Guerre et paix

Fiche identité

  • Titre du livre : Guerre et paix
  • Auteur : Léon Tolstoï
  • Nombre de pages : 2 078
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1869

Résumé

Nous sommes en Russie pendant la campagne de Napoléon entre 1805 et 1812. La destinée de trois familles aristocratiques, les Rostov, les Bezoukhov et les Bolkonski, va être mêlée aux événements historiques de cette époque.

Avis    

Après un mois et demi de lecture presque continue, je viens enfin vous présenter cet ouvrage qui a totalement bloqué l’activité de mon blog. Je précise qu’il est difficile de faire la critique d’un ouvrage aussi dense et aussi riche, et que je ne pourrais pas aborder tous les points qui me tiennent à cœur.
Deux périodes bien distinctes se succèdent dans cet ouvrage : la paix et la guerre. Dans le premier cas, on est plongé dans un univers féerique de bals, de dîners, de fréquentations mondaines où les Russes parlent français, se font la cour dans les salons et chassent le loup dans les campagnes. En temps de guerre, c’est la vie quotidienne des soldats et les diverses étapes de la campagne de Koutouzov qui sont décrites. Cette partie m’a moins intéressé car il y a beaucoup de longueurs sur la stratégie militaire et l’auteur n’hésite pas à donner son opinion personnelle sur la façon d’aborder telle ou telle bataille et sur les erreurs commises lors de la campagne militaire contre Bonaparte.
Il y a beaucoup de personnages dans le livre qui sont tous extrêmement bien travaillés et attachants, mais quelques-uns vont retenir notre attention, car nous serons liés à leur destin : la comtesse Natacha Rostov et son frère Nicolas, le prince André Bolkonski et sa sœur Marie, ainsi que le comte Pierre Bezoukhov. Personnellement, j’ai beaucoup aimé la princesse Marie pour sa gentillesse, son abnégation et son coeur en or, et Natacha pour son caractère enjoué et impulsif qui lui apportera parfois bien des soucis. Je n’en dirai pas plus pour vous donner l’envie de lire, mais sachez que certaines parties de leur existence sont vraiment poignantes et que l’auteur arrive à leur donner un souffle très réaliste.
Le style d’écriture est limpide, avec de magnifiques descriptions qui vous donnent l’impression d’être vraiment présent sur les lieux. On sent que chaque détail du livre est bien peaufiné.
Au-delà de l’histoire, on sent aussi un certain questionnement de l’auteur sur le sens de la vie et la recherche du bonheur par les hommes. Quelque part, j’ai eu l’impression qu’il voulait nous faire comprendre que tout est vain en ce monde, mais la fin a plus ou moins réfuté mon impression.
En quelques mots, c’est un chef-d’œuvre très riche qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Anna KarénineLa mort d’Ivan IlitchLa sonate à Kreutzer – Le bonheur conjugal – Le diable Les cosaques

Shutter island

Fiche identité

  • Titre du livre : Shutter island
  • Auteur : Dennis Lehane
  • Nombre de pages : 392
  • Édition : Rivages Noir
  • Année de publication : 2003

Résumé

Nous sommes dans les années 50. Une île au large de Boston, Shutter Island, est un hôpital psychiatrique qui accueille des criminels atteints de troubles mentaux graves. Le marshall Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule y débarquent un matin de septembre pour enquêter sur l’évasion de Rachel, une patiente qui a noyé ses trois enfants.

Avis    

Je suis désolée de ne réapparaître  sur ce blog qu’après trois semaines d’absence. J’ai pris de belles vacances sous le soleil des tropiques et je me suis attelée à la lecture d’un livre titanesque qui me prendra encore un certain moment à terminer. En attendant, et pour couper un peu, je me suis motivée à lire ce polar très connu qui est également sorti en film. J’ai été agréablement surprise, car il y avait du suspense et, malgré une certaine perspicacité, je me suis largement trompée sur les personnages. J’ai beaucoup aimé cette ambiance angoissante et palpitante : une tempête violente qui isole pendant quatre jours une île composée de patients inquiétants, des médecins qui se livrent à des pratiques douteuses, etc. Les événements s’enchaînent plutôt bien et la fin est vraiment surprenante ; je la qualifierais même de très réaliste. 
Mais je n’ai pas pu mettre une note supérieure, car le livre est entièrement composé de dialogues et les descriptions sont réduites au minimum, ce qui donne un style d’écriture vraiment restreint et une sensation de vide durant la lecture.
Conclusion : une lecture plutôt facile et distrayante, mais sans plus ! Par contre, je n’ai pas vu le film, donc je ne ferai aucun commentaire là-dessus. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Gone baby gone –  Mystic river