Le rouge et le noir

Fiche identité

  • Titre du livre: Le rouge et le noir
  • Auteur: Stendhal
  • Nombre de pages: 613
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1830

Résumé

Grâce à l’appui de l’abbé Chélan, Julien Sorel, un fils de charpentier sans fortune, se retrouve précepteur des trois enfants de M. Rénal, maire de la petite ville de Verrières. Son destin va se basculer…

Avis          

C’est avec beaucoup d’hésitation que j’ai entamé ce roman et après quelques semaines de lecture je vous partage mes impressions. Selon moi c’est un chef-d’œuvre, une œuvre monumentale qui a beaucoup de qualités.
Premièrement le style d’écriture est soutenu, dense et très riche mais paradoxalement une fois qu’on s’y habitue il est plaisant. Je vous conseille de le lire doucement pour apprécier la poésie des mots.
C’est un roman où l’auteur décrit (et critique beaucoup) les mœurs non seulement de la province mais aussi les modes de vie de l’aristocratie à Paris.  Il s’attarde sur les petites manigances pour se maintenir dans la vie politique, les combines et la corruption du clergé, l’ennui et l’hypocrisie qui règne dans les salons parisiens, les comportements attendus selon l’échelle sociale où on se trouve, le déterminisme lié au fait d’être « bien né ou non » et les évènements politiques et historiques. A ce sujet, il faut avoir quelques notions sur l’histoire de France après la Révolution française pour pouvoir bien comprendre le contexte politique de la Restauration.
Pourquoi cette note moyenne ? Je n’ai pas réussi à apprécier le personnage principal que j’ai trouvé égoïste, sournois, trop ambitieux, hypocrite, veule, trop orgueilleux et susceptible. Je comprends qu’il puisse se révolter contre ce système mais parfois sa manière d’agir me déconcertait totalement. Les personnages secondaires ne m’ont pas non plus attiré : Mme de Rénal était trop candide tandis que Mathilde de la Mole était trop calculatrice et cruelle.
Le commentaire touche à sa fin et j’oublie presque de parler de l’histoire d’amour. Je le qualifierai plutôt de passion amoureuse brûlante où la folie et l’amour se frôlent dangereusement. Il y a quelque chose de très beau mais c’est trop tortueux à mon goût.
Bref, un livre que je conseille tout de même pour les amoureux de la littérature !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Chroniques italiennes –  La chartreuse de Parme

Une pièce montée

Fiche identité

  • Titre du livre: Une pièce montée
  • Auteur: Blandine Le Callet
  • Nombre de pages: 252
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2006

Résumé

Cette histoire se déroule lors du mariage de Bérengère et Vincent.

Avis    

Je cherchais un livre court et amusant pour revenir un peu aux romans contemporains car cela fait un moment que je n’en avais plus lu.
Cette histoire très courte a lieu le jour du mariage de deux jeunes gens issus de la bourgeoisie française. Chaque chapitre présente le point de vue d’un invité qui va de la petite demoiselle d’honneur à la vieille grand-mère. C’est amusant de voir à quel point une même journée peut être perçue différemment selon chacun des personnages.
On retrouve les images classiques lors d’un mariage : la brebis galeuse de la famille qu’on tente d’éviter soigneusement, une sœur non mariée qu’on installe forcément à la table des célibataires, les vieux secrets de famille qui ressortent, le stress pendant la préparation du mariage, les dragueurs pendant la fête…
Mais il y a aussi des clichés qui m’ont agacé et que j’ai trouvé trop facile : le curé en pleine crise existentielle, la sœur célibataire qui dévoile son homosexualité lors de la fête, le couple de cadre sup ayant « réussi leur vie » mais complètement désabusé, la grand-mère extravagante… J’ai trouvé une grande partie de la famille antipathique, surtout Bérengère la mariée. Certains passages m’ont carrément mis hors de moi, notamment son obsession pour avoir un mariage « parfait », ses manigances pour écarter une petite fille trisomique des photos ou même tout ce matérialisme BCBG disséminé ici et là. Je pense que l’auteur a voulu critiquer un peu ce monde-là mais j’ai souvent eu du mal à démêler l’ensemble ironie/roman.
Heureusement le style d’écriture est léger et le livre se lit très vite, ce qui rattrape un peu tout.
En quelques mots une lecture moyenne qui ne m’a absolument pas donné envie de me marier !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Dix rêves de pierreLa ballade de Lila K.