Un fils en or

Fiche identité

  • Titre du livre : Un fils en or
  • Auteur : Shilpi Somaya Gowda
  • Nombre de pages : 544
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 2015

Résumé

Anil Patel est le fils aîné d’une famille de propriétaires terriens en Inde. Grâce à son assiduité dans les études, il réussit à partir aux Etats-Unis pour étudier la médecine dans un hôpital de Dallas.
Quant à Leena, sa voisine et amie proche, ses parents lui organisent un mariage arrangé. Ce roman raconte le destin croisé de ces deux personnages.

Avis     

Ce livre est une belle histoire à propos de la société contemporaine indienne. Il nous montre à quel point la pression sociale est forte en Inde, surtout celle exercée par les parents sur leurs enfants.
L’auteur évoque l’expérience de l’immigration et de l’exil. Anil, parce qu’il est le fils aîné sur qui se fonde tous les espoirs de la famille, part étudier la médecine aux Etats-Unis. Mais est-ce vraiment son rêve et son choix ? Son père l’a poussé dans cette voie depuis sa plus tendre enfance et lui n’a jamais douté de cette vocation. Arrivé là-bas, plein d’espoirs et de rêves, il fait face à plusieurs difficultés : le rythme à l’hôpital est ardu, les différences culturelles sont fortes et il peine à s’adapter à ce monde nouveau. Anil a du mal à trouver sa place, que ce soit chez sa famille en Inde ou dans son pays d’accueil. Finalement, il n’appartient ni à l’un ni à l’autre, mais tente de concilier difficilement ces deux cultures diamétralement opposées. Je me suis sentie proche de lui, car j’ai plus ou moins vécu ce type d’expérience et cette sensation d’exil permanent est troublante.
À travers ce roman, l’auteur dénonce également les conditions des femmes en Inde. Leena, parce que c’est une fille, doit être mariée. Pourquoi ? C’est une habitude culturelle donc ses parents ont arrangé son mariage en payant une dot conséquente. Elle n’aura croisé son époux qu’une fois avant leurs noces. Mais elle sera victime de violences conjugales. Fuir est une option peu envisageable, car elle risque d’entraîner le déshonneur sur sa famille. Sa situation est révoltante et écœurante ! Combien de femmes subissent encore ce type de traitement de nos jours ? C’est honteux !
À travers ce livre, on découvre aussi les us et coutumes de la société indienne comme l’arbitrage qui est une forme de justice populaire dans les villages éloignés, les bons plats indiens qui donnent l’eau à la bouche, les modes de vie dans les campagnes qui sont régis par le système des castes et des richesses.
Le style d’écriture est agréable, doux et fluide. Malgré des passages assez durs, l’auteur ne sombre pas dans le pathétique, mais adopte un ton sensible et mesuré. Dès les premiers chapitres, nous sommes rapidement dans l’ambiance et comme un voyageur, nous naviguons au gré des chapitres entre l’Inde et le Texas. Les personnages sont attachants. On tremble pour eux, on les comprend et on a envie d’entrer dans le livre pour les aider de toutes nos forces.
Pour conclure, je recommande absolument ce roman aux amoureux de l’Inde, aux lecteurs en quête d’une histoire sensible et réaliste !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La fille secrète

Le fantôme de la rue Royale

Fiche identité

  • Titre du livre : Le fantôme de la rue Royale
  • Auteur : Jean-François Parot
  • Nombre de pages : 352
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 2001

Résumé

Lors des célébrations des noces du dauphin de France, un feu d’artifice sur la place Louis XV dégénère, causant plusieurs dégâts humains et matériels. Parmi les victimes de cet accident se trouve une jeune femme qui présente des symptômes différents à savoir des traces de strangulation. Intrigué, Nicolas le Floch va mener l’enquête sur cet assassinat habilement masqué.

Avis          

C’est la troisième enquête de Nicolas le Floch que je le lis. Au fur et à mesure que j’avance dans cette série d’enquêtes, je suis de plus en plus déçue. Certes, on suit l’évolution de Nicolas le Floch qui passe de simple commissaire à quasiment homme de confiance de M. de Sartine, le lieutenant-général de police. Il a maintenant ses entrées à Versailles et a même rencontré le roi plusieurs fois.
Mais cette enquête est à périr d’ennui. Les événements se déroulent avec une lenteur exaspérante sans aucun dynamisme. C’est mou ! On s’assoupirait presque en lisant ce roman ! Pourtant, pour mettre un peu de piment, l’auteur fait intervenir des éléments surnaturels et mystiques dans le Paris du XVIIIème siècle.
Voici l’élément qui m’a le plus agacé : Nicolas le Floch démontre la réalisation du crime à travers des hypothèses sans réel fondement dans un jury à huis-clos. À notre époque, ce genre de déclaration farfelue sans preuves réelles et concrètes se solderait par un non-lieu immédiat. Ici, parce qu’il est le chouchou de M. de Sartine, on le laisse faire à sa guise et tant pis pour les procédures légales et la présomption d’innocence !
Le style d’écriture est lourd, peu fluide avec parfois un ton vieillot et guindé. Heureusement, les bons petits plats qui donnent l’eau à la bouche ainsi que les détails croustillants sur les modes de vies parisiennes de l’époque sauvent cette enquête.
Pour conclure, un livre qui m’a déçue ! J’hésite à continuer cette série !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’affaire Nicolas Le FlochL’énigme des Blancs-Manteaux – L’homme au ventre de plomb