La dame à la licorne

Fiche identité

  • Titre du livre : La dame à la licorne
  • Auteur : Tracy Chevalier
  • Nombre de pages : 358
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 2003

Résumé

Jean Le Viste, un noble parisien du Moyen-âge souhaite décorer sa demeure en y incorporant des tapisseries. Il fait appel à Nicolas des Innocents qui lui proposera, sous l’influence de Mme le Viste, une tapisserie assez originale représentant les jeux amoureux d’une licorne et d’une dame. Le livre retrace l’histoire assez originale de cette tapisserie, exposée actuellement au Musée du Moyen-âge à Paris.

Avis    

En prenant ce livre à la bibliothèque, j’espérais y retrouver la même veine et les mêmes sentiments que La jeune fille à la perle. Mais en le lisant, j’étais légèrement déçue. C’est vrai que le livre est très riche en détails historiques et c’est une manière plutôt ludique d’en apprendre un peu plus sur cette époque. On découvre la vie quotidienne des bourgeois et des nobles : les relations entre les parents et les enfants, les relations dans le couple, les conventions qui régissaient les gens durant cette période, la vision de l’amour, la place d’un handicapé au sein de la société… De plus, le travail des « lissiers » de Bruxelles  est minutieusement décrit : on sentirait presque l’odeur de peinture, le fil sous nos mains, le bruit des machines. Toutes les étapes concernant l’élaboration d’une tapisserie sont dévoilées dans un style d’écriture agréable qui ne lasse pas du tout le lecteur. Au niveau documentation et informations historiques, ce livre est un vrai délice.
Mais, ici, il n’y a pas de héros autour duquel gravitent plusieurs personnages, comme dans les autres livres. À mon avis – et cela va sûrement vous étonner – le héros du livre est cette fameuse tapisserie. Les différents protagonistes se rencontrent, ont des liens affectifs, amoureux ou familiaux et donnent leur vision des événements à tour de rôle, mais le point central reste toujours ce chef-d’oeuvre. Cette galerie de personnages est très simple, mais je trouve que l’ensemble est assez superficiel et peu élaboré. J’aurai préféré une ambiance plus subtile, plus délicate comme dans son premier ouvrage.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La dernière fugitiveLa jeune fille à la perleLe récital des angesProdigieuses créatures

La petite fille qui aimait Tom Gordon

Fiche identité

  • Titre du livre : La petite fille qui aimait Tom Gordon
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 400
  • Édition : Albin Michel
  • Année de publication : 1999

Résumé

Lors d’une randonnée en famille sur la piste des Appalaches, Trisha décide de laisser un peu d’avance à sa mère et à son frère pour ne plus entendre leurs disputes quotidiennes. Mais en moins de dix minutes d’inattention, elle se rend compte qu’elle est perdue dans la forêt et que l’endroit devient de plus en plus isolé et inquiétant.

Avis    

Il faut savoir que je suis une fan de Stephen King et que j’ai lu la plupart de ces romans. Je me rends compte qu’à chaque fois, il arrive à nous insérer dans un décor différent et a distillé aux compte-gouttes la sensation de peur. Certains livres sont mieux que d’autres, mais ce sera à vous de juger ensuite. Nous quittons Paul Sheldon emprisonné par une infirmière totalement cinglée (cf. Misery), pour nous retrouver dans la peau de Trisha, une petite fille de 9 ans.
Au début elle m’a profondément agacée : pourquoi cette idiote a-t-elle quitté le sentier ? Elle aurait pu attendre sagement les secours près du chemin au lieu de s’aventurer toute seule dans les bois ! Mais après avoir bien réfléchi, je me suis dit qu’à sa place, mon premier réflexe aurait été de courir pour rejoindre la trace des autres.
Donc, nous voilà en train de déambuler dans la forêt avec Trisha. Petit à petit, la panique s’installe, le chemin devient plus difficile et on a l’impression étrange qu’une ombre nous poursuit. Pour tenir le coup, elle essaie de capter la fréquence radio qui retransmet en direct le match de base-ball des Red Sox où joue Tom Gordon, son idole. Ce sera sa seule bouée de sauvetage pour ne pas sombrer dans le délire et dans la peur totale. Et la nuit tombe… Et la faim et la soif sont de plus en plus présentes… Et toujours cette sensation d’être suivie…
Alors, pourquoi une appréciation moyenne ? Il y a quelques longueurs dans le livre, surtout pendant les matchs de base-ball où je n’ai absolument rien compris à propos des règles de jeu.
Conseil : à lire dans une forêt isolée où il n’y a pas de réseau pour les portables (et autres bidules) !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – BrumeÇa – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur SleepDolores Claiborne – DômeLa ligne verteLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsSalemShining