Le jardin des Finzi-Contini

Fiche identité

  • Titre du livre : Le jardin des Finzi-Contini
  • Auteur : Giorgio Bassani
  • Nombre de pages : 372
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication : 1962

Résumé

Un après-midi, lors de la visite de tombeaux étrusques avec des amis, le narrateur est brusquement envahi par des souvenirs de sa jeunesse à Ferrare et de la fascination qu’il éprouvait pour la famille Finzi-Contini.

 Avis      

Voici un livre qui reçoit une triste note sur ce blog. En ce moment, je traverse une série noire et je peine à trouver des histoires qui me plaisent ; en plus, je suis engagée dans un projet de lecture assez dense qui me prendra encore plusieurs semaines donc l’activité du blog est cruellement ralenti. Il y a des jours avec et des jours sans, et on est ici dans cette seconde option.
L’auteur évoque des vieux souvenirs de sa vie à Ferrare, au moment de la promulgation des lois raciales. Les Juifs se retrouvent presque du jour au lendemain exclus de la société que ce soient les centres de loisirs, les clubs ou les bibliothèques. La famille Finzi-Contini, de riches aristocrates juifs qui ont toujours vécu isolés de leur communauté, ouvrent les portes de leur grand domaine et proposent à un groupe de jeunes de jouer au tennis dans leur court privé.
Le jardin des Finzi-Conti ressemble un peu à un jardin d’Eden pour le narrateur et les autres protagonistes, où la vie continue son cours paisible et tranquille, loin des tumultes politiques et sociaux : on joue au tennis toute l’après-midi ; on boit du Skiwasser, on se promène dans le jardin, on flirte un peu. C’est ainsi que le narrateur se rapproche de Micol Finzi-Contini, dont il finit par tomber amoureux.
Mais même dans ce paradis perdu, les discordes apparaissent : le narrateur est amoureux de Micol, mais ce sentiment ne semble pas réciproque et ses tentatives resteront vaines et frustrantes ; Alberto, le frère souffre de la solitude et tombe ensuite gravement malade.
Il y a un accent mélancolique dans cette histoire, qui est étouffant et oppressant. Le ton est nostalgique, plein de regret et en même temps ironique et amer lorsqu’il évoque ses premiers émois amoureux.
Le récit met du temps à se mettre en place et les premiers chapitres sont lourds et longs, avec des événements plats et banals. J’ai failli abandonner plusieurs fois cette lecture, mais ensuite, la curiosité m’a poussée à continuer jusqu’au bout. Je pense que les longues phrases de l’auteur m’ont refroidi, que l’ambiance mélancolique a pesé sur mon moral et que je n’ai pas réussi à m’attacher aux sentiments du narrateur.
Bref, vous l’avez compris, je ne suis pas enthousiasmée par ce roman !

Les triades de Shanghai

Fiche identité

  • Titre du livre : Les triades de Shanghai
  • Auteur : Feiyu Bi
  • Nombre de pages : 284
  • Édition : Philippe Picquier
  • Année de publication : 2010

Résumé

Tang, un adolescent de treize ans, est envoyé à Shanghai pour être le serviteur de Bijou, la maîtresse d’un mafieux.

 Avis          

En ce moment, je suis en train de lire un ouvrage gigantesque qui me prendra encore plusieurs semaines, donc j’ai profité d’un week-end assez calme pour terminer ce court ouvrage.
Je vous avoue que je suis déçue par cette histoire, qui ressemble un peu à celui du Parrain, version chinoise.
Le narrateur est un adolescent nommé Tang qui vient de la campagne. Il débarque chez un clan de la mafia chinoise en tant que domestique d’une femme appelée Bijou, maîtresse du patron.
Celle-ci est décrite comme une femme fatale, qui fascine les hommes par sa beauté et qui maintient le patron du gang sous ses caprices. Mais à aucun moment, je n’ai pas senti la moindre once de compassion pour elle, car cette femme possède un caractère invivable, pour ne pas dire exécrable. Manipulatrice, égoïste et violente, elle a un comportement imprévisible : elle peut montrer un peu de gentillesse et la seconde d’après frapper méchamment son domestique sans aucune raison. Bref, une héroïne sans grand intérêt !
Le narrateur reste en retrait de l’histoire et se contente de raconter les événements dont il a été témoin. C’est un garçon un peu naïf sur les bords qui est fade et manque d’envergure.
Le style d’écriture est simple, fluide, mais les phrases sont courtes et hachées. Les évènements s’enchaînent vite, mais on s’y perd quand même dans tous ses personnages et ses disputes entre gangs. Je n’ai pas compris tous les tenants et aboutissants, ni les motivations réelles des protagonistes. Le fonctionnement des triades est mal expliqué et reste flou jusqu’à la fin du livre.
C’est une lecture particulière qui m’a ennuyée vers la fin, car je trouve que l’auteur a voulu couvrir un trop large sujet et s’est égaré dans sa toile. Il finit par mélanger les genres entre thriller, drame, policier et roman initiatique et on ne sait plus où on va ni quel message est passé (si toutefois, il y en a). En tout cas, c’est un livre que je ne recommande pas.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La plaineL’opéra de la luneTrois soeurs