L’enfant de Bruges

Fiche identité

  • Titre du livre : L’enfant de Bruges
  • Auteu r: Gilbert Sinoué
  • Nombre de pages : 448
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1999

Résumé

1441, Bruges. Jan, un garçon de treize ans recueilli par le célèbre peintre Jan Van Eyck, est mêlé malgré lui à des événements étranges qui se déroulent dans la région.

Avis    

Ce livre est ce que j’appellerai un « thriller historique » : tout commence par le meurtre d’artistes, liés de près ou de loin à Jan Van Eyck, un célèbre peintre de Bruges. Est-ce que ce sont les méfaits d’un fou ou pire ?
Jan, orphelin recueilli par ce dernier et apprenti dans sa maison, se retrouve impliqué dans des événements qui le dépassent.
Bon, il est un peu jeune, naïf et a le don de se fourrer dans des ennuis. Pour ma part, je n’ai pas ressenti de sentiment particulier à son égard, ni de l’agacement ni de la sympathie non plus.
Il y a tous les ingrédients qui feront plaisir à ceux qui aiment les romans policiers et historiques : des meurtres mystérieux, des indices cachés, des individus peu recommandables qui n’hésitent pas à tuer pour atteindre leur objectif, un secret/une conspiration tentaculaire qui implique Bruges, Florence et bien d’autres villes, etc.
Mais je trouve qu’il y a trop de coïncidences et que les ficelles qui tirent l’intrigue sont très évidentes, faciles, et même invraisemblables.
L’auteur situe son récit dans un contexte historique particulier. L’Europe quitte petit à petit le Moyen-âge et est à l’aube des grandes découvertes : la naissance de l’imprimerie, la multiplication des rivalités entre pays pour se procurer les cartes maritimes, l’essor de l’art notamment en Flandres et en Italie. Il s’attarde aussi sur les techniques de peinture de l’époque et les outils utilisés. C’est un peu longuet et personnellement, bien que je m’intéresse à la peinture, je n’ai pas aimé ces descriptions trop techniques.
Le style d’écriture est simple, fluide mais, je me suis ennuyée quand même. C’était un peu trop évident, plat et simplet à mon goût. Je ne sais pas si je retenterai de lire un autre ouvrage de cet auteur.
Bon, je ne sais pas quoi vous recommander après ce commentaire donc, c’est selon votre feeling !

Les employés

Fiche identité

  • Titre du livre : Les employés
  • Auteur : Honoré de Balzac
  • Nombre de pages : 337
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1838

Résumé

Rabourdin est employé dans un ministère, mais espère depuis longtemps un poste hiérarchiquement plus élevé. Lorsque son collègue décède, ce dernier voit sa promotion de chef de division arrivé. Toutefois, un autre de ses collègues a également les mêmes vues. 

Avis    

Cette note est passable, mais malgré toute l’affection que je voue pour Balzac, je ne peux pas mettre plus. Cette lecture fut ardue, difficile et à moins d’être un lecteur aguerri de classiques français, il vaut mieux ne pas s’y risquer de peur d’être à jamais dégoûté de la lecture.
Cette histoire, courte, est centrée sur un thème précis : les manigances des employés pour obtenir une promotion. Ici, il entend par « employé » ce que nous appelons aujourd’hui les fonctionnaires.
Balzac dresse des portraits peu flatteurs et on sent vraiment qu’il méprise cette profession. Il considère les bureaux d’État comme une « bonne planque » (désolé, je ne trouve pas de terme plus adéquat.). Les gens qui y travaillent sont une bande de paresseux, tout juste bonne à engloutir l’argent public ou parachuté grâce à de bonnes relations. Ils font tout sauf travailler sérieusement.
Mais dans ce livre il y a beaucoup trop de personnages : on se perd sur qui est qui, qui fait quoi et quels sont leurs motivations. Balzac nous offre des descriptions très minutieuses qui vont jusqu’aux habits portés, aux habitudes journalières et au caractère de chacun des membres du bureau. J’avoue qu’à partir d’un moment, il m’a perdu avec cette abondance de personnages et de descriptions.
L’auteur décrit aussi le rôle joué par les relations pour obtenir le poste convoité, que ce soit par l’appui de la famille ; par les dîners donnés par les épouses qu’on peut considérer comme des vrais stratèges dignes de Machiavel ; ou par de vagues connaissances (amis, membres du clergé, créancier, etc.). Tout est permis, pourvu qu’on arrive à ses fins. Bref, rien dans la nature humaine et la société n’a changé malgré les siècles qui se sont écoulés.
Le personnage principal est Rabourdin, un employé visionnaire qui constate les défaillances du système : l’argent public est dépensé dans des postes qui ne justifient pas ; il y a trop d’employés qui ne sont pas assez occupés. Il imagine donc un plan pour plan pour réduire les fonctionnaires et apporter plus d’efficience et d’efficacité dans l’administration. Encore une fois, c’est étonnant que les réflexions de cette époque ne soient pas si éloignées de nos problèmes économiques actuels.
J’insiste pour dire que le style d’écriture est riche mais difficile, lourd, peu fluide et a ralenti considérablement ma lecture.
Je termine ce commentaire en recommandant ce roman uniquement aux lecteurs aguerris, fans de Balzac et de classiques !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Eugénie Grandet – Illusions perdues – La duchesse de Langeais – Le bal de Sceaux – Le colonel Chabert – Le père Goriot – Splendeurs et misères des courtisanes – Ursule Mirouët