La ferme des animaux

Fiche identité

  • Titre du livre : La ferme des animaux
  • Auteur : George Orwell
  • Nombre de pages : 150
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1945

Résumé

Cette histoire se déroule en Angleterre. Un soir, les animaux de la ferme du Manoir, guidés par les visions avisées de Sage l’Ancien, décident de se révolter et de chasser leur maître, M. Jones, de la ferme. Une fois leur projet réussi, ils deviennent tous libres et, guidés par les cochons, ils s’organisent d’une nouvelle manière.

Avis     

J’étais assez sceptique en voyant le titre au début, étant donné qu’il avait l’air assez enfantin. La couverture du livre est assez trompeuse aussi et pourtant, cette image représente l’histoire de façon très synthétique. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai adhéré au concept et j’ai énormément apprécié cet ouvrage.
Cette histoire est une critique voilée du communisme et de ses dérives. Les animaux se révoltent et rêvent de créer une société où tous les animaux seraient égaux, où chacun travaillerait non pas pour un maître mais pour le bien-être de tous, où tout animal mangerait à sa faim, profiterait de ses loisirs, où tout le monde vivrait en harmonie. Mais comme le dit si bien le proverbe, « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Tout commence pour le mieux et les cochons mènent la révolution et l’organisation avec brio. Mais, petit à petit, ces derniers sont envahis par le démon du pouvoir : ils s’octroient des privilèges de plus en plus étendus, modifient les commandements au gré des circonstances, réinventent toute l’histoire de la Révolution, exécutent les animaux soupçonnés d’être des traîtres, arrachent les jeunes chiots de leur mère pour en faire des molosses… Vous allez me demander : pourquoi les animaux ne se révoltent-ils pas ? L’auteur vous l’expliquera bien mieux que moi ! Nous avons ici un portrait satirique et ironique du communisme et de tout régime totalitaire.
ll y a des animaux très attachants dans le livre. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Malabar, ce cheval courageux qui n’hésitait pas à se tuer à la tâche pour construire le moulin. Il a malheureusement été récompensé de la plus terrible des façons.
J’ai lu le livre en français : je dirais que la traduction est mauvaise, ce qui donne un style assez lourd et des phrases parfois alambiquées. Néanmoins, on sent et on apprécie le ton ironique et sarcastique de l’auteur.
Bref, un chef-d’œuvre que tout le monde devrait lire !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 1984

Pierre de lune

Fiche identité

  • Titre du livre : Pierre de lune
  • Auteur : Wilkie Collins
  • Nombre de pages : 507
  • Édition : Phebus
  • Année de publication : 1868

Résumé

Le jour de son anniversaire, Rachel Verinder reçoit comme cadeau, de la part de son oncle, un magnifique diamant provenant d’Inde nommé la « Pierre de lune ». Or, cette pierre est réputée pour attirer le malheur sur quiconque la possède. Cette affirmation s’avère vraie, puisque quelques heures après, le bijou disparaît…

Avis    

C’est assez rare que je lise successivement les ouvrages d’un même auteur, mais cette fois-ci, je n’ai pas pu résister à la tentation. Les nouvelles ont aiguisé mon appétit et j’ai profité d’un week-end moins chargé en révisions pour prendre ce livre à la bibliothèque. J’étais assez sceptique au début, étant donné qu’il ne s’agit que d’un vol et j’escomptais trouver l’auteur du délit avant le milieu du livre.
Ce livre est époustouflant, car il m’a captivé jusqu’au bout. C’était difficile, voire quasi-impossible de déterminer de manière précise et certaine qui aurait pu subtiliser le diamant. L’auteur arrive à semer le doute dans notre esprit et, au moment où on pense connaître le coupable, on revient sur  notre jugement quelques pages plus loin. En un mot, ce livre est un vrai chef-d’oeuvre d’intrigue policière ! Dès qu’on le commence, la seule envie – quitte à passer des nuits blanches – est de démêler l’intrigue et d’avoir des explications sur les événements qui se sont déroulés lors de la soirée d’anniversaire. Le style d’écriture est vraiment fluide, léger, très agréable ! Il y a des moments où je n’ai pas pu me retenir de sourire devant les propos de certains personnages. L’auteur critique de manière très subtile les femmes, notamment lors de la partie du récit faite par Gabriel Betteredge, le domestique de la famille.  Cela peut s’expliquer par la vie assez étrange qu’il a menée à son époque : en effet, Wilkie Collins était un célibataire endurci qui refusa la demande en mariage d’une femme qu’il aimait profondément. De même,  il est très ironique envers les femmes dévotes, notamment lorsque Miss Clack tente de prêcher la bonne parole à son entourage. Entre nous, les comportements de ces deux personnages m’ont particulièrement amusé.
On découvre aussi un pan beaucoup plus large de la vie à cette époque, notamment les relations qui se nouaient entre les domestiques et leurs maîtres, ainsi que les relations hommes-femmes, l’emprise que la communauté avait sur la vie individuelle, surtout la peur des cancans et des opinions des autres, la vie oisive des riches qui contraste fortement avec la terrible misère qui touche une grande frange de la population.
En un mot, et tant pis si je me répète, un chef-d’oeuvre. D’ailleurs, si vous n’êtes toujours pas convaincu, T.S Eliot a jugé que cet ouvrage était « le meilleur roman policier de langue anglaise ».
Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir mis le 5ème coeur ? Il y a une explication qui ne m’a pas entièrement satisfait et qui m’a laissé assez sceptique. Je ne vous dirai pas laquelle, car sinon je risque de tout révéler par mégarde !

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