Le liseur du 6h27

Fiche identité

  • Titre du livre : Le liseur du 6h27
  • Auteur : Jean-Paul Didierlaurent
  • Nombre de pages : 217
  • Édition : Au diable vauvert
  • Année de publication : 2014

Résumé

Guylain Vignolles mène une existence des plus ternes : écœuré par son travail dans une usine qui broie des livres, complexé par son nom depuis sa plus tendre enfance, sa seule manie est de lire, le matin dans le RER du 6h27, quelques feuillets sauvés du massacre.

Avis    

Malgré les milliers de kilomètres de distance, je me suis fait happée par le buzz médiatique. Je n’ai lu que des éloges sur ce livre et j’espérais quelque chose de positif, mais hélas quelle déception ! Mais alors, je suis vraiment dépitée !
D’abord, cette histoire présente des similitudes étonnantes – pour ne pas dire suspectes – avec le roman Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal, un écrivain tchèque que j’ai lu il y a un an et demi. Les deux livres commencent presque de la même manière : un homme, confronté à la solitude, et qui travaille dans une presse qui broie des livres. Tout comme Hanta, Guylain déteste son travail et tout comme lui, ce dernier s’approprie quelques feuillets en cachette et les lit. Je ne vais pas vous citer ici toutes les ressemblances, mais certaines sont flagrantes.
Mais là où l’écrivain tchèque met une ambiance qui nous rend mal à l’aise, l’auteur ici bifurque vers une histoire conventionnelle, fleur bleue et mièvre. C’est un conte de fées moderne, gnangnan à souhait avec des personnages stéréotypés, plats et superficiels. Et bien sûr, il y a ce détestable cliché de « la fille qui attend sagement que le prince charmant vienne la chercher dans son palais ». Je vous jure que ce type de schéma me met hors de moi !!!
La construction du récit est bancale, car le début est complètement déconnecté de la suite : la machine Zerstor 500, qui est décrite comme un animal avide et féroce, n’est plus qu’une ombre dans le tableau et à ma grande déception, n’intervient quasiment pas. En fait, je ne comprends même pas pourquoi l’auteur est entré dans autant de détails sur la vie professionnelle de Guylain pour ensuite abandonner cette piste.
Je note quand même un style d’écriture agréable, une plume fluide qui aurait pu donner un récit d’envergure, mais qui malheureusement s’est laissé aller dans la facilité du conformisme littéraire ! Pour résumer, ce fut une lecture rapide qui ne laisse pas un souvenir impérissable !

L’énigme des Blancs-Manteaux

Fiche identité

  • Titre du livre : L’énigme des Blancs-Manteaux
  • Auteur : Jean-François Parot
  • Nombre de pages : 377
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 2000

Résumé

Cette histoire se déroule en 1761 en France. Nicolas Le Floch quitte brusquement sa Bretagne natale pour rejoindre Paris, où il entre au service de M. de Sartine, lieutenant général de police de Louis XV. Sa première enquête concerne la disparition du commissaire Lardin.

Avis    

À l’occasion de la fête nationale française, revenons quelques siècles en arrière, plus exactement en 1761, et suivons Nicolas le Floch, un nouvel enquêteur qui fait son entrée sur ce blog. En plus, c’est un jeune homme sympathique, dynamique et plein de bonne volonté. Il est parfois naïf et impulsif, mais on lui pardonne ses petites erreurs, car il vient de débuter dans le métier. Certaines de ces découvertes sont marquées plus par le hasard qu’une méthode de recherche rigoureuse et sans l’aide providentielle de l’inspecteur Bourdeau, Nicolas aurait eu plus de difficultés à démêler cette intrigue complexe qui implique une mystérieuse disparition, des fausses pistes, des cadavres qui s’accumulent, des agents de police corrompus, une maison de plaisir qui cache bien des choses.
Mis à part l’enquête, l’auteur nous propose une description bien documentée de Paris à cette époque. Oubliez ces magnifiques immeubles haussmanniens et imaginez un Paris d’une saleté repoussante, envahie par les festivités du Carnaval toutes les nuits en février, avec en prime l’odeur de l’équarrissage et des égouts dans les narines.
L’auteur emprunte au vocabulaire ancien certains expressions et mots qui mettent une touche d’originalité dans le livre. Par contre, durant la lecture, j’ai senti quelques longueurs, comme si l’auteur tenait à nous étaler toutes ces connaissances sur cette époque.
Ce fut quand même une lecture agréable, divertissante et qui me donne envie de poursuivre cette série !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’affaire Nicolas Le FlochLe fantôme de la rue RoyaleL’homme au ventre de plomb