Un chant de Noël

Fiche identité

  • Titre du livre: Un chant de Noël
  • Auteur: Charles Dickens
  • Nombre de pages: 156
  • Édition: Le livre de poche Jeunesse
  • Année de publication: 1843

Résumé

C’est Noël dans la ville de Londres. Alors que tout le monde se réjouit de cet évènement, M. Scrooge, un vieillard acariâtre et avare, fuit la fête pour passer Noël tout seul chez lui. Mais, dans sa sombre maison trois spectres du passé, du présent et de l’avenir l’attendent…

Avis    

Avant de commencer ce commentaire, je tiens à souhaiter un JOYEUX NOËL à tous les visiteurs de ce blog. Sans vous, il n’existerait pas et j’espère de tout mon cœur que vos vœux pour l’année à venir se réaliseront tous.
Noël approche à grands pas : c’est le moment des cadeaux, des fêtes mais c’est aussi une période favorable à la lecture de contes de Noël au coin du feu. C’est ainsi que je me retrouve à lire (pour la première fois) Dickens et son célèbre conte. L’auteur nous transporte à Londres, à la veille de Noël. Son style d’écriture et ses descriptions sont magnifiques et on s’y croirait vraiment : on sent la bonne odeur de dindes et de pudding, on voit l’allégresse des gens dans les rues, les familles autour du feu en train de partager ce moment, les boutiques bien décorées…C’est féérique !
L’auteur a su donner des traits de caractère très réalistes au personnage principal: c’est un vieil homme solitaire, sombre et égoïste. Contrairement à tout le monde, Noël est, pour lui, une « sottise ».  A travers M. Scrooge, il dénonce plusieurs défauts notamment l’avarice et l’avidité qui finiront par le séparer de ses semblables, de la personne qu’il aime et du bonheur. C’est un conte moralisateur où on attend que le héros change pour le mieux.
Toutefois, selon moi, ce n’est pas vraiment un ouvrage destiné aux jeunes enfants. Certains passages sont tout simplement terrifiants, notamment l’apparition des spectres. Je n’ai pas encore vu le dessin animé mais j’ai eu des échos négatifs car il paraît qu’il fait réellement peur. Certaines tournures de phrases aussi ne sont pas adaptées à un jeune public car le style d’écriture est  souvent très soutenu.
En conclusion, c’est un bon livre dans l’esprit de Noël et qui m’a donné envie de lire d’autres ouvrages de cet auteur !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: David CopperfieldDe grandes espérancesLa maison d’Apre-VentLa petite Dorrit – Les temps difficilesNicholas Nickleby –  Oliver TwistUn conte des deux villes

Quo vadis

Fiche identité

  • Titre du livre: Quo vadis
  • Auteur: Henryk Sienkiewicz
  • Nombre de pages: 708
  • Édition: Buchet Castel
  • Année de publication: 1896

Résumé

Cette histoire se déroule à Rome, durant le règne de Néron. A travers l’histoire d’amour de Marcus Vinicius un patricien, et de Lygie, une otage chrétienne, on suit les évènements de cette époque, notamment la persécution des premiers chrétiens.

Avis    

J’ai lu cet ouvrage quand j’étais encore très jeune mais la seule chose dont je me souviens est l’excellent souvenir qu’il m’a laissé. Et en le relisant, je me rends compte que l’histoire m’a encore plus envoûté qu’avant.
On est plongé dans le mode de vie oisif des patriciens romains qui était rythmé par les désidératas de Néron : tout n’était qu’orgies, festins, jeux du cirque, voyages et amusements en tout genre…L’auteur décrit ce dernier comme un empereur uniquement obnubilé par l’art, sanguinaire et cruel, exigeant de ces sujets une servilité et une obéissance parfaite, ne supportant aucun critique de ses talents d’artiste. Mais il  a su  également donner des traits de caractère très réalistes aux innombrables personnages: Pétrone le sénateur féru de beauté, Marcus l’impulsif soldat, la douce Lygie, le malin Chilon ou le colossal Ursus. On s’attache à eux et on voit leur destin basculer petit à petit.
J’ai juste senti que l’histoire d’amour entre Marcus et Lygie était émouvante mais trop simple, un peu naïf parfois.
Beaucoup d’éléments retiennent l’attention dans cet ouvrage : il y a non seulement le cruel traitement quotidien des esclaves mais aussi la persécution des chrétiens suite à l’incendie de Rome, où Néron en profite lâchement pour les accuser. Les tortures décrites dans l’ouvrage sont terribles : les uns seront livrés aux bêtes sauvages, les autres brûlés vifs ou crucifiés. En plus, la foule se délectait de ce spectacle et réclamait toujours plus de sang. Ces réactions m’ont énormément écœuré.
La religion chrétienne est aussi omniprésente dans le livre avec des références à l’apôtre Pierre ou Paul ou bien des dialogues sur la foi, la miséricorde divine, la vie après la mort ou l’amour de son prochain. Selon moi, l’auteur « décrit » les dogmes chrétiens sans sombrer dans la morale. D’ailleurs, tout s’imbriquait très bien avec le contexte général et aucune longueur n’était perceptible.
J’ai adoré son style d’écriture : il se lit très aisément, les mots coulent doucement et les belles descriptions nous emmènent dans l’époque romaine.
C’est un livre vraiment magnifique qui m’a presque empêché de dormir ! Lisez-le d’autant plus que le talent de l’auteur a été récompensé par le prix Nobel de littérature !