Le destin miraculeux d’Edgar Mint

Fiche identité

  • Titre du livre : Le destin miraculeux d’Edgar Mint
  • Auteur : Brady Udall
  • Nombre de pages : 544
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 2001

Résumé

Edgar, un métis apache-américain, se fait écraser la tête par la jeep du facteur lorsqu’il a sept ans. À partir de cet événement, sa vie va basculer. Sauvé in extremis par un médecin, il va vivre une succession d’aventures où la quête du bonheur est omniprésente.

Avis     

Ce livre est un bijou que j’ai pris à la bibliothèque. Je me baladais dans les rayons vers la lettre U et je me suis dit « tiens, tentons le coup pour ce gros pavé », qui d’ailleurs était couvert de louanges. J’ai déjà lu plusieurs livres, mais c’est l’une des rares fois où le style d’écriture m’a carrément coupé le souffle. La façon d’écrire de l’auteur est d’une qualité époustouflante. En un mot : il pourrait me faire lire le dictionnaire tellement son style est léger, spontané, fluide et aussi ironique, sans en faire trop.  Lorsqu’on ouvre le livre, on est transporté dans un autre univers et on se retrouve  plongé dans la peau d’Edgar, le personnage principal. Même si l’histoire est totalement fictive, Edgar est ce que l’on appelle un miraculé, au sens propre du terme. Ce garçon de sept ans, qui est très attachant, sympathique et drôle, va vivre des aventures assez cocasses : d’une longue convalescence à l’hôpital, il se retrouvera dans un centre d’éducation pour les Amérindiens. Pour quitter cet enfer, il sera adopté par une famille de mormons. Sur son chemin, il va rencontrer plusieurs types de personnes : certains sont carrément détestables et font froid dans le dos comme Barry ; d’autres sont sympathiques malgré leurs défauts. Ce qui est beau dans ce livre, c’est cette lueur d’espoir gardée par Edgar, en dépit de tout ce qu’il a vécu, surtout cet acharnement à retrouver le facteur qui a failli le tuer. La fin est tout simplement inouïe.
Pourquoi je n’ai pas mis le 5ème cœur ? J’ai trouvé que la période dans le fort était un peu trop longue. Certains passages du livre sont assez durs, notamment les tortures que s’infligeaient entre eux les enfants.  C’est vrai que l’auteur a une imagination débordante, mais parfois j’ai l’impression qu’il exagère volontairement les faits.
En tout cas, c’est un livre à découvrir !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Lâchons les chiens 

Fascination

Fiche identité

  • Titre du livre : Fascination
  • Auteur : Stephenie Meyer
  • Nombre de pages : 525
  • Édition : Hachette Jeunesse
  • Année de publication : 2005

Résumé

Isabella Swan, une jeune fille de dix-sept ans, décide de quitter l’Arizona pour aller vivre chez son père à Forks, une ville qui se trouve dans l’État de Washington. Elle s’imagine une existence ennuyeuse dans une petite ville paumée où il pleut 365 jours par an, mais elle n’est pas au bout de ses surprises. Intriguée par le comportement d’un groupe de jeunes, qui s’avère être des frères et sœurs, elle tombera sous le charme de l’un d’entre eux : Edward Cullen. Or, derrière l’extrême beauté d’Edward se cache … un vampire.

Avis    

Eh oui ! Je me suis aussi attelée à la lecture de ces romans dont tout le monde parle. Au risque de m’attirer la colère – et même la haine –  de quelques fans d’Edward Cullen, j’ai trouvé ce livre plutôt moyen, voire passable. Le mélange réel/fantastique est une très bonne idée, mais j’ai quelques critiques.
Il faut avouer que c’est un livre destiné aux adolescents avec l’univers lycéen des bals de fin d’année, des petits copains, des nouvelles têtes au lycée, des clans X et Y… et qu’on n’accroche pas forcément au cadre une fois sorti des bancs de l’école. Puis, le style d’écriture est vraiment mauvais, à moins que ce soit la traduction. Les phrases sont lourdes et redondantes, ce qui rend la lecture moins agréable.
Évidemment, comme nous le voyons dans le résumé, le thème est très fleur bleue. Vraiment trop mièvre à mon goût.  C’est le jeu du chat et de la souris, le jeu de la séduction et de l’interdit qui donne envie de finir le livre pour connaître la fin. Mais, une fois de plus, tout est trop superficiel, que ce soit la psychologie des personnages ou l’enchaînement des péripéties…

À mon avis, l’engouement pour ce type de roman s’explique par les traits de caractère que l’auteur a donnés volontairement aux personnages. Le personnage principal, Bella, n’est ni trop belle, ni trop laide et manque un peu d’assurance : en gros, toute adolescente pourrait s’identifier sans problème à Bella. Puis, il y a Edward, le gars parfait, «le beau gosse du lycée que toutes les filles veulent » et c’est le vilain petit canard qui récolte le gros lot ! Bien sûr, pour alimenter un peu le suspense, on met quelques méchants…
Un scénario très proche des contes de fées, mais avec un décor contemporain. Je pense sincèrement que d’autres livres méritent la place de best-seller en termes d’intrigue amoureuse !

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : HésitationRévélationTentation