Mystic river

Fiche identité

  • Titre du livre : Mystic river
  • Auteur : Dennis Lehane
  • Nombre de pages : 583
  • Édition : Rivages Noir
  • Année de publication : 2001

Résumé

L’histoire se déroule à East Buckingham, un quartier ouvrier de Boston. La vie de trois garçons, Sean, Dave & Jimmy bascule à partir de l’instant où l’un d’eux grimpe dans la voiture de deux inconnus.

Avis    

Après les envolées lyriques et religieuses de Saint-Augustin, je reviens sur terre avec un livre plus conventionnel. J’attendais beaucoup de ce livre, beaucoup trop peut-être étant donné les échos très positifs que j’ai eu. Le bilan reste correct.
Si vous êtes en quête d’actions et de rebondissements, vous risquez d’être un peu déçu. Certes, l’enquête fait partie du livre, mais elle est un peu en retrait : il n’y a pas beaucoup de suspens ni de retournements de situation rocambolesques. Avec un peu de recul, on soupçonne rapidement l’auteur de ce sinistre massacre.
L’objet de ce livre n’est pas réellement de résoudre un meurtre, mais d’entrer dans le quotidien d’un quartier, d’une frange de la population américaine défavorisée, en marge de la société, et qui tente de s’en sortir malgré les obstacles de la vie. Il s’attarde surtout sur les personnages principaux pour analyser leurs états d’âme et comprendre qui ils sont. Le passé est une ombre qui entrave le présent, brouille les pistes et laisse des traces difficiles à effacer.
On ressent un goût amer devant ce déterminisme, ces aléas qui affectent une vie et qui rendent très complexes la compréhension de la nature humaine. Je suis ressortie assez bouleversée par cette lecture, car l’auteur arrive à donner un accent très réaliste à ce drame qui continue à exister dans la vie réelle, comme le témoignent les informations tous les jours.
L’atmosphère globale du livre est sombre. Le style d’écriture est simple, fluide mais parfois étouffé par quelques longueurs.
Un conseil : si vous avez des enfants, dites leur de ne JAMAIS, mais alors, JAMAIS, JAMAIS suivre un inconnu !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Gone baby gone –  Shutter Island

Mange, prie, aime

Fiche identité

  • Titre du livre : Mange, prie, aime
  • Auteur : Elizabeth Gilbert
  • Nombre de pages : 512
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2007

Résumé

Liz a tout pour être heureuse, mais visiblement, elle n’est pas encore satisfaite. Prise par des angoisses, des doutes et de la mélancolie, elle divorce et part pour une quête spirituelle en Italie, en Inde et en Indonésie.

Avis   

J’ai déjà lu beaucoup d’inepties dans ma vie, mais ce livre vient de franchir un cap jamais atteint dans l’imbécillité humaine. Oui, il est rare que je mette une note aussi catastrophique, mais là, je me suis forcée à le terminer afin de partager mon avis sur ce blog.
La narratrice est peu satisfaite de sa vie : oh comme elle est terriblement malheureuse d’avoir une grande maison, un mari et une belle carrière alors que ¾ de la population terrestre est touchée par la famine, les guerres, la pauvreté, la maladie et les injustices ! Et voilà, du jour au lendemain, elle plaque tout pour rechercher un hypothétique bonheur dans le monde en choisissant des pays commençant par I (« Je » en anglais : je n’ai jamais entendu une explication aussi ridicule. Pourquoi ne pas avoir pris dans ce cas l’Irlande, l’Irak et l’Iran ?).
Je n’ai jamais rencontré une personne aussi vaine, superficielle, aussi vide qu’un puits sans fond, pétrie de contradictions et de narcissisme. Elle ressemble à une enfant de deux ans qui raisonne par Je veux/Je veux pas. Tout le livre tournera autour de ces deux expressions. Je ne donnerai qu’un exemple pour illustrer mes propos. « Je veux aller dans un ashram en Inde » : mais arrivée là-bas, nous subirons ces jérémiades sur son incapacité à méditer, sur certaines leçons qui ne lui plaisent pas et qui lui pourrissent sa matinée, sur ses expériences mystiques ratées (en gros, elle a divorcé pour apercevoir une lumière bleue en Inde lors d’une séance de méditation). Après le guide du routard en Italie, elle nous copie/colle offre, un cours sur l’histoire du yoga, les techniques de méditation, etc. Et en Indonésie, nous aurons droit à un cours sur l’histoire du pays depuis le XIVème siècle, de quoi remplir quelques pages facilement !
Je vous épargne ces petits problèmes existentiels sur son divorce, son amour fou pour David, son rejet du mariage et de l’arrivée d’un bébé (mais elle estime que c’est intolérable de passer Noël toute seule ou de se balader à Venise toute seule !).
Il n’y a que du consumérisme à outrance dans ce livre, un usage détourné des doctrines orientales et religieuses, une morale basée sur l’individualisme, l’égoïsme, la satisfaction éphémère des désirs au mépris des autres, l’irresponsabilité face aux conséquences de ses actes et beaucoup de préjugés sur les autres cultures.
Évitez à tout prix ce livre !