Ténèbres sur Séthanon

Fiche identité

  • Titre du livre : Ténèbres sur Sethanon (Tome 3 du cycle Guerre de la faille)
  • Auteur : Raymond Feist
  • Nombre de pages : 500
  • Édition : Bragelonne
  • Année de publication : 1986

Résumé

Après la quête du Silverthorn, le royaume du Krondor vit un temps de paix et d’abondance. Mais les sbires de Murmandamus ne cessent de travailler dans l’ombre, au service d’une force maléfique.

Avis    

Les fans de Raymond Feist auront attendu longtemps cette chronique. Il m’a fallu du temps – exactement trois mois – pour démarrer le troisième tome du cycle de la Guerre de la faille.  
Le début est assez semblable au second tome, avec l’attaque des Faucons de la nuit. Les deux récits parallèles se poursuivent toujours : d’un côté, nous allons suivre les péripéties de Jimmy et ses compagnons qui vont débusquer Murmandamus dans les terres lointaines du Nord ; de l’autre côté, nous serons avec Pug et Tomas, à la recherche de la nature de l’Ennemi qui menace Midkemia. Ces deux histoires sont déconnectées jusqu’au dernier chapitre.
Autant, j’ai apprécié la succession de batailles, de sièges et de fuites désespérés menés par la bande à Jimmy ; autant, j’ai moins accroché au niveau des investigations de Pug. Le mélange science-fiction/fantasy (interconnexion de plusieurs espaces-temps, voyage dans le temps jusqu’à l’origine de la création ou visite de l’antre de la déesse de la Mort, etc.) donne un univers complexe, qui personnellement, ne m’a pas plu. Pug et ses amis ont des pouvoirs démesurés qui rendent leur quête superficielle car trop facile. À la fin, nous apprenons plus sur les événements passés et leur incidence sur le futur, mais je regrette l’absence manifeste de difficultés pour eux.
La fin, qui tient sur les 40 dernières pages, est brusque et bâclée à mon goût. L’auteur use et abuse de facilités pour terminer cette histoire. Il a visiblement du mal à se « séparer » de quelques-uns de ces personnages, ce qui donne un résultat très conventionnel et prévisible.
Cette saga, qui commençait très bien, à fini par me décevoir au bout de deux tomes. Si j’étais très enthousiaste au début, mes sentiments sont plus mitigés actuellement et j’hésite sur la conduite à tenir : arrêter ou tenter quand même les prochains cycles ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La trilogie de l’Empire (Tome 1 à 3)Le boucanier du roiMagicienPrince de sangSilverthorn

La nuit du renard

Fiche identité

  • Titre du livre : La nuit du renard
  • Auteur : Mary Higgins Clark
  • Nombre de pages : 320
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1977

Résumé

Neil et Sharon Martin, la petite amie de son père, sont mystérieusement kidnappés par un homme qui exige une rançon. Mais, pure coïncidence ou effet prémédité, demain sera le jour de la condamnation à mort sur la chaise électrique de Ronald Thompson, un jeune homme de dix-neuf ans accusé du meurtre de Nina, la maman de Neil….

Avis    

Récemment, je vous parlais d’un projet. Il est toujours en cours, mais j’ai tendance à l’interrompre pour des ouvrages que je qualifierai de plus « accessible ». C’est ainsi que deux ans après, j’attaque ce célèbre livre de Mary Higgins Clark, récompensé par le Grand prix de la littérature policière en 1980. Je suis toujours sceptique quand une récompense est attribuée à un livre, mais mes réticences se sont évanouies au fur et à mesure de la lecture.
Nous sommes plongés dans un thriller haletant, une course contre la montre pour démasquer le ravisseur. Habituée aux romans tordus d’Agatha Christie, j’ai rapidement deviné qui était le coupable, car l’auteur laisse une quantité d’indices flagrants. L’attention tient surtout au suspens distillé par l’auteur, car les enquêteurs n’ont qu’une vue partielle des événements, contrairement aux lecteurs privilégiés qui connaissent dans le menu détail les faits et gestes du criminel.
Je regrette que la psychologie du ravisseur soit moins fouillée. Il aurait été intéressant de connaître l’origine de ces pulsions. Les autres personnages sont assez superficiels, mais ce n’est pas gênant, compte tenu des multiples rebondissements.
Le style d’écriture est fluide, léger et agréable. Une fois commencé, on ne peut plus le lâcher, car on a envie de connaître la fin. Un bon polar à lire dans un parc ensoleillé ou sous un parasol à la plage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Dans la rue où vit celle que j’aimeTu m’appartiens