes, de hobbits, de nains et de magiciens. Il alterne bien les dialogues et les descriptions, si bien qu’on retarde le moment où les chapitres se terminent et on savoure chaque mot comme une friandise. En un mot, ce livre est un chef-d’oeuvre pour tous les fans de fantasy, et même pour tous ceux qui aiment lire tout simplement. Il n’y a pas vraiment de suspense dans l’histoire. C’est plutôt un récit épique, un voyage avec des compagnons différents qui nous changent de notre triste quotidien.
Les personnages sont bien élaborés et se complètent extrêmement bien. J’ai beaucoup apprécié l’amitié et le dévouement de Sam pour son maître Frodon, l’humilité d’Aragorn malgré son statut d’héritier, la fraternité qui existait entre les membres de la  Communauté. L’auteur met l’accent sur les thèmes du courage et de la volonté, mais insiste aussi sur les méfaits de la cupidité et de l’amour du pouvoir, quel qu’il soit. Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un livre moralisateur ! On se sent également un brin nostalgique en lisant ce livre : on aspire à mener une vie paisible et calme comme les hobbits,  assis près d’une cheminée ou cultivant tranquillement son jardin. Ou bien vivre en harmonie avec la nature, comme les elfes !
Un petit bémol tout de même : la fin est assez longue et  les descriptions des batailles sont quelques fois soporifiques !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Bilbo le hobbitMaître Gilles de Ham

Où on va, papa ?

Fiche identité

  • Titre du livre : Où on va, papa ?
  • Auteur : Jean-Louis Fournier
  • Nombre de pages : 154
  • Édition : Stock
  • Année de publication : 2008

Résumé

C’est le témoignage de Jean-Louis Fournier sur ses deux enfants handicapés.

Avis    

Il y a des livres qu’on lit en plusieurs semaines et qui nous laissent indifférents. Et puis, il y a des livres qu’on côtoie pendant quelques heures et qui nous chamboulent l’esprit. Ce livre en fait partie. J’en avais entendu parler vaguement et, quand je l’ai trouvé à la bibliothèque, je n’ai pas hésité à le prendre.
C’est une histoire triste et poignante, et je trouve très courageux de la part de l’auteur de nous livrer ses sentiments, comme s’il écrivait dans un journal intime. On ne se rend pas souvent compte de la difficulté d’avoir un enfant handicapé, surtout que le regard des autres est souvent un juge sévère.
L’auteur passe par plusieurs sentiments : la joie d’avoir eu un enfant, puis ensuite la peur, l’envie qu’il ressent envers les autres parents qui ont des enfants « normaux », les regrets, les choses qu’il aurait aimé faire avec ses enfants, le désespoir qui l’envahit, la culpabilité qui le ronge…
Mais il utilise un ton cynique et ironique, voire provocateur. Peut-être est-ce pour se protéger ou pour ne pas trop se dévoiler ? Lorsqu’il commence à être mélancolique, il se rattrape en faisant un brin d’humour. Parfois, je me sentais gênée quand il se moquait de ses enfants, notamment lorsqu’il n’arrêtait pas de répéter qu’ils avaient « de la paille dans la tête ». Mais, entre les lignes, on sent qu’il les aime profondément…