Docteur Sleep

Fiche identité

  • Titre du livre : Docteur Sleep
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 540
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2013

Résumé

Qu’est devenu Danny Torrance après les tragiques événements de l’Overlook Lodge ? Nous le retrouvons trente ans après, mais sa vie a pris un tournant peu reluisant. Il croyait se débarrasser des créatures maléfiques, mais ceux qui possèdent le Don sont rarement tranquilles.

Avis    

Ce livre est la suite du célèbre Shining, autre roman culte de Stephen King. Enfin, pas vraiment la suite, puisque nous ne retrouvons que Danny Torrance quelques années plus tard. Ce petit garçon a bien grandi, bien qu’il ait plus ou moins mal tourné : alcoolique – comme l’était son père – il erre de ville en ville et enchaîne des petits boulots ici et là. Il finit par s’installer dans la petite ville de Frazier dans le New Hampshire et lutte contre son addiction. Tout semble enfin aller mieux, mais le contact avec Abra, une jeune fille douée du Don, vient de nouveau chambouler son existence. Des créatures maléfiques, un mélange de zombies-vampires qui se font appelés le Nœud Vrai, traquent les porteurs de ce Don, qui constitue leur principale nourriture.
Cette histoire ressemble aux schémas classiques de Stephen King, avec un côté très manichéen où les bons se battent contre les méchants. Mais ce livre souffre de plusieurs faiblesses, dont voici les principales :
– il y a trop de publicité et de marques citées volontairement. Déjà dans ces anciens ouvrages, il y en avait déjà pas mal, mais, ici, j’en dénombre presque une centaine. Je ne les reproduirai pas ici, mais trop, c’est TROP !
– ces créatures maléfiques ne font pas peur : il manque ce piment de Shining ou de Salem, cette terreur psychologique qu’il arrivait auparavant à distiller et qui donnait des sueurs froides à tout lecteur. L’inspiration n’est-il plus là ou bien utilise-t-il la même technique jusqu’à l’usure ? Bon, je vous le dis, ces zombies-vampires sont minables !
– le style d’écriture est trop vulgaire. Stephen King n’est pas connu pour utiliser un langage châtié, mais il exagère au niveau de certains passages. Je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs et de répétitions, que l’auteur étire trop le récit sur plusieurs chapitres et rajoute une abondance de détails superflus qui ne servent pas à grand chose pour l’intrigue.
En tout cas, je suis vraiment déçue par cet ouvrage qui n’a pas l’envergure de ces précédents chefs-d’œuvre. Je ne le recommande pas, sauf aux fans de Stephen King !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 BrumeÇa – Coeurs perdus en AtlantideDolores Claiborne – DômeLa ligne verteLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsSalemShining

Petit-déjeuner chez Tiffany

Fiche identité

  • Titre du livre : Petit-déjeuner chez Tiffany
  • Auteur : Truman Capote
  • Nombre de pages : 192
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1958

Résumé

L’édition comporte quatre nouvelles dont la principale est Petit déjeuner chez Tiffany. Le narrateur, un jeune écrivain obscur, se remémore une ancienne voisine, fantasque et excentrique nommée Holly Golightly.

Avis    

Cet ouvrage m’a laissé un arrière-goût amer et un brin de tristesse que je noie en écoutant copieusement du jazz. Le narrateur nous raconte l’excentrique vie de Holly Golightly, sa voisine : légère, frivole et fantasque, Holly gagne sa vie auprès d’hommes riches, parfois peu recommandables, qui l’emmènent à des soirées mondaines et lui offrent des cadeaux.
Si elle ne m’a pas paru attachante, Holly reste un personnage unique par son espièglerie, son extravagance, sa franchise et son aversion pour toute contrainte et attache. Tel un papillon qui virevolte de fleur en fleur, elle est insaisissable pour le narrateur qui semble tantôt attiré par elle, tantôt agacé et dépassé par son comportement.
Alors je vous vois arriver en me demandant : pourquoi toute cette tristesse puisque cette fille a bien le droit de vivre de ses charmes ?
J’ai senti que derrière la forme légère de son existence se cache une femme blessée par la vie. C’est à peine perceptible, mais au milieu de toutes ces paillettes, il y a une profonde mélancolie, avec quelques beaux passages comme sa discussion avec Doc ou la scène finale avec le chat qui est bouleversante (mouchoir à préparer pour les plus sensibles !). Même si dès le début nous connaissons la fin, elle reste quand même brusque et ne répond pas à toutes les questions.
Le style d’écriture est agréable, pas autant que dans son chef-d’œuvre De sang-froid, mais l’ensemble reste fluide et léger.
Les autres nouvelles sont courtes et nettement moins intéressantes donc je n’en parlerai pas.
Pour conclure, « a bittersweet story » que je recommande quand même car il est court !

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : De sang-froidLa traversée de l’été