L’échappée belle

Fiche identité

  • Titre du livre : L’échappée belle
  • Auteur : Anna Gavalda
  • Nombre de pages : 164
  • Édition : Le dilettante
  • Année de publication : 2001

Résumé

Trois frères et soeurs, Simon Garance et Lola, s’échappent d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement ennuyeux pour aller rejoindre Vincent, leur petit frère devenu guide dans un château.

Avis    

J’aimais beaucoup le style de Gavalda, notamment dans Ensemble c’est tout ou bien ses nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part. J’étais surprise en terminant ce livre, car il ne correspond absolument pas à ses précédents ouvrages. En un mot, il manquait de tout : sensibilité, intrigue, style d’écriture, une trame plus cohérente et moins décousue, etc. Le récit tourne autour des liens fraternels, des souvenirs d’enfance, du temps qui passe… Personnellement, j’ai trouvé les personnages principaux sans intérêt et totalement superficiels, notamment les deux pestes insipides. 
C’est non seulement un condensé de mièvrerie, mais également un ramassis de clichés en tout genre : le frère parfait qui a épousé la belle-soeur acariâtre, un chien qui les suit pendant 100 km et qui les retrouve, les beaufs avec des blagues idiotes et des manières très familières… Mais où va-t-on ? Même une adolescente de 13 ans aurait des choses plus palpitantes et plus crédibles à raconter dans son journal intime. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à tout prix à allonger le nombre de pages à vendre en y insérant des playlists de chansons (quatre pages…) et autres absurdités du même style. Le livre a échappé à la tête de mort parce qu’il était assez court, mais 100 pages de plus se seraient couronnées par une sentence douloureuse.
En quelques mots : je ne vous le recommande absolument pas !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Ensemble c’est tout – Je l’aimais – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

L’open space m’a tuer

Fiche identité

  • Titre du livre : L’open space m’a tuer
  • Auteur : Alexandre des Isnards & Thomas Zuber
  • Nombre de pages : 211
  • Édition : Hachette Littéraire
  • Année de publication : 2008

Résumé

Ce sont des jeunes ayant fait de bonnes études et qui occupent des postes à responsabilité dans des entreprises prestigieuses. Et pourtant, tout n’est pas rose dans l’univers des open spaces !

Avis    

C’est une amie que j’ai rencontrée récemment qui m’a prêté cet ouvrage. Nous parlions justement de boulot et de nos propres expériences, et elle m’a conseillé de le lire en disant que je me marrerais bien. Effectivement, pendant une heure, j’étais pliée de rire, et il faut vous avouer que c’est extrêmement rare qu’un livre me mette dans cet état.
J’ai retrouvé certaines situations que j’ai pu observer dans mon travail actuel, notamment le nouveau type de management en vogue dans les cabinets d’audit et de conseil : les bureaux ouverts, le rythme de la flexibilité et de la mobilité extrême, les discours sur les valeurs prônées par l’entreprise…
L’auteur nous raconte les sentiments qui animent ces jeunes cadres  face à ce nouveau type de gestion : stress lié aux missions, pression indirecte exercée par les managers, deadlines tellement serrées que même en travaillant toute une nuit, il est peu probable d’arriver à finir les tâches demandées, manque de reconnaissance du top management. Et les conséquences sont multiples : malaise vagal, ulcère, démissions multiples, flopée de candidats pour un départ volontaire, addiction au BlackBerry…
Je comprends ces jeunes qui ont perdu leurs illusions, qui rêvent d’une vraie vie au point de vouloir partir travailler pour des ONG, passer le CAPES pour enseigner ou tout simplement provoquer une tension dans l’entreprise pour pouvoir se faire licencier et toucher les ASSEDIC.
Vous allez me dire : il y a beaucoup de gens au chômage en ce moment et pourtant certains se plaignent de travailler dans des grandes entreprises et de toucher un salaire nettement supérieur à la moyenne française. Je ne vais pas entrer dans cette polémique car, pour moi, malgré tous les avantages extérieurs visibles, il peut vraiment y avoir une oppression et un mal-être dans ce type de métier.
La fin m’a réellement déprimée et m’a fait prendre conscience de l’importance des choix qu’on doit faire vis-à-vis de son avenir professionnel.  

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  Facebook m’a tuer